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2010-09-08T08:22:00+02:00

La maladie, l’épreuve humaine choisit par notre âme?

Publié par Marie-Lore

 Depuis un an je traverse des maladies d’une violence assez inhumaine au niveau de la douleur physique. J’en ai eu des visions de tortures de vies anciennes. J’ai compris ce que cela voulait dire « avoir mal à se taper la tête contre les murs ». J’ai même essayé pour voir si j’allais avoir moins mal…

La dernière en date a été une UVEÏTE. En 24h, Je me suis retrouvée obligée à rester dans le noir les yeux fermés plusieurs jours. 15 jours avant mes premiers congés annuels de libéral où j’avais décidé en lâchant prise sur mon travail, de partir 3 semaines.

Ma première réaction a été de me dire que ça ne m’empêcherait pas de travailler pendant mes 2 semaines surchargées de rendez-vous avant ce grand départ en vacances.

Le premier soir,  je ne pouvais rester sans lunettes de soleil. La lumière de la Tv me faisait pleurer. Le lendemain matin au réveil, j’avais passé heureusement la soirée chez mon amoureux en dehors de Paris, j’avais les deux yeux tous rouges. Me voyant ainsi les yeux englués de larmes coulant sans interruption le long de mes joues, il m’annonça qu’il m’emmener voir un médecin. Pour lui, je ne pouvais aller travailler ainsi.

J’avais vu le mien la veille au matin par hasard pour tout autre chose. Mon merveilleux médecin homéopathe était plutôt content de me voir avec les yeux rouges et la digestion difficile. Il me disait que c’était bien, c’était le résultat de notre travail de ces derniers mois. J’évacuais mes colères d’enfance. Je ne m’étais donc pas inquiétée, c’était normal ! Je décidais de lui téléphoner, pensant encore à ce moment là, aller travailler.

Comment pouvais-je annuler mes rendez-vous de la journée ? Heureusement certains d’entre eux se passaient avec des clientes qui me connaissaient bien. Cela me rassurait. Je savais que je pouvais en annuler la moitié au cas où… Je recevais une nouvelle cliente en soin reiki  qui cherchait à me voir depuis presque 2 mois… J’avais honte rien que d’imaginer devoir l’annuler au dernier  moment. Au téléphone mon médecin m’ordonna d’aller aux urgences dans la seconde. Mon ami était rassuré de ce conseil. Pour moi, cela signifiait ne pas pouvoir assurer mon travail de la journée. Je téléphonais à mes clientes dont la gentillesse me fit excessivement plaisir. Elles comprenaient et ne m’en voulaient pas. C’était en 20 ans de travail, la 5ème ou 6ème journée que j’annulais dans toute ma carrière professionnelle.

Dans les minutes qui ont suivis, je ne voyais plus rien. Je ne pouvais plus garder les yeux ouverts, la lumière était une agression violente et permanente. Mes yeux coulaient de plus belle. Je marchais telle une aveugle accrochant le bras de mon chérie pour me diriger,  me protégeant les yeux qui me brulaient horriblement.

Je venais de lâcher prise sur mon espèce de coté « Terminator » qui se relève toujours et continue quoi qu’il arrive et je n’avais plus d’autre choix que d’accepter son aide. Et je me suis rappelé durant cette dernière année où pour les mêmes raisons, j’avais continué à tenir la barre comme le capitaine du navire en pleine tempête qui ne peut quitter son poste. Mon Dieu, personne n’est irremplaçable. Je vivais ce que beaucoup de mes clientes vivent, ne pas savoir s’arrêter même en cas d’urgence et continuer coute que coute.

Après avoir été maltraitée aux urgences (je crois qu’il me fallait cela pour me rendre compte de la douleur extrême que me faisaient endurer mes yeux) je comprenais enfin par la force des choses qu’il était hors de question que j’envisage d’aller travailler dans la journée.

Je suis revenue chez mon ami, je n’avais pas d’autre issu que de me mettre dans le noir complet tant la lumière me brulait. Le fait de bouger même les yeux dans les orbites me donner l’impression qu’on me les arrachait. J’avais mal et j’étais en colère en plus de ne pas pouvoir travailler, ni en rdv, ni sur mon ordinateur, pas possible de faire de la comptabilité ni même de répondre aux sms de retard. Même les yeux fermés, une faible lumière extérieure comme l’écran de téléphone me blessait durement.

