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2011-08-13T09:14:00+02:00

I comme INSATISFACTION

Publié par Marie-Lore

des-news....gifParfois enfants, on ne nous a pas accordé toute l’affection, l’amour ou la présence dont nous avions besoin pour être heureux. Pour se sentir aimé et recevoir un peu de considération, on s’est plié en quatre pour faire plaisir aux grands.

Si en face de nous, nous avions des parents insatisfaits, nous nous sommes programmés en toutes circonstances, pour satisfaire leurs exigences. On a dû croire qu’en leur faisant plaisir, on gagnerait peut-être en retour, un peu plus d’amour ? En grandissant, on devient des espèces de robots dont la fonction principale est de satisfaire les autres. Inconsciemment, on croit qu’en retour, on va recevoir de la considération.

On se plie en quatre, huit, douze, mille sans remplir l’autre de satisfaction. Il y a toujours un truc qui cloche, quelque chose que l’on n’a pas fait. L’autre repère toujours en premier nos imperfections. Nous devenons tellement exigeants avec nous-mêmes, que nous ne sommes jamais heureux de cette énergie que nous déployons pour remplir notre mission.

Nous-mêmes, nous ne savons pas nous faire plaisir et nous ne ressentons aucun désir. Nous sommes coupés de notre part féminine. On est inscrit dans un processus qui tend à vouloir absolument rendre les gens heureux autour de nous. On n’y parvient jamais parce qu’on attire à nous des insatisfaits pour réparer cette blessure d’enfant quand on en devient conscient. Et cela n’est vraiment pas facile à voir.

Ce fonctionnement de générosité excessive -derrière lequel se cache un besoin d’amour et de reconnaissance- est tellement ancré en nous, qu’on finit soi-même par ne plus arriver à se satisfaire du quotidien. C’est comme s’il nous manquait toujours quelque chose. On cherche sans arrêt à atteindre un niveau plus élevé, socialement, financièrement, sans jamais remplir ce besoin. C’est une course qui n’en finit plus, dont on ne voit jamais la ligne d’arrivée… Une exigence qui nous colle à la peau et qui adhère à toutes les facettes de notre vie. 

L’insatisfaction vient alors de notre inaptitude à réaliser pour nous-mêmes ce qui nous tient à cœur. On pense que les autres ou les évènements vont nous apporter satisfaction. On croit que d’autres peuvent répondre à nos besoins parce qu’on estime ou qu'on croit que c’est comme ça que les choses doivent se faire. On a tellement été habitué à faire ainsi pour les autres…

Quand rien d’exceptionnel n’arrive, on en veut à la terre entière et on n’est pas d’une compagnie agréable. Et rien n’arrive, même par hasard, puisqu’on n’a aucun désir ! Au lieu de remettre en question nos fonctionnements et nos attentes, nos bougonnements d’insatisfaits nous rongent et pèsent sur les autres.

Ceux qui souffrent d’insatisfaction sont aussi sujets à la culpabilité et au perfectionnisme. Cela fait partie du même processus. À force de recevoir de manière constante, l’insatisfaction sans arriver à la combler, on se sent coupable de ne pas arriver à les rendre heureux.

On culpabilise de ne pas bien faire et on se déçoit de ne pas être au top et de ne pas passer cette fameuse ligne d’arrivée.

On n’agit pas pour concrétiser des choses importantes à nos yeux. On préfère se mettre en quête de satisfaire l’autre, qui de toute évidence, sera toujours insatisfait puisque les choses ne sont pas faites avec son degré de perfection. 

Cela relève d’une absence de prise de responsabilité personnelle. On n’a pas eu de modèle de parents qui se sont épanouis par eux-mêmes. On ne sait pas prendre le temps de trouver ce qu’on aime.

Pour sortir de l’insatisfaction, une fois ce comportement repéré, il est important d’aller découvrir ses envies et désirs et si besoin est, de se faire accompagner pour les mettre en place dans sa vie, en acceptant de prendre le temps nécessaire à leur réalisation. 

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commentaires

Laféechocolat 17/08/2011 20:49



Merci Marie-Lore pour ce texte qui me " parle"...J'ajouterai seulement que si cet état d'insatisfaction permanente, cette "absence" de désirs, de positionnement, agacent
fortement l'entourage proche, elle me rend vraiment malheureuse, sabote mes relations.J'en suis consciente mais N'ARRIVE PAS à sortir de ce schéma!!!Bises à toi



