
Sommes-nous toujours attentifs quand on vient s’adresser à nous ?
Pourrions-nous traduire avec nos mots, l'essence du message qu’on vient de nous transmettre ?
Sommes nous toujours disponible pour écouter notre interlocuteur ?
Et nous-même, choisissons-nous en général le bon moment pour que l’autre soit dans une disposition à écouter ce qu’on a à dire ?
Souvent je me rends compte pendant les consultations que chacun se fait des idées sur ce que l’autre (partenaire de vie, ami, patron, collègue de travail) pense ou dit qui n’a rien à voir avec la réalité. On interprète la pensée de l’autre sans respecter sa pensée racine, sans avoir écouté, ni entendu ou ressenti le véritable message de son interlocuteur. On s’accroche parfois juste au mots qui ne sont peut-être même les bons ou au ton de la voix qui ne reflète pas son intention profonde.
En fait nous avons nos idées en tête et nous ne sommes pas suffisamment ouverts à l’opinion de l’autre.
Nous réagissons plus que nous écoutons.
Et nous portons facilement un jugement sur ce que l’autre dit.
Souvent lors d’une discussion, nous nous préparons à répondre au lieu d’écouter les propos de l’autre. Nous sommes impatients de donner notre point de vue sur la « question ». Nous sommes en attente de lui prouver qu’il n’a pas raison et prêt à lui donner tous les arguments pour le rallier à notre cause, à notre manière de voir les choses.
Dans la majorité des cas, on coupe carrément la parole pour imposer notre son de cloche, on enchaîne nos propres paroles sans répondre à la vraie « demande ».
On ne respecte pas le temps de l’intégration, de la digestion, de la compréhension du message ou du point de vue de l’autre.
Souhaitait-il seulement une réponse ? Pas sûr.
Peut-être, attendait-il juste une écoute.
Le silence est parfois la meilleur réponse à l’écoute.
Soyons prêt à écouter.
Et si nous-même cherchions le meilleur moment, le meilleur endroit et regardions la disponibilité de la personne concernée avant de communiquer ce que nous avons à dire ?
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