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2012-12-03T10:11:00+01:00

Prendre des retraites avant l'heure...

Publié par Marie-Lore

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Je suis partis quelques jours seule. J'ai vécu ces derniers semestres des pertes importantes, la mort de ma maman, la perte d'un bébé et le déménagement de ma maison. J'avais plutôt bien surmonté ces épreuves.

Je sais au fond de moi que même si j'ai la chance d'avoir des compréhensions profondes des événements qui me chamboulent et de leur raison divine sur un plan cosmique, il se passe tout de même des accumulations de colères inconscientes, de fatigue et de stress.

Ces grandes étapes à traverser nous mènent incontestablement vers un changement d'être, de vie. Cest pour cette raison que nous y sommes confrontés du reste, je crois. J'ai compris grâce à mon travail personnel et surtout à mon travail daccompagnante, que de ne pas prendre du recul est juste dangereux. C'est comme si nous mangions et n'avions plus de système digestif pour digérer et éliminer les déchets de la sustentation. Les aliments s'accumuleraient dans le corps jusqu'à nous rendre malade.

J'ai programmé donc 9 jours d'arrêt. J'ai choisi de partir loin de mon cadre pour ne pas être tenté de faire autre chose que d'être face à moi. J'ai enlevé toutes mes obligations. J'ai même oublié mon ordinateur dans la voiture en allant à l'aéroport! Aidée de mon inconscient qui a bien compris la nécessité de m'écarter de mes habitudes, je suis parti au Maroc, sans groupe, sans repérage, sans programme. Je voulais juste m'éloigner de mon quotidien, non pas pour fuir, au contraire,  pour me rapprocher de moi.

 
Les premiers jours ont été horribles. Toute cette année m'est revenu en pleine figure. Les attaques, les deuils, les pertes, les trahisons, les mots dures, les jugements, les critiques, les regrets...  Je me suis vu avec ces micros colères que j'avais emmagasinées malgré moi. J'ai senti physiquement au delà de mes ruminations, ce mal être intérieur qu'apporte la colère non exprimée. Seule avec mon cerveau et mon corps, j'avais tout loisir de les observer.

Quand j"évoque à une personne en séances de coaching ou de voyance sa colère rentrée, j'ai toujours le déni en réponse. On ne sent pas la colère. Elle est imperceptible. On a rarement l'impression d'être en colère ou de garder des colères enfuies. Soit on a l'impression d'exprimer son mécontentement sur le tas, soit on croit ne pas posséder un tempérament colérique. La colère pourtant s'engrange plus vite qu'on ne le croit.

Et la cette semaine, face au vide de mes journées, je la voyais pointer son nez et me submerger de plus en plus. Je n'en voulais pas de cette colère sournoise que je n'avais pas invité au voyage! Mais elle me collait comme une ruche regprgeant de miel  me dégoulinant dessus à flot. C'était gluant et poisseux. Je n'arrivais plus à m'en dépêtrer. Et plus les heures passaient et plus j'avais de raisons d'être en colère. Je m'enfonçais dans mon état de victime. C'était désagréable, mais c'était plus fort que moi. Rien n'y faisait. Je n'arrivais pas à me satisfaire d'être dans des cadres magnifiques, ni a entrer dans un livre, ni à prendre plaisir à ne rien faire. Des souvenirs et encore des souvenirs remontaient à la surface. Je voyais sur l"écran de la ligne d'horizon, le film noire de mon année et a cela se superposaient les incompréhensions.

Puis de l'état de victime, je suis devenu le bourreau. Je me suis dit qu'on était co-responsable et que je ne pouvais pas me complaire dans ce rle... Et là, en quelques heures, Je me suis accusée de tout. J'étais responsable et coupable de tous à mes yeux. J'étais entièrement fautive de tous ce qui m'arrivait, je m'étais trompée. J'avais mal fait.

De la colère envers les autres, je passais à la colère contre moi. Ce n'était pas plus agréable et cela ne me soulageait pas plus!


Et je me suis fait du reiki. J'ai respirée. J'ai demandé de l'aide à mes guides, aux anges pour lâcher prise. C'était plus fort que moi. J'y pensais tout le temps. Je me laissais emporter et je me voyais me gâcher toute seule mon périple. Je suis parti dans les dunes et je me suis posée. Je ne pouvais pas rester dans cet etat. C'était moi qui râlait , tournicotait, ronger mes os sans moëlle.

