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2012-10-26T13:30:00+02:00

L'abécédaire de la voyante: R comme Raison

Publié par Marie-Lore

des-news....gifSouvent je vous entends me dire: "J'ai préféré choisir la voix de la raison" ou "La voix de la raison me pousse à choisir cette direction!"

Pourquoi suit-on cette fameuse voix? Est elle la même que notre petite voix intérieure?
Y a t il "La Voix " et « la petite voix"?

Je constate la confusion et le chaos entre les deux chez chacun d’entre nous.

La première, venant de la raison (donc du cerveau qui raisonne) possède plus de force dans son timbre, parce qu'elle repose sur des réflexions très poussées. Le cerveau cogite et s'agite des heures, voir des semaines sur une même question en extrapolant diverses scénarios. Quand l'un d’entre eux  nous semble raisonnable, nous abdiquons.
La seconde, cette autre petite voix, celle que l’on reçoit dans le corps, tombe (sous le sens) dune manière inopinée. C'est une perception qui arrive pendant un moment de recul, de calme mental, de pause, de repos... de créativité... Quand on ne s’y attend pas. Elle ne repose sur  aucune réflexion. Cette petite voix, on ne l'entend pas avec des mots verbalisés, des phrases bien construites et intelligentes mais au travers d'un ressenti, d’une émotion, d’une perception qui survient à l’improviste et résonne dans tout notre corps comme une évidence, comme l’écho de la sagesse.

Pourquoi le commun des mortels préfère-t-il faire confiance à la raison plutôt qu’à ses émotions ? A une réflexion plutôt qu’à une évidence ? A son cerveau plutôt qu’à son corps?
Parce que notre corps est le berceau des émotions.  Ce sont les émotions que nous percevons qui nous font nous sentir vivant mais aussi être bien ou mal dans notre peau. Positives ou négatives, elles nous bouleversent, nous perturbent et nous déstabilisent, si nous ne sommes pas posés et ne savons pas les gérer au quotidien quand elles se présentent. Le mental agit en garde du corps. Il cherche à nous donner un semblant d’équilibre rapidement. Il vient nous aider à contrôler ces bouleversements, à les maîtriser, à nous faire nous sentir stable. Et cela depuis notre plus tendre enfance. Il a été notre réflexe de survie au milieu des grands.

La raison nous aide à atténuer l’émotion qui monte parce qu’on ne nous a pas appris petit, à gérer nos émotions. On nous a demandé d’en faire abstraction.

"Arrête de pleurer, tu es un grand maintenant", "Ne ris pas aussi fort, qu’est ce que les autres vont penser" "Tiens-toi tranquille" "Ne fais pas de vague" "Tais toi et pardonne" "Oublis ce que tu as vu" " Ne le répète à personne" "Si tu pleures, je t'en colle une" "Fais moins de bruit, tu vas déranger les autres», « Arrête de gigoter, on dirait une mauviette.", "Arrête de te plaindre, tu n’es pas le(la) seule à souffrir"...

Du coup, en grandissant, nous avons envie de nous montrer forts. Nous sommes programmés pour être équilibrés quoi qu’il arrive. Nous ne voulons pas (et ne pouvons pas) paraitre fragiles. Les êtres sensibles sont faibles. Nous refusons de rester longtemps sur le coup de l’émotion. De toute manière, notre cerveau une fois les scénarios en place, lance son programme quoi qu’il arrive…

Dès lors, si une émotion vient nous frapper à l’improviste, nous utilisons notre raison immédiatement et non notre intuition. Nous nous agitons au lieu de nous poser. 

L’intuition se vit dans un état de calme, de paix intérieure, de repos. Elle demande à notre corps, un état de confiance pour venir se lover. Cette petite voix intérieure résonne comme la voix de la sagesse quand on est posé. C’est juste indiscutable. Seulement, elle nous demande souvent de nous dépasser, de prendre nos responsabilités pour évoluer. Et là, le bas blesse, nous allons devoir sortir de notre zone de confort et aller vers l’inconnu. Allons-nous être aussi forts dans cette nouvelle étape ?

Notre raison fait appelle à notre mental, à notre cerveau. La raison se met en route n’importe quand, n’importe où, en une fraction de seconde. Elle rassure, elle rationalise. Elle nous fait nous sentir normal, acceptable par la société. Elle lisse nos émotions et nous maintient dans notre zone de sécurité que nous connaissons par cœur et que nous maitrisons depuis l’enfance. Elle noit le poisson surtout dans une mer agitée et trouble.

Un secret ?

La raison fait suite à une intuition et non l’inverse…  Alors si vous avez envie de vous relier à votre intuition et entendre votre petite voix intérieure plutôt que la voix de la raison, prenez le temps de vous posez et faites du bien à votre corps. Il est le porte-parole de votre petite voix !

