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2011-05-21T10:00:00+02:00

V comme VACANCES

Publié par Marie-Lore

des-news....gifPendant mes 10 premières années de consultations de voyance, j’ai transmis un message agréable qui semblait pourtant répétitif voir même rébarbatif à la fin pour moi-même et ceux que je revoyais chaque année. Une espèce de light-motiv, un mantra, une sorte de demande insistante et parfois incessante durant toute la consultation : 

 « - Prenez des vacances ! »

« - Je sais » ; « Oh oui j’en rêve » ; « J’aimerai tellement », « Mais… » et derrière ce « mais » vous ne pouvez imaginer ce que notre tête est capable d’inventer comme stratagème pour repousser l’évidence, pour nous laisser mijoter encore dans notre jus jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de sauce… Prendre des vacances apparaissait jusqu’alors pour moi, la messagère, comme la solution miracle pour sortir de l’engrenage, du ras le bol ou de l’ennui morbide de notre vie.

Aujourd’hui,  je comprends mieux la réaction de la plupart des personnes que j’avais en face de moi. Nous sommes tellement formatés pour le labeur et la récolte immédiate de la sueur de notre front que tous croyaient sans doute qu’il était question d’oublier les problèmes et d’aller faire la fête sur une plage de sable blanc sous les cocotiers… Mais que nenni ! Au contraire, c’est la seule opportunité de nous mettre vraiment à nu !

En constatant cette difficulté à se poser seul pour faire le point, j’ai eu l’envie de mettre en place ces fameux séjours initiatiques. L’idée était de proposer un cadre de vacances en retirant toutes contraintes et repères du quotidien pour nous permettre de vivre une expérience à part. Se retrouver avec soi sans jugement, sans attente, sans culpabilité. Vivre l’expérience d’être « vacant ».

Etre en vacances signifie cela : « être vacant ».

On s’autorise, pendant cette période largement mérité avec grand peine pendant 11 mois, de vivre (enfin !) à notre rythme. On fait ce que l’on veut, quand on veut ! On écoute ses envies. On n’est plus obligé de suivre un programme à heures fixes ! Quelle délivrance !

Il fait beau, on va à la plage. Il pleut, on joue au Monopoly avec les enfants. On arrive parfaitement à s’adapter à l’instant présent ! Tiens donc ! On façonne sa journée minute après minute, en découvrant son début et en ignorant sa fin et ce n’est pas grave ! Fini les plannings stressants, les retards culpabilisants, les obligations à tenir, les courses dans le métro, la sensation de fatigue au réveil, l’estomac qui se noue… On écoute son corps. On est fatigué ? Facile, une grasse mat ! On a envie de manger des fruits savoureux ? On flâne au marché le matin. Un peu de sport ? On se fait une ballade à vélo au bord de l’eau. Rien n’est contraignant ou vécu par obligation.

Prendre des vacances ne veut pas dire seulement se payer une semaine de thalassothérapie ou 15 jours sur une île déserte à nager avec les dauphins. Prendre des vacances, c’est choisir de ne pas se mettre d’obligations sur le dos, c’est écouter  et respecter ce qu’on envie de faire. C’est changer de rythme pour s’apercevoir enfin que notre course quotidienne nous enferme dans une fatigue moral et physique qui nous empêche d’avoir un quelconque discernement. On finit par oublier nos vrais besoins fondamentaux. On est pris dans un tourbillon d’habitudes qui nous fait renier nos valeurs ou oublier de poser notre cadre.

 

J’ai vécu à ce rythme pendant mes congés annuels. J’ai lâché mon ordinateur, mes notes, ma comptabilité, mes appels téléphoniques… J’ai fonctionné en roue libre pendant 3 semaines. Je faisais ce que je voulais quand je voulais. Et depuis mon retour, j’ai l’impression d’être en vacances tout le temps. Et pourtant mes semaines sont bien remplies et je suis de plus en plus heureuse au quotidien. Je suis partie au Maroc trois semaines l'été dernier. Je n’avais rien programmé ni pour occuper mes journées, ni pour préparer ma rentrée et pourtant jamais les choses n’ont autant avancées dans ma vie. Je n'ai rien fait la première semaine. J'ai beaucoup dormis.

Les vraies idées et projets me concernant directement, sont revenus dans ma tête naturellement au fil des semaines,  mieux construits et épurés. Tout s'est mis en place tout seul sans avoir besoin de forcer ou de m’inquiéter quand un retard se présentait. Tout est clair et logique. Je ne bourre plus ma tête sans arrêt de nouvelles  idées ou d’obligations, de programmations titanesques. Je vois la globalité de ma vie sans inquiétude. Je laisse les choses venir à moi et j’ai alors le temps de ressentir dans mon cœur et dans mon corps si elles sont justes pour moi, si elles font écho à mes valeurs profondes. Ça change tout.

Je fais ce que j’ai à faire et je laisse les autres face à leurs responsabilités. Et chacun les prend plus facilement autour de moi  et surtout je ne prends plus celles des autres puisque j’arrive à discerner plus clairement ma propre responsabilité dans tout se qui se passe ! Et j’ai plus de temps pour moi, qui l’aurait cru ?

C’est vous qui m’avez servis d’exemple, c’est votre vie que j’ai vu se métamorphoser après trois semaines d’arrêt contraints et forcés par votre corps. C'est en vous  observant prendre enfin du temps pour vous relaxer et mieux comprendre votre vie que j'ai compris la notion de discernement qu'on ne peut pas avoir, sans ces fameux temps de pause, ces moments de rien. Se reposer, digérer, ne rien faire est ce que j'ai vu de mieux pour avancer dans sa vie. Ce sont vos exemples qui m’ont donné le courage et la force d’essayer de m’écouter davantage, de faire confiance à la vie et ça marche !

Si nous choisissions d’être vacants tout le temps et d'accepter de prendre de vraies vacances pour une fois ?

On essaye bientôt, juste pour voir ? 

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commentaires

Tristan 23/05/2011 12:17



Un bon canapé bien tendre avec un bon film et quelques bisounours, c'est les vacances que l'on peut s'offrir tous les jours. J'avoue qu'avant de te connaître je vivais plutôt dans des canapés
durs à m'instruire constamment loin des autres. Merci de m'avoir accompagner dans la douceur de vivre, qui n'a rien à voir avec de l'oisiveté. J'ai compris grâce à toi que l'on vit plus
efficacement et plus responsable en apprenant à se détendre par des vacances de l'esprit et du corps plutôt que de rester tout le temps tendu dans le stress.  



JardiSeve 22/05/2011 19:47



Je me sens en "quasi" vacances depuis plusieurs années sur bien des points, comme vivre au maximum à mon rythme. Je suis plutôt d'accord avec ce que tu as écrit