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2011-07-15T11:37:00+02:00

Et si David Servan-Schreiber le dit!

Publié par Marie-Lore

En allant prendre mon café du matin, au bar du coin, (un petit rituel que je m'offre tous les matins depuis quelques mois), je suis tombée sur le nouveau livre de Servan Schreiber "On peut se dire au revoir plusieurs fois ". David Servan-Schreiber a ouvert une porte dans cette décennie, sur notre capacité à nous guérir autrement. Je l'ai béni à l'époque. Enfin un médecin qui osait dire au monde que l'alimentation, la méditation, le repos, le sport jouaient beaucoup sur notre santé moral et physique. Enfin quelqu'un qui proposait d'autres solutions que de se bourrer de médicaments. Il a écrit dans la foulé un second livre "ANTICANCER" et le dernier sur lequel je suis tombée ce matin.

J'ai ouvert ce livre au hasard comme je le fais à chaque fois avec un nouveau livre. Encore une fois ce message du matin me pousse à revenir vous parler du repos, du sommeil, de la relaxation, du sport pour revenir à soi et être heureux (pour résumer:o). Je vais continuer inlassablement à vous en parler sur mes sites et à vous faire vivre des moments de repos et de détente à travers mon travail, je vous le promets.

 Voici ce que j'y ai lu: 

DSS.jpg

"J'ai souvent déclaré que je pratiquais tout ce que je recommande dans "Anticancer"  c'est vrai dans l'ensemble, sauf sur un point : en m'imposant un rythme de travail harrassant et au total excessif, je n'ai pas assez pris soin de moi, et ce depuis des années.
(...) Avec le recul, je pense que j'étais animé par une envie tres humaine d'oublier ma condition, de me sentir "normal", de mener ma vie "comme tout le monde". Je crois surtout que je me suis laissé aller à une sorte de péché d'orgueil, car j'en étais venu à me sentir quasi invulnérable.
(...) Alors qu'il fallait rester humble, j'ai commis l'erreur de croire que j'avais trouvé la martingale gagnante, celle qui me permettait de demeurer en bonne santé tout en me donnant à fond aux projets qui me passionnaient. J'ai eu la faiblesse de croire que j'étais protégé du seul fait que je respectais un certain nombre de précautions: je surveillais ma nourriture, je me déplaçais quotidiennement à vélo, je méditais un peu et faisais un peu de yoga chaque jour. J'ai cru que cela me donnait toute licence pour ignorer des besoins fondamentaux de mon organisme, comme le sommeil, des rythmes réguliers et du repos.
(...) Je crois qu'on peut tirer légitiment des leçons de ma mésaventure: il ne faut pas s'épuiser, il ne faut pas se surmener. Une des protections les plus importantes contre le cancer consiste à trouver un certain calme intérieur.
(...) Pour ma part, je n'ai pas réussi à trouver ce calme, et aujourd'hui je le regrette. Je n'ai pas su rester proche de la nature et des rythmes naturels. Je suis intimement persuadé que la fréquentation d'un bois, d'une montagne, d'un rivage apporte quelque chose de formidablement ressourçant, peut-être parce qu'elle nous permet de nous caler sur le rythme des saisons, ce qui doit contribuer à l'équiloibre et à la guérison de l'organisme. Je ne connais pas d'études scientifiques qui étayent cette intuition. Mais l'idée que l'harmonie avec la nature soit un moyen de nourrir la santé du corps est cohérente avec toute une série de vérité établies."

 

20 pages plus loin, il écrira qu'il ne regrette pas et que si c'était à refaire en sachant à l'avance que son fonctionnement l'ammenerait  "vers cette rechute, avec cette fois une tumeur plus agressive", il ferait la même chose.

 

Je me suis dit,  "Dis donc Marie-Lore, c'est quoi l'effet mirroir à la lecture de tout ça pour toi? Que continues-tu à faire en sachant la gravité de la situation? Quelles erreurs as-tu du mal à reconnaître?"

