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2012-09-05T10:43:00+02:00

L'Abécédaire de la voyante: D comme DRAMATISATION

Publié par Marie-Lore

des-news....gifQuand on est bourré de peurs, d'incertitudes et qu'on manque de confiance en soi, on va avoir tendance à  distinguer immédiatement  le côté négatif des situations délicates qui se présentent. On dramatise vite ce qu'on vit comme un enfant perdu au milieu de la tempête qui a peur, panique, se sent désemparé et pleure en appelant ses parents, au lieu de courir se mettre à l’abri.
En grandissant, quand on n’a pas été guidé vers la responsabilité individuelle, inconsciemment pour ne pas passer pour un peureux ou un incapable, on dramatise pour donner au problème rencontré un caractère insoluble. On amplifie le sujet pour qu'il ait l'air tellement complexe qu'on ne peut plus le résoudre. On se sent impuissant et incapable de prendre ses responsabilités pour le régler soi-même. On est juste submergé. Rien ne se règle.  On avance plus et surtout on finit par se planquer dans un coin, en attendant que la tempête se calme pour ressortir. Plutôt que d’agir, on dramatise. On n’a pas le reflexe de prendre ses responsabilités face à un problème qui nous concerne, parce qu’on ne sait pas le faire. On ne nous l'a pas appris. Même si on sait prêter main forte aux autres, quand les problèmes nous touchent personnellement, c'est juste terrifiant à nos yeux.

On finit par utiliser le drame à tous bout de champs pour ne pas être obligé de prendre en main nos problèmes qui nous paraissent ingérables. On donne l'impression qu'on n’est surtout pas responsable de la situation. C'est la fuite permanente. On se déresponsabilise sans arrêt.
On entraîne avec nous les personnes faibles dans notre drame, enfants, personnes dépressives... qu’on prend à témoin... On finit par s'entourer de personnes qui dramatisent comme nous et ne prennent aucune responsabilité pour changer les situations dramatiques dans leur vie. Ces problèmes insurmontables donnent un sens à nos vies vides et nous font  exister à travers le drame.  Nous avons des sujets de conversations pour exister. Nous attirons les plaintes et la compassion pour un temps et nous nous sentons aimés. Cela nous maintient dans une inaction chronique, mais nous nous sentons bien et entouré un instant par des personnes vraiment compréhensives.

C’est un écran de fumée qui cache nos difficultés. Notre regard est ailleurs pour un temps. C'est un comportement d’enfant qu’on répète et  qu'on peut vivre jusqu'à la fin de sa vie. On finit par croire que la vie est trop injuste mais comme on nous plaint, c’est qu’on est aimé.

Les personnes proches  ne sont pas dupes longtemps et finissent par prendre du recul.
La dramatisation peut conduire à un isolement. En période difficile, on s’éloigne de ceux qui voient la vie en rose. On les trouve futiles,  frivoles et inconscients. Pour nous, ils sont à coté de la plaque, ils ne se rendent pas compte du niveau de la difficulté que nous traversons. Leur capacité à trouver tout facile nous renvoie à notre incapacité de gérer nos difficultés. C’est insupportable à nos yeux.

On se complait dans son drame et on finit par être le drame, ne plus s’en sortir et perdre tout discernement. «Je ne suis pas responsable, c’est la faute à la vie, aux autres, à mon boss, à mon voisin... »  On a besoin de coupable, on est une victime.

Tant que nous ne décidons pas d’être heureux, le drame nous maintient dans un faux confort que nous maitrisons. La vie est difficile, c’est la vie, la vie est vraiment trop injuste et c’est comme ça. Etre un Caliméro, c’est avoir une identité et exister après tout, à nos yeux et à ceux de beaucoup d’autres comme nous, parce qu’on est nombreux à n’avoir pas été élevé à écouter nos envies et leur donner vie.

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commentaires

Thalie 09/09/2012 12:04


La dramatisation...j'ai pris conscience que cela faisait partie intégrante de ma vie que très récemment. J'ai grandit au milieu de personnes dont c'était l'un des principales modes d'expression.
J'en ai fait le mien, bien entretenu par mes peurs. C'était tellement naturel que je ne me voyais pas faire.


Mais aujourd'hui, je me vois bien. Je vois bien comment un évènement même infime peut parfois me faire basculer dans le pessimisme, la tristesse, la mélancolie, le découragement, la fuite. Et je
touille.


Je le repère de plus en plus vite et dans ce cas, je me dis "qu'est-ce qui fait que tu pourrais être mal dans ta vie aujourd'hui? rien, objectivement rien. Parce que toutes les arguments que
j'essaie de sortir pour justifer cet état ne tiennent pas la route. Rien n'est grave, et il y a des solutions si tu veux les chercher, les mettre en oeuvre et demander de l'aide si besoin".Mais
chercher de l'aide auprès des bonnes personnes, avec une vraie envie d'écouter et d'entendre.


Petit à petit, j'arrive à changer cela et la lourdeur de ma vie, pour laisser la place à la confiance, l'enthousiasme, la joie de vivre. Et quand je replonge, cela devient vite tellement
insupportable que je suis obligée de me poser pour me regarder faire.



Seve 06/09/2012 12:32


On tous un peu de drame en soi, mais quand on est au clair avec ça, comme tu dis, on peut choisir d'y rester ou non. Personnellement, j'ai été entourée de gens très drame et plaintes dans mon
enfance, ce qui fait qu'à un moment donné j'ai arrêté de lutter contre et qu'enfant j'ai cru que c'était comme ça que l'être humain fonctionnait. j'ai pris du recul en grandissant. Ce que je peux
dire, c'est que les personnes en dépression dans mon entourage, elles aussi emmenaient dans le drame et la victimisation.