Ce 2ème cap a été, comment dire, catastrophique. Plus je m’énervais toute seule, plus la journée passait et malgré les gouttes, les anti-douleurs, les anti-bios, cela s’empirait ! Et moi qui avais déjà trop de retard sur mon planning, 15 jours avant mes premières vacances d’été !

Un moment je me suis entendu me dire, « lâche sur ton programme, si tu es malade, il y a une raison. Ton corps a besoin de cela pour te parler. Tu travailles sur le corps depuis 2 ans avec les autres, tu le sais ». La maladie est une autre petite voie intérieure quand toutes les autres voix n’ont pas été entendues. Et j’ai finalement accepté d’être malade.

Je suis restée dans le noir à dormir et me reposer la tête. J’ai arrêté de penser. J’ai finalement stoppé mes recherches de comment faire pour faire malgré cet état. Je n’acceptais pas de me laisser traverser simplement et naturellement  par la maladie. Je me croyais plus forte que ça ! Plus forte que quoi ? La maladie était dans mon corps, elle était à moi ! Je la possédais en moi, pourquoi étais-je entrain de lutter contre elle ? Je luttais contre moi-même et je ne m en rendais meme pas compte.…

stairwaytoheaven.jpgJ’ai reçu un message d’une cliente qui apprend la médecine chinoise. Le méridien du foi (la colère) passe par les yeux.

Révélation souveraine. C’était donc normal. Mon médecin avait raison, j’évacuais les colères. J’en étais arrivée à ne plus vouloir les voir tant il y en avait d’enfuis insidieusement en moi. Et pourtant, je suis une personne spontanée qui dit tout… Ben voyons, oui je croyais fermement que je disais tout…

En 8 jours, j’étais passé par quatre stades différents :

Le dénie de la maladie

La colère et la lutte contre la maladie

La peur de mourir ou la peur de son aggravement

L’acceptation de la maladie

La maladie était devenue une amie qui venait me rendre visite pour me parler.

En voyant la violence de ce que j’avais vécu, j’ai compris que la colère était un poison. Si je n’avais pas rencontré mon cher médecin homéopathe, le cancer du foi de ma grand-mère aurait pu être une maladie qui pouvait me surprendre dans ma vie.

Je me suis entendu penser que « la maladie était une épreuve humaine que notre âme avait choisit » pour nous aider à résoudre  de gros paquets, des vieux karma comme on dit ici chez les indonésiens.

Voir à quel point, être en colère contre quelqu’un ou quelque chose pouvait mettre autant de souffrances physiques en moi et se terrer au fond de mes entrailles aussi longtemps, m’a bouleversé. Si on n’est pas suivis par quelqu’un pour mieux comprendre tout ce que nous ravalons, c’est normal que le corps l’expulse un jour sous forme de maladie pour tirer la sonnette d’alarme et nous mettre le nez sur ce que nous avons à résoudre. Et heureusement !

J’ai eu la chance à travers mon métier de voyante de voir à quel point la maladie était totalement liée à notre vie.

 J’ai eu une seconde chance de tomber sur un guérisseur du 21ème siècle, mon généraliste homéopathe qui ne se contente pas de me donner des médicaments pour me soigner, il me guérit en touchant le cœur du problème à chaque fois, en communiquant avec moi sur mes blessures anciennes que je croyais cicatrisées parce que je n’y pensais plus…

J’ai une 3ème chance, d’avoir toujours été relié à mon corps dans le plaisir  de le mouvoir et de le sentir vivant à travers le stretching, le sport, le reiki puis la relaxation et des maladies ces dernières années.

J’ai cette chance d’avoir différents points de vue et différentes expériences pour me rendre compte que la maladie n’est pas là par hasard et correspond chez nous à un cheminement bien précis. Encore faut-il réussir à dépasser le dénie, la colère et avoir foi en se laissant traverser par cette expérience pour en sortir grandi. La maladie est un porte qui s’ouvre sur nos résolutions, nos dépassements à prendre en main ici et maintenant.

Ne restons pas simplement dans la croyance que c est la faute a pas de chance. Elle nous apprend toujours quelque chose sur nous.