Et là je n'avais qu'à écouter mon ventre qui me torture et me dit de changer mon alimentation depuis des mois, que j'écoute épisodiquement. J'espère de tout coeur que je vais remmettre rapidement en place un vrai fonctionnement juste de mon alimentaion. Si je ne me remets pas en question sur ce sujet, je sais que je vais m'en vouloir logtemps et je n'ai surtout plus envie d'être en colère contre moi et je souhaite plutot profondément rester et être dans la douceur de plus en plus.

Je me suis souvenu des texte de Nathalie Chaillou, RH:

 "Aller bosser coûte que coûte...le retour" et

La tête dans le guidon : et l'équilibre alors?

 

Pourquoi est-on si dur avec soi?

Pourquoi a-ton autant de mal à se poser, se détendre, à trouver ce calme intérieur?

Pourquoi est-ce si difficile de se reconnaître qu'on a fait des erreurs???

David, merci.

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commentaires

Sylvie, ta maman 22/07/2011 22:53



Oui c'est vrai, on prend des décisions pour changer et on tient deux jours, après les habitudes reprennent le dessus. C'est plus facile quand on est plus jeune je crois.


Sylvie



florence Bouxom 16/07/2011 21:41



Quel message important. Une vraie sirène d'alarme a laquelle je vais penser lorsque je me retrouverai embarquée par un rythme trop soutenu. Merci
Marie-Lore.  



marlene 15/07/2011 22:54



je remarque que quand je dis Je sais, je sais et que je ne fais rien pour justement faire ce que je suis censee, alors ca veut dire que je ne sais pas encore...ca me rend tj humble face a mes
tites failles qui me permettent d apprecier ma condition d humaine et donc de douceur et d indulgence. quand je change mes habitutes et-ou mon comportement et que j ose le faire, alors oui je me
dis, je commence a savoir. ca ne suffit pas de savoir, un peu comme ce que dit servan-schreiber, la difference c est comment on fait pour mettre en application ce savoir...sinon ben ca ne mene
pas a grand-chose. 



Hadda 15/07/2011 21:43



aujourd'hui je me suis vue luttée alors que j'étais fatiguée, après une matinée bien dense, mon corps me disait rentre chez toir, digére ...j'ai quand même finir par faire une sieste en plein
mais bien trop courte au vue du retard en ce domaine


j'ai repris une activité et je me vois faire travailler tant qu'on m'en donne, mon objectif faire des sous, ma peur en manquer


j'avoue que j'ai beaucoup de mal quand je suis dans une activité ( surtout salariée) à garder un rythme qui inclut des temps de bien être, heureusement que dans tout ça je reste constante dans le
reiki mais un exemple tout simple j'ai fait passé mes relax hebdomadaire à la trappe et je tente tant bien que mal de les mettre dans mon emploi du temps et bientôt un mois que j'ai laché la
piscine...pour moi ce temps là n'est pas encore naturelle, il implique conscience et organisation ..mais j'y crois parce que mon équilibre est là dedans


mon corps a bénéficié de la piscine pendant quelques mois et je me sens mieux, plus tonique ( résultat je joue sur l'endurance)...


merci pour le rappel



Thalie 15/07/2011 19:16



Merci pour cet article que je vais m'empresser de relayer. Mon premier réflexe a été de dire : ben bravo, il a compris mais il n'a pas appliqué et en plus il maintient ce qu'il aurait fait pareil
même en ayant conscience des risques.


Et...


Et je fais exactement pareil, dans le domaine du boulot et de la nourriture. Depuis des années je me vois avoir un comportement préjudiciable pour ma santé, j'en suis de pllus en plus
consciente...et je continue.