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commentaires

Thalie 27/10/2012 20:45


Encore une fois, un texte qui tombe pile poil de chez pile poil. A croire que tu étais avec moi hier ((-;


Mon intuition, souvent encore je ne l'entends pas ou alors, je la confonds avec une pensée formatée par mon mental. Et quand je l'entends...et bien je ne l'écoute presque jamais. Il y a
l'éducation qui nous demande effectivement, par de multiples biais, de faire taire notre intuition en faisant taire nos émotions. Et puis il y a aussi le fait que petit, on a pas de filtre. Alors
on dit ce qu'on ressent comme ça, tout brut de décoffrage. Et là un adulte nous dit "n'importe quoi!". A force de s'entendre répéter ça très souvent, j'ai fini par ne plus avoir confiance dans
mon ressenti et dans mon intuition. Et là le mental devient encore plus fort, parce qu'il a toute la place. Je luttais mentalement contre mes ressentis et intuitions en me disant "ok, comme ils
disent que je dis n'importe quoi, c'est moi le problème". 


Bref, tout ça pour dire qu'au final, je suis devenue championne des noeuds au cerveau. Petit à petit, j'apprends à me reconnecter à mon corps et à reprendre confiance dans mes ressentis et mes
intuitions. Quand j'y arrive, je me rends compte combien la vie est alors plus facile et fluide : j'ai LA réponse ou LA route à suivre et rien de vient me parasiter, me faire douter, me faire
cogiter des heures voir des jours. D'ailleurs, je réalise que je n'utilise plus cette expression "j'ai suivi la voie de la raison". Elle m'a emprisonnée pendant trop d'années ((-;


 

Marie-Lore 27/10/2012 21:53

Je suis la femme qui tombe à pic ;0) gros bisous!

Marylaure 26/10/2012 17:33


Il y a beaucoup de choses dans ton billet... les émotions, le mental, la raison et... l'intuition. On a été dans une société où on a tu nos émotions qui n'avaient pas leurs places. Elles se sont
cristallisées, on a érigé des murs pour se protéger et quand les murs tombent...on trouve une personne fragile et démunie. Comme tu dis "se montrer fort" mais dessous il reste une personne
fragile. Aujourd'hui, je pense qu'on peut mieux laisser vivre ses émotions, elles sont mieux acceptées. Ainsi on est plus authentique et on ne laisse plus le mental régir notre vie. Laissons le
mental de côté, et que notre cerveau droit puisse reprendre les rênes et que l'on vive notre intuitiion qui est la voix du coeur, où la raison n'a pas sa place. Je crois que je
paraphrase quelqu'un de connu, hihihi.


Et merci pour ce texte profond riche d'émotions et de sensibilité.


Marylaure


PS. j'ai bien aimé l'étiquette de "madame la jardinière du bonheur", ça me plait. Entre nous, toi aussi Marie-Lore c'est rigolo comme c'est écrit!!!

Emilie 26/10/2012 16:58


oh c'est du lourd.... Faut que j'imprime ce texte.... Merci Marie-Lore

Anne 26/10/2012 15:08


Encore un texte éclairant!!!! Et il se trouve qu'il met en mots un exemple tout récemment vécu. Il y a quelques temps, un ami m'a proposé de venir partager un bureau en open space, avec divers
créatifs, où une place se libérait. Ce qu'il ne savait pas, c'est que j'en avais envie depuis longtemps, mais sans faire l'effort de chercher quoi que ce soit. Quand il m'a dit cela, j'ai sauté
de joie, comme devant un cadeau de Noël.


Le hic, c'est qu'il y a un coût mensuel de location. Alors j'ai réservé ma réponse. J'ai cogité, réfléchi, etc. etc. Je n'arrivais plus à me connecter à ma joie de départ. Et toute ma raison me
disait: "tu peux continuer à bosser de chez toi, comme ça tu économises, et le jour où tu gagneras plus d'argent, tu retrouveras bien une possibilité similaire." Cette voix sonnait si clairement
que je ne voyais pas pourquoi elle aurait eu tort. 


Et puis, il a fallu que je donne ma réponse définitive (je m'étais posé une dead-line). 1/4 d'h avant de prendre mon téléphone, j'aurais dit non. Et, au moment j'ai eu cet ami à l'autre bout du
fil, j'ai dit un grand "OUI". J'ai ressenti alors un grand soulagement, une joie, une ouverture — et en même temps un état très calme, sans excitation. Si bien que je sais que c'était la réponse
la plus lumineuse pour moi.


La suite me montrera les conséquences de ce choix. Cependant, même si je gamberge un peu encore, je sais, par expérience, que le sentiment d'ouverture que j'ai éprouvé est plus que prometteur!

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