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commentaires

Sofie 12/09/2010 10:04



Merci Marie-lore pour ce si touchant temoignage ...


J'espere que tu vas super beaucoup mieux
Plein de coeur comme Vanessa :-))

Gros bisous



Vanessa 10/09/2010 17:47



J'adore ta plume


Ce témoignage est d'une grande richesse, merci de la partager


J'espère que tu te remets bien de tout ça


Je t'embrasse très fort ♥♥


À bientôt



Françoise 09/09/2010 22:20



Bonsoir Marie-Lore,


Je suis très contente de vous lire et de voir que tout cela est passé,


que de douleur vous avez traversé... et que de comprehensions aussi au prix de cela.


Merci de ce témoignage. Il contribue à nous construire toutes et tous, soyez en assurée (cela n'engage que moi de dire cela...).Tout comme vos autres billets plus légers sont également
nourissants.


Cela me rappelle une citation : Souffrir passe. Avoir souffert ne passe pas. (Louise-Marie de France)


Chaque jour a son lot de petites douleurs qui nous arrivent, et toutes sont messagères du corps, oui...  et le dictionnaire des malaises et des maladies de Jacques Martel est assez parlant
pour comprendre ou pour commencer à comprendre, tout comme les livres de Michel Odoul... ils sont mes aides quand je ne trouve pas les clés. Et bonne têtue que je suis, j'apprends à lâcher-prise
et à m'écouter, mais c'est un long chemin.


...bonne soirée


Françoise



Prune 09/09/2010 17:29



Ce texte m'a fait un effet bizarre, depuis que je l'ai lu, j'ai mal aux yeux ! Et la nuit dernière, j'ai rêvé que j'avais moi aussi les yeux tout rouges, et douloureux ! ;-)


L'année dernière, moi aussi, j'ai dû marquer un temps d'arrêt. A peine je venais d'arriver dans ma famille, s'est déclenché un érésypèle à une jambe, une infection assez grave avec fièvre
violente, et qui a résisté aux antibiotiques tant que j'étais dans ma famille. Je pense que ça symbolisait une situation que je ne supportais plus, mais à l'époque, je ne m'en rendais pas
compte... Il m'a fallu plusieurs mois et un voyage dans un pays lointain pour ouvrir les yeux. Mais je me suis toujours dit que cette infection n'était pas arrivée par hasard, que c'était un
message.



Hadda 09/09/2010 13:58



mes états émotionnels ont toujours donnés lieu à des cicatrices que je me suis fait inconsciemment


j'ai même perdu des choses ( tels que mes dents) pour me faire comprendre que là je poussais trop


maintenant de manière moins violente j'ai des coups de pompe ou des douleurs qui apparaissent quand je m'aventure sur un terrain savonneux ou que je ne tiens pas compte de quelque chose qui
cloche


je force toujours mais de moins en moins et je prends de plus en plus soin de moi en allant voir régulièrement de bons praticienss


mais c'est vrai qu'il serait intéressant de voir un peu plus de médecin ouveryt à une signification de la maladie, aux raisons du déclenchement quand on sait que nombre des maladies les plus
dévastatrices sont le fruit d'un corps qui se met à dérailler, à se retourner contre lui.


je me souviens qu'on m'est diagnostiqué un problème de tension oculaire ( qui peut dégénérer en glaucome et autre) à un moment de ma vie ou je répétais sans cesse je ne veux plus voir, je ne veux
voir, je ne veux plus être averti de ce qui arrive ( j'ai voulu aller contre la nature et celle ci m'a répondu)



Thalie 09/09/2010 13:34



Merci beaucoup et bravo, de partager avec nous cette expérience douloureuse qui nous renvoit à cette partie Terminator comme tu dis, que nous avons tous. Certains plus que d'autres... (-;


Qui nous fait avancer encore et toujours sans nous écouter, au delà de nos forces et de nos limites.En se disant "je gère", "tel évènement m'a affecté mais c'est pas grave, je passe à autre
chose. la vie continue"...et on empile, on empile, on empile. Colère, culpabilité, frustration, fatigue, bobos...


Personnellement, je remercie mes acouphènes survenus brutalement, en 2001. Un médecin m'a dit à l'époque : cela aurait pu être plus grave. j'ai très bien saisi ce qu'il voulait dire, et j'ai su
qu'il avait raison. Passé les 2 premières semaines où je me suis dit que je ne pourrai jamais "vivre avec", j'ai commencé un travail avec une psy comportementale spécialisée. Premier "travail sur
moi" contrainte et forcée, mais au combien salvateur!