Alors merci de m'avoir fait voir la paille dans mon oeil, et constater que je fais tout pareil. Pourtant, je suis de plus en plus adulte dans ma vie : ça n'empêche. Ca va aussi me faire franchir
un cap dans le jugement que je peux encore, trop souvent, mettre sur l'autre. Nathalie, quand quelque chose te chiffone, définitivement, regarde chez toi avant de critiquer ((-;


Pleins de bises, et merci à toutes les personne, lui, toi, d'autres, qui partagent ouvertement et sincèrement leurs compréhensions mais aussi leurs difficultés. Bon courage à ce monsieur dans
l'épreuve qu'il vit aujourd'hui.



Seve, Jardinière d'Eveil 15/07/2011 14:35



Voilà qui rejoint mes traversées. j'ai fait une vidéo il y a quelques jours là-dessus... et j'ai toute une série de photos faites depuis quelques temps. Dieu que la Nature m'est essentielle !
Elle fait partie intégrante de mes activités pro aussi, je crois que je ne peux plus vivre sans elle...


Je crois profondément que les pédagogies alternatives sont dans cette dynamique de favoriser le développement et l'entretien du lien avec ce qui nous fait du bien, avec la concentration qui
rejoint l'art de l'instant présent et de la méditation, et qui par extension nous relie à notre intuition et à notre créativité... Toutes les pédagogies auxquelles je me suis intéressée
s'inscrivent dans cette dynamique. Certaines épousent le rythme des saisons (j'en connais 2 précisément).


Mais si nous avons grandit dans une autre forme d'accompagnement, d'environnement, c'est p-ê un défi + grand devenu adulte de vivre comme le décrit Servan-Schreiber ? Mon métier, comme tant
d'autres, existe parce que les gens ont besoin de retrouver ces liens, j'imagine...il n'aura p-ê plus lieu d'être qd les gens sauront répondre au mieux à leurs besoins et vivre avec coeur,
ouverts à eux-mêmes et au monde...


P-ê que c'est difficile de se faire du bien, parce que c'est se donner de l'amour, de la douceur ? Si on a pas été habitué à vivre ainsi, c'est de l'inconnu, pas une habitude.


J'ai confiance dans ta capacité à te donner l'amour et l'attention nécessaires à travers l'alimentation, parce que tu as une volonté et une force immenses.


Quand je reçois des gens en consultations, je sais qu'il est question d'instaurer des nouveaux réflexes, faire le deuil des anciennes habitudes de vie (ou de cuisine), à leurs rythmes...Et je me
souviens du temps qu'il m'a fallu pour atteindre cet état où je me trouve globalement satisfaite de mon alimentation, même si sur 1 ou 2 points je peux encore améliorer certaines petites choses.


Alors toi, si tu venais te consulter avec cette difficulté, qu'est-ce que tu te conseillerais de faire pour toi-même, un jour à la fois ? Et si Bali était aussi un séjour pour ton alimentation ?
L'énergie d'un groupe est porteuse et puissante, paraît-il ;-)



maryvonne 15/07/2011 14:31



Merci de nous partager cet extrait, d'un livre que je viens d'acheter, mais n'ai pas encore eu le temps de l'ouvrir...Oui c'est un excellent rappel que nous devons choisir nos priorités et
surtout, écouter ce que nous demande notre corps. Je repousse moi même depuis si longtemps la nécessaire consultation d'ostéopathe, pour enfin m'occuper de mes douleurs aux cervicales, au dos, et
mes soucis de digestion. Pourquoi ? Par manque de temps ? Mais on trouve le temps de bloguer...Non peut être la peur de vraiment s'occuper de soi, la culpabilité de ne pas l'avoir fait plus tôt !


Promis, je prends rendez vous !



Scott 15/07/2011 13:40



difficile de reconnaître ses erreurs tant qu'on reste un adolescent bien que théoriquement adulte 


Ce qui est caractéristique de l'adolescent c'est le grossissement de l'ego qui se persuade de tout savoir mieux que ses "vieux" 


etre vraiment adulte suppose de garder le doute et surtout l'envie de toujours apprendre 


même à 99ans il y a quelque chose à apprendre 


 



Maria 15/07/2011 13:32



Bonjour,


Voilà un texte que j'avais à lire aujourd'hui. MERCI.



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