Le Cointre 15/08/2011 01:01



Et on réalise que ces gens pour qui ont s’est plié en quatre et en mille pour les satisfaire, leur faire plaisir, en retour nous on renvoyé explicitement du mépris, de
l’agressivité quand on était trop gentille et quand on commence on dire non, à prendre des distances, c’est le chantage affectif qui se met en marche… Ils savent aussi qu’on y est sensible.. Et
tout cela, inconsciemment, et c’est toute leur excuse et c’est pourquoi on leur pardonne… Quand ces gens sont nos proches, nos parents vieillissant, qui n’ont aucun scrupules à essayer de
s’imposer et à tout faire pour nous culpabiliser… Pas par méchanceté , mais par inconscience , c’est encore plus difficile pour s’expliquer… On vit sur 2 planètes différentes. Ils ne me
comprennent pas, et le peu de fois ou j’ai essayé de m’exprimer, c’est « elle est bien compliquée, c’est une originale… , on n‘a pas de chance d‘avoir une fille comme ca, elle doit tenir de son
père..» Car pour eux, se remettre en question cela dépasse leur entendement, et que moi je me remette en question, c’est aussi un manque de simplicité. Alors mon désir, mon envie, c’est de me
libérer d’eux, de leur exigences, de leur jugement sans appel, de leur mépris pour moi, … mais il y a cette culpabilité de les laisser alors qu’ils ne comprennent rien, cette culpabilité  que
malgré qu’ils me font souffrir je les fais souffrir si je prend des distances… C’est compliqué, que faire face a des gens d’une telle inconscience. Le dialogue et la communication est impossible.
C’est pesant.


Mes désirs et mes envies propres ne manquent pas, c’est cette culpabilité de ne pas les satisfaire, puis de vouloir les laisser tomber qui me pèsent alors que continuer à les voir est source de
frustration et de de souffrance… Quelle famille!!! Un jour je me dis je m’éloigne, je prends mes distances, et un autre je me dis je vais faire comme si, je suis assez forte je vais les côtoyer
au minimum pour leur faire plaisir tout en essayant de me protéger de leur agressivité.


Marie Lore comment on fait avec les personnes (nos proches) insatisfaites et inconscientes, inconscientes du mal qu’elles ont fait et qu’elles font et refont et refont… dès qu’on lache la bride
et que l’on commence à se détendre…


Et oui,chez moi, c’est le charivari!!!



Thalie 13/08/2011 20:16



Merciiiiiiiiiiiiii! Je me retrouve dans tout le processus, de A à Z. Je comprends aussi pourquoi c'est compliqué, encore aujourd'hui, pour moi, de définir mes envies. Soit je n'en ai pas, soit
j'hésite à les vivre par peur du jugement mais aussi...de rendre l'autre insatisfait. Mais quand j'étouffe, alors je deviens tête de cochon et dur. C'est un vrai cercle vicieux.


Heureusement, j'ai coupé les ponts il y a 2 ans avec une personne que je m'évertuais à vouloir satisfaire, alors que les autres étaient toujours mieux que moi. Quoique je fasse. Ca a duré 36 ans
comme ça. Et j'ai couru effectivement après le statut social, l'argent, autant de chose qui ne me remplissait pas. Et qui ne satisfaisait jamais la personne en face. Cette coupure a été
salutaire, impérative pour que je puisse prendre de la distance et me rendre compte que son comportement et ses réflexions n'étaient pas normales. Depuis, j'apprends petit à petit à chercher,
exprimer et vivre mes envies. Sans (trop) de culpabilité. Et je me rends compte que ce comportement est plus agréable pour tout le monde.


Je vais le relire encore ce texte, et me l'imprimer dans mon cahier espécial. En attendant...



Hadda Djeribi-Benkobi 13/08/2011 16:20



je me souviens d'une personne a qui j'ai dit la première que j'ai rencontré je suis une insatisfaite ( en gros n'espère même pas la peine d'essayer de) et quelques annéees plus tard j'ai compris
que cette insatisfaction ne me définissait pas; que c'était le résultat d'envie que je ne vivais pas ...


tu vois je lis le mécanisme que tu décris et j'ai la sensation de pas m'y connaitre, parfois j'ai du mal à voir à quel point j'ai étais conditionné par l'extérieur


mais les symptomes sont là et j 'ai même intégré cette propre insatisfaction dans mon rapport aux autres voir le défaut au lieu de voir le cadeau que l'autre vous fait,  j'ai travaillé
dessus et j'y travaille encore ...parfois je comprends mon attitude avec un temps de retard mais ça va beaucoup et ça ne peut que s'améliorer puisque j'ai décidé depuis quelques temps de ne
suivre que mes envies "aussi farfelues que je puisse encore les juger"


merci encore une lettre forte



Florence 13/08/2011 14:35



Génial ton billet Marie-Lore. Je l'intégre et le transmets, il tombe à pic.



Vanessa 13/08/2011 11:46


Ce texte est génial, c'est exactement ça, bravo !! Y a tout dedans Et il est d'autant plus génial que tu donnes la solution Merci Marie-Lore

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