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2010-07-11T16:28:00+02:00

Ma responsabilité de voyante

Publié par Marie-Lore

voyance_.jpgLa semaine dernière, j’ai reçu en consultation de voyance une personne qui vient me voir régulièrement depuis 5 ans. Elle fait partie de ces clients que je  revois une fois par an.

J’ai choisi de ralentir mes consultations de voyance depuis un an au profit de mes suivis de coaching. J’y reviens aujourd’hui autrement.

Je vois ces deux dernières années la demande grandissante des gens d’être heureux dans leur vie et cela me réjouit.

Depuis le début de mes consultations, il y a presque 15 ans, j’ai constaté que je ne peux amener la nouvelle d’un futur joyeux tant que la personne ne s’est pas coupée de ses  racines qui l’empêchent de grandir. C’est à dire, tant qu’elle n’a pas décidé d’être autonome et indépendante profondément. On est longtemps sans s’en rendre compte, en attente d’une reconnaissance, d'un besoin d’amour de nos parents, éducateurs ou ancêtres, ou rempli de ressentiments d’une absence de présence ou d’éducation. On a été souvent confronté, soit à des parents sans conscience du besoin d'écoute et d’amour de leurs enfants, soit à de véritables bourreaux d’enfant loin de toute humanité. C’est navrant mais  tellement courant !

J’ai pris conscience à quel point, tant qu’on ne travaillait pas sur la reconnaissance des injustices du passé, des abus des adultes puis sur le pardon en étant accompagné, on restait coincé adulte dans des schémas de croyances et d’attentes familiaux. Ceux-ci nous enferment et nous empêchent d’être heureux voir même, finissent par nous rendre malheureux. Vous voir une fois par an ne suffit pas pour décrypter et vous livrer tout cela d'un coup en une séance !

Parler et évoquer des images et les souvenirs du passé lors d’une consultation de voyance a toujours été pour moi le moyen d’expliquer un état délicat ou difficile du présent. Quand le passé sort, je sais maintenant que la personne est prête à entendre un problème lié à son enfance qui a été nié par ses parents ou par les adultes de son entourage. Parfois, cela se passe qu'à la 3ème, 4ème ou 5ème consultation.

Le drame dans tout ça ? On nait avec un instinct naturel et des sens très développés. On ne réfléchie pas dans notre petite enfance, on ressent les situations. Les adultes, eux ont déjà depuis bien longtemps rompu le lien avec leur ressenti et fonctionnent par croyances, imitation parentale, religieuse ou sociale de la « bonne éducation » et du bon comportement d’adulte à tenir. Ils ont vite fait de casser le ressenti de l’enfant et chaque enfant en grandissant reproduit le même schéma de la bonne conduite à avoir, « Dire bonjour à tout le monde, être poli avec les grands et leur laisser la place en se poussant ». On a vite fini, pour ne pas souffrir de  se déconnecter de notre ressenti pour continuer à vénérer nos parents ou au contraire à se couper aussi de ce même ressenti pour ne pas subir le manque d'humanité des grands.

Aujourd’hui, nous adulte, devons en prendre conscience pour accepter que les « grands » de notre enfance n’ont pas toujours été au top, ni capable d’éduquer un âme nouvelle à la liberté et au respect de soi. C’est notre reconnaissance en tant qu’adulte de notre ressenti d’enfant. C’est ensuite arriver à stopper notre attente de la reconnaissance et de l’amour des « grands » qu’on aimait plus que tout et qui étaient sensés eux aussi nous aimer plus que tout. Nous aimer juste suffisamment pour nous écouter, nous faire confiance, pour entendre nos doutes, nos demandes, nos ressentis, nos besoins. Les adultes de notre époque, n’ont pas été assez à l’écoute de notre état intérieur. Ils n’ont eu la patience,  l’ouverture d’esprit et la bienveillance pour comprendre que nous captions tout. Ils nous ont raconté des histoires, ont mis des couvercles sur des non-dits familiaux, brefs ils ont caché la vérité.

Nous avons fini par respect de ses adultes ou par amour, par les croire et renier inconsciemment notre propre ressenti. Nous voulions juste être aimé de ces adultes en retour qui avaient eux mêmes, gangrener leur ressenti d’enfant pour les mêmes raisons. Nous nous sommes coupés de notre corps pour leur faire plaisir et aller dans leur sens et seule notre tête s’est mise à marcher pour trouver des explications. Pour trouver un moyen de se faire aimé quand même par ces adultes, puis plus tard par les autres, professeur, amis, amoureux…

 J’ai compris que j’avais la chance (et la malchance) en tant que voyante de ressentir les douleurs, les souffrances passées des gens et surtout leurs empreintes dans le présent, au plus profond de leur chairs. C’est là que j’interviens pour mettre de la lumière sur l’obscurité de nos souffrances et de nos peurs d’enfant. Voila ma responsabilité de voyante, reconnaitre la souffrance d’un individu et le rassurer sur son ressenti d’enfant. J’ai bien compris aujourd’hui que tant que l’on ne reconnaissait pas les injustices de notre enfance, nous ne pouvions regagner cette confiance en nous.

Malheureusement, les personnes qui viennent consulter un voyant veulent connaitre les dénouements rapides de leur vie. Ils espèrent qu’on va leur donner l’espoir du déblocage de leurs situations et des éléments concrets qui vont les rassurer. Ils attendent d’un voyant tout ce qu’on ne peut leur apporter ou leur donner puisque notre travail repose sur notre ressenti du futur ou du passé, sur des choses et des évènements qui n’existent pas ou plus et qui  prendront peut-être des années et des années à se mettre en place. Tant que ce travail sur l’enfance ne sera pas accompli…Tant que chacun ne sera pas relié à son ressenti et donc à ses envies! Tant que nous ne serons pas créateurs de notre vie!