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J'ai demande à la nature de l'aide.
SDC17328Au sable j'ai demandé d'absorber mes colères passées,  au vent, de me nettoyer de mes ruminations. Au soleil de brûler mes pensées négatives.

SDC17393J'ai mis une conscience sur mon mal être. Je n'avais plus le choix, seule avec moi, mon état m'insupportait et il n'y avait personne d'autre que moi pour m'aider à changer d'humeur ou me faire rigoler!
J'avais envie de vivre autre chose mais j'étais obligée de voir mon état intérieur. Mon planning n'était pas rempli de rdv comme à Paris, mon chéri n'était pas la non plus pour échanger avec moi. C'était un rdv avec moi et mon année 2012.

Mon dieu toutes ces colères engrangées que je n'avais pas vu!! J'étais venu faire un deuil mais en fait je faisais des deuils d'une multitude d'événements...

Je comprenais à quel point pour aller mieux,  le pardon était absolument nécessaire. Me pardonner mes erreurs et pardonner aux autres leurs attitudes étaient la seule solution pour me couper de mes peines, souffrances, ruminations, regrets et colères.

Tout cela ne tenait qu'à moi. J'ai continué à demander de l'aide, je souhaitais de tout mon cœur changer d'état, être optimiste et heureuse. Je m'étais perdue en route. J'avais oublié qui j'étais. Et face à moi, je me suis dit que je n'avais pas envie de passer tout mon temps libre avec celle qui ruminait et qui râlait de tout depuis le début de mes vacances. Je ne pouvais pas changer de chambres ou de taxi, mon cerveau était toujours là!!

photo (13)-001Je n'étais pas celle qui faisait du mal, cela j'en étais persuadée. Ce n'étais pas moi. Je voulais juste être heureuse et accompagner la volonté d'être mieux des êtres. J'étais quelqu'un de gaie, de lumineux, de gentille et ces qualités il était temps de les mettre à profit pour moi même et les miens, ma tribu, ma maison. Oui j'étais en demande profonde de cela! Je devais m'accorder d'aller mieux et m'accompagner sur cette route là maintenant tout de suite sans plus attendre.

Depuis j'ai retrouvé ma joie et ma bonne humeur.

Depuis j'arrive à nouveau à me relier à ma créativité.

Depuis mon avenir m'enthousiasme à nouveau.

Depuis je me réjouis de vivre la fin de l'année.

Depuis je ne suis plus en colère.

Depuis j'ai pris de la distance sur l'état des autres et j'ai confié mes interrogations, mes inquiétude à l'Univers. Je laisse le plan divin s'exécuter.

J'ai compris une fois de plus grâce à ma réalité que chacun était maître de son destin et de son humeur quotidienne. J'ai expérimenté encore une fois que nous avions toujours la possibilité de subir ou de choisir notre état, nos humeurs, nos pensées, nos croyances, nos certitudes et nous pouvions toujours demander de l'aide. Il y a toujours quelqun à nos côtés, la nature, un animal, Dieu, un étranger, nous même.

SDC17509Nous ne sommes jamais seul quand nous sommes avec nous, mais nous passons notre temps à fuire le meilleur maître qu'il soit,  le plus grand guide de la terre. Nous-même.

Prenons le temps de ressentir l'état dans lequel nous sommes et soyons sur que c'est nous et nous seul qui choisissons de le conserver ou de le transformer.

Encore une fois, prête à lâcher les séjours initiatiques, je ne peux que constater encore et encore qu'ils sont les meilleurs moyens de se retrouver et de changer pour évoluer vers son bonheur.
Une semaine seul de temps en temps, sans les siens et ses bonnes vieilles habitudes, remettent les pendules à l'heure et nous évite de perdre un temps précieux de bonheur et de présent. 

Vive les retraites, n'attendons pas La retraite pour prendre du recul si notre souhait profond est d'être heureux aujourd'hui. Donnons nous du temps pour être avec nous.