 


Là-dessus, elles étaient puissantes sans s'en rendre compte. En dépression, c'est vraiment plus difficile d'y voir clair, de ne pas verser dans le drame et la victimisation, parce que justement
notre cerveau ne tourne plus de manière optimale au niveau des fabrications hormonales.


 


Pour l'avoir vécu personnellement dans ma vie (= j'ai été en dépression après les agressions + la dépression des gens de mon entourage) et dans mon métier auprès des autres, j'ai bien vu que la
relaxation et le reiki, couplés à un travail sur soi pouvait aider à changer la donne.


 


La dépression chronique n'est pas le chemin le plus facile, parce qu'il fait ressurgir plus aisément l'état de victime et de dépression. Se faire aider, y'a que ça de vrai. pour y voir clair,
rien de tel qu'une tierce personne extérieure qui va nous aider à détecter quand on est dans ce genre d'état et que peut-on faire pour en sortir. je dirais quand même que l'idée n'est pas pas de
se culpabiliser d'être là-dedans, parce que ça n'aide en rien, c'est même pire. Il y a d'abord une phase de reconnaissance et d'acceptation de ce qui se passe en soi. Quand c'est bien identifié
et accueillit avec douceur, alors on peut vraiment ouvrir vers "est-ce que cet état me rend service ?" et "qu'est-ce que je peux faire maintenant, à ma mesure pour en sortir ?" Un petit pas à la
fois... parce que c'est sûr que c'est plus facile à dire qu'à faire ! Mais c'est TRES POSSIBLE et TRES LIBERATEUR, donc HYPER REJOUISSANT ! :-))

Marie-Lore 07/09/2012 01:18

Oui oui tous un peu de drame en soi... Je me reconnais la dedans a chaque fois que je m'entends des jours et des jours sur un événement de ma vie qui me bouleverse... Le cancan d'ailleurs est une sorte de drame aussi, il nous fait exister. Bref, adieu les drames et vives les responsabilités!!

Françoise 05/09/2012 22:41


J'ai fonctionné sur le mode victime pendant un temps, combien de temps cela a duré je ne sais pas vraiment mais à force de travail sur moi et mon histoire j'ai peu à peu compris que j'avais ma
responsabilité dans l'affaire, et ça, ça recadre, et on finit par comprendre aussi qu'on a toujours le choix... dans une situation. Le choix de se laisser influencer, ou non, le choix de dire oui
ou non, le choix de ne pas choisir et de laisser la vie nous entrainer, le choix de se plaindre ou de retrousser ses manches, le choix de réaliser qu'on a peut-être pas beaucoup de marche à faire
sur le chemin pour retrouver la joie de vivre, petits pas par petits pas...en réaprivoisant notre vie et en acceptant notre histoire qui est quoi qu'on en dise notre richesse...

Marie-Lore 07/09/2012 01:16

Oh oui on a toujours le choix et un non choix est aussi un choix! Merci pour ce com:0)

Hadda Djeribi-Benkobi 05/09/2012 17:25


la dramatisation le meilleur moyen pour ne rien faire et trouver des raisons que notre mental juge valable


c'est anticipé que le noir, le plus drôle c'est qu'une fois qu'on enclenche l'action on se rend compte que nos peurs non rien à voir avec la réalité


en ce moment j'ai dans mon entourage familial qui tourne en boucle sur la dramatisation, elles ont enclenchées des changements et flippent ou subissent des changements ...j'avoue que je m'assure
de bien être centrée quand je partage des moments avec elle


je constate qu'il est très difficile d'instiller du positif ou de l'enthousiasme à ces personnes, je me rends compte que je ne peux en aucun cas partager ma joie, ça ne sort même pas

Marie-Lore 07/09/2012 01:21

Oui c'est vrai, impossible de partager de l'enthousiasme et du positif à ce moment, on finit même par se sentir coupable d'être heureux!! Je me suis déjà vu parler négativement de ma vie avec quelqu'un dans le drame juste pour ne pas lui jeter mon bonheur à la figure en voyant que mon état positif était violent pour l'autre. Le truc c'est qu'ensuite j'étais minée... Alors j'ai arrêté de fonctionner ainsi :0))

Françoise 05/09/2012 13:47


Cela me rappelle mon état de l'année dernière...


Dramatisation en mode obsessionnel. C'était terrible.


Et je me voyais faire, et je savais que c'était pas comme cela que j'allais m'en sortir. Et que mon objectif prioritaire conscient qui était le bien-être, je me le sabotais toute seule et
pourtant malgré moi. Mais tout cela me revenait en tête complulsivement et je n'arrivais pas à lacher.


Dans ces moments-là, je ne recherche pas la compagnie, et donc n'en faisait profiter personne. J'ai cherché moultes thérapeuthes, qui parfois s'arrachaient les cheveux mais qui m'ont au bout
du compte aidé.


Je crois aujourd'hui que tant que je ne voulais pas regarder une situation malsaine en face, essayer de faire avec et de minimiser, et bien mon inconscient me rappelait à l'ordre par ce mal-être
et ces pensées compulsives.


Je n'ai pas encore résolue entierement la situation en question, elle touche un domaine proche et ancré depuis l'enfance. Mais je respire mieux, je ne suis plus dans la dramatisation mais
qu'est-ce que cela a été long et douloureux... et auto-culpabilisant aussi.

Marie-Lore 07/09/2012 01:23

Oui c'est long à dépasser même quand on s'en rend compte!! Merci Françoise! :0)

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