Alors voila aujourd’hui je me dis qu’avec tout ce que le vous livre depuis des années sur la voyance et ma compréhension de ces fameux messages que je reçois pour vous, j’ose croire que ceux qui viennent me voir seront prêts à entendre des vérités sur eux-mêmes et leur entourage. Et je souhaite surtout que vous soyez prêt à apprendre à vous relier à votre corps pour vous écouter à nouveau, vous pardonner et pardonner aux autres.  Parce que ça, c’est l’autoroute du bonheur pour à nouveau s’écouter, se faire confiance et ne plus tomber dans des dépendances !

Ainsi vous n’aurez plus besoin de moi ni de personnes pour être heureux.

Parole de voyante :o)

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commentaires

Florence 12/07/2010 20:55



J'ai fait ce travail là. Cela c'est passé d'une manière très douce car tu avais trouvé une solution géniale pour que je ne sois pas submergée par l'émotion en parlant ... c'est comme si j'avais
lâché avec ton aide d'enormes boulets aux pieds. Oui, on peut parler de tout. Oui, cela peut se faire dans la douceur. Oui, on peut pardonner. et Oui, on se sent très heureux ensuite.



Sofie 12/07/2010 15:38



Merci bcp pour cet article Marie-lore :-))



Thalie 12/07/2010 13:55



Pendant longtemps, j'ai refusé d'aller voir ce qui c'était passé dans mon enfance, le rôle que les adultes y avaient joué, l'"héritage" qu'ils m'avaient laissé. Petit à petit, les voiles se
lèvent même si je sens bien encore mes résistances.


Couper mes racines avec une partie de ma famille, m'a permis de prendre le recul nécessaire pour me rendre compte que "oui, j'avais des trucs à comprendre et à admettre sur cette période, des
trucs qui aujourd'hui imapctaient directement ma vie d'adulte. Adulte que j'étais par l'âge, mais pas par la maturité, l'autonomie, l'indépendance. Je croyais l'être, mais je me trompais.


J'ai encore du boulot : il y a des voiles que je refuse de soulever. Mais c'est en cours et de plus en plus, j'entends et je comprends ta dernière phrase "je n'aurai plus besoin de personnes pour
être heureux".


je t'embrasse



amelle 12/07/2010 11:36



Juste merci.



lise 11/07/2010 22:21



je partage complètement cet avis : nous devrions tous prendre soin de l'enfant en nous. Les parents devraient pouvoir être attentifs à cette place qu'ils permettent ou pas à leur enfant d'occuper
pour lui-même, comme n'importe quelle autre Personne. Nous devrions tous vouloir regarder cet enfant avec bienveillance, conscient de l'accompagner vers son devenir adulte sans lui commander
d'être ce que nous n'avons pas réussi nous-même, de mener les combats que nous n'avons pu mener, de vaincre là où nous avons échoué, de soigner nos propres blessures... tout çà nous appartient, à
nous d'assumer, de nous responsabiliser, de gérer ce que nous sommes avec nos manques et nos faiblesses, l'enfant, lui, aura bien à faire avec son propre chemin.


Merci Marie-Lore!



Françoise 11/07/2010 19:51



C'est tellement juste ce que vous dites Marie Lore,


j'ai lu quelquepart, qu'on passait sa vie d'adulte à digérer sa vie d'enfant, et ça me parle bien.


Je voudrais juste vous partager un passage que je viens (justement) de lire et que vous reconnaîtrez sûrement :


"L'envie est une émotion naturelle. C'est l'émotion qui fait qu'un enfant de 5 ans souhaite pouvoir atteindre la poignée de porte comme le fait sa soeur - ou monter
sur sa bicyclette. L'envie est l'émotion naturelle qui vous amène à vouloir refaire une chose, à fournir plus d'efforts, à continuer à lutter jusqu'à ce que vous y arriviez. Il est très sain et
très naturel d'être envieux. Lorsqu'on permet aux enfants d'exprimer leur envie, ils arrivent à l'âge adulte en ayant une attitude très saine à cet égard et dépassent très rapidement leur
envie.


Les enfants auxquels on fait sentir que l'envie n'est pas correcte - qu'il est mal de l'exprimer et qu'en réalité ils ne devraient même pas la ressentir - auront de
la difficulté, une fois devenus adultes, à être en contact avec leur envie d'une façon juste...[...]


Ce texte provient de Conversation avec Dieu, Neale Donald Walsch - tome 3 - page 43 à 46. (une bible !)


Hier, mon enfant, s'est mis à pleurer à chaude larmes parce qu'il ne reverrait plus ses chats durant ses vacances, en temps normal, je lui aurait dit : allez tu ne
vas pas pleurer pour ça ! tu les reverras... arrête de pleurer.. mais là, ayant lu tout le texte juste avant, ça a percuté, je l'ai pris dans mes bras, je lui ai dit que je le comprenais, d'aller
leur dire au revoir et de les cajoler. Il a pleuré tout ce qu'il a pu et 5 minutes après il est revenu apaisé, et prêt à partir...ouf !


(désolée pour le bavardage, je tape plus vite que j'écris..)


bonne fin de journée,


Françoise sous le Soleil de Méditerranée









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