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commentaires

Marylaure 06/12/2012 13:18


Merci pour le partage de ce texte si touchant de sincérité et d'humilité. Et c'est une belle leçon sur la colère, moi qui ai toujours eu l'impression d'être née avec une grosse colère en moi et
je tente aujourd'hui de mieux comprendre son mécanisme. Le Reiki m'aide beaucoup et la prise de conscience de ma responsabilité face aux événements de la vie aussi. Arrêter de râler sur les
autres et accepter ce qui m'arrive le plus sereinement possible. Ce n'est pas toujours facile mais c'est un long chemin sur moi et c'est passionnant. 

kinou 05/12/2012 17:31


En tout cas, c'est fou comme tes posts arrivent juste aux moments où j'en ai besoin, ça m'impressionne. Je te connais pas, mais d'une certaine manière, je t'adore !

Thalie 04/12/2012 21:55


Merci pour ce texte où tu décris super bien cet état de colère, comment il arrive pernicieusement à occuper tout l'espace, à enfermer, à faire perdre sa joie de vivre. Et comment...elle est
difficile à débusquer cette colère. Je sais que j'ai du boulot sur le sujet, parce que j'ai du mal à la voir cette colère. Comme tu le dis, je pense que j'ai géré le truc et puis voilà. Mais bien
sur, et la marmotte alors!?


Mais je viens de comprendre une clé je crois. Si je ressasse un truc encore et encore, que je rumine c'est peut être bien qu'il y a une colère en dessous. Contre moi ou contre quelqu'un. A moi de
me pencher dessus pour regarder et essayer d'enlever les couches, au lieu de continuer à ruminer. 


Prendre du recul, c'est super important dans ces cas et de manière générale pour garder son équilibre. Partir hors de son cadre habituel, c'est vital, et les séjours sont des géniales bulles
d'oxygène. Mais quand je ne pars pas, j'essaie de prendre du recul en faisant ma propre mini retraite. Moins de téléphone, moins de sortie...plus de temps chez moi, avec moi ou à me ballader le
nez au vent. Avant, mon réflexe c'était plutôt d'en parler à la terre entière, de passer des journées, des semaines et des mois à cancaner sur le sujet. Petit à petit, j'ai perdu cette mauvaise
habitude (enfin presque, ça arrive encore mais ça me met mal à l'aise maintenant, alors j'arrête assez vite!) et j'ai appris à gérer avec une vraie demande et envie de sortir de l'état. Non celui
de me complaire dedans, ce que le cancanage me "permettait" de faire. 


Merci et bravo à toi de partager tout ceci avec nous. C'est une aide précieuse et peu sont ceux qui osent parler à coeur ouvert comme tu le fais. Take care 

marlene 04/12/2012 06:26


en total accord avec ce tres sincere partage tellement vrai, merciiiiiiiiiiiiiiiiiii et bon retour.

Hadda Djeribi-Benkobi 03/12/2012 23:27


merci pour la force et la simplicité de ce partage


oui la colère à la dent dure et mine, je te remercie de m'avoir permis de vivre des moments pour moi


 


 

Florence 03/12/2012 23:09


A la lecture de ton billet, je me suis demandé où j'en étais par rapport à ma colère.


J'ai beaucoup travaillé dessus et cela va mieux , mais je sens bien qu'il y a quelques résidus. Merci de m'avoir permis de resssentir cela.


Le temps et le Reiki font des miracles, alors je l'aurai ! :-)

Louise 03/12/2012 18:20


Tu me boulverses,tant de sincérité, d'honneté,et de générosité!je t'admire .Je t'envoie mes pensées les plus tendres et merci pour tout.

Tristan 03/12/2012 17:59


J'adore cette tranche de vie que tu nous livres. Et comme tu le dis si bien, on ne peut donner aux autres ce que l'on ne s'est pas donner à soi-même, alors voui, je suis bien content que tu
décides aujourd'hui de te consacrer à toi-même.


Bravo à toi pour ton chemin et ton choix.


PS : j'applaudis égoïsetement des deux mains !!!!!

kinou 03/12/2012 16:20


Bises, j'adore :)

Patrick 03/12/2012 13:57


Ah oui, les colères c'est tellement facile à s'installer.


Le déni retarde toujours le diagnostic et donc la mise en oeuvre de solutions.


Bravo à toi : se faire confiance sans à priori et écouter les ressentis de son corps nous ouvre enfin les portes que nous avons à notre disposition.


C'est merveilleux de parvenir à se dépasser malgré les souffrances.
Bonne continuation.   

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