Au bout de quelques mois, j'ai définitivement considéré mes acouphènes comme des amis. Aujourd'hui encore, ils sont mon signal d'alarme quand je tire trop sur la corde. L'ultime signal d'alarme
devrais-je dire, celui qui se déclenche quand vraiment, j'arrive à mes limites. Grâce aux relax, au reiki, à l'accompagnement, ils sont de moins en moins présents. Mais je les remercie car je
sais qu'ils m'ont préservé de quelque chose de plus grave


Et aujourd'hui, que je suis entourée d'accompagnants qui m'aident à règler tout un tas de chose dans ma vie, j'avance beaucoup plus sereinement. Moi qui ait toujours eu un peur panique de la
maladie, je sais aujourd'hui que je suis bien entourée pour la comprendre et y faire face. Et ça me rassure.


Pleins de bises. Merci



Sol'ange 09/09/2010 13:33



Il y a bientôt 20 ans que j'ai compris pourquoi mon cancer au sein et, pourquoi je suis encore là, aujourd'hui....La psycho généalogie explique bien des maladies , des "mal à dire". Depuis je
remercie Lucie, mon amie, ma lumière, de m'avoir éveillée...



catherine 08/09/2010 19:59



Coucou Marie-Lore,


J'espère que tu vas mieux et que ta colère a pu s'exprimer autrement que par ton corps !!! En psy somatique on en rencontre souvent des personnes dont le corps s'exprime par des douleurs voir des
blessures, et très souvent chez les enfants également. Je comprends d'autant mieux qu'il y a quelques années ma vie a changé grace et je dis bien grace à une maladie qui m'a cloué au lit pendant
6 mois et dont les explications (une hépatite aigue et mal définie) de la cause était très nébuleuse.... mais il y a un avant et un après, je crois que je peux dire que si aujourd'hui je me suis
autorisée à prendre ma vie en main c'est grace à cette maladie, je ne serais surement jamais devenue psy, alors merci à elle, elle m'oblige toujours à m'écouter car je ne peux pas faire d'abus,
sinon mon corps m'alarme, du coup des fois quand j'oublie il me rappelle à l'ordre !!!


A bientôt je t'embrasse


Catherine



Soulafati 08/09/2010 11:17



Merci Marie-Lore pour ton témoignage. Comme on se maltraite avec ces émotions. Comme notre corps est intelligent, nous renvoyant des signaux pour nous dire: "là il y a un problème". Ce qui nous
manque bien souvent c'est l'interprétation de ces signaux. Nous n'avons pas appris à décoder les messages du corps. J'espère que dans le futur de plus en plus de thérapeutes auront cette approche
holistique de la maladie. Bravo pour avoir réussi à passer toutes ces étapes :)



caroline 08/09/2010 10:41



bonjour Marie-Lore,


tout d'abord, je suis bien contente de savoir que tu vas mieux.


Et je voulais te dire à quel point je comprends tout ce que tu viens d'écrire! Dans ma vie, la maladie est mon signal d'alerte rouge. Et correspond toujours à un cap à passer. Par exemple, des
crises de migraine m'obligeant il y a quelques mois à changer de boulot; et depuis quelques jours, le lumbago du siècle qui me met une fois de plus en face de moi-même; car, comme toi, je ne peux
rien faire! A peine me laver toute seule. Et, cette fois encore, cela me permet une introspection totale afin de faire un bilan....Et de prendre cetaines décisions; et ce qui est très drôle,
c'est que ma douleur évolue en fonction des peurs que j'arrive à dépasser ou non : les heures où je suis dans l'acceptation totale de la vie qui s'offre à moi et que je vois arriver à pas de
géant, je n'ai plus mal; et les heures où je suis dans la peur, voir l'angoisse de cette nouvelle vie, car je vais "perdre" ce que j'ai aujourd'hui, je suis de nouveau dans des douleurs
affreuses.....


Je remercie tous les jours de vivre cette expérience car je crois que cela va me permettre de prendre une décision que j'aurais certainement mis des années à prendre autrement...


Bise


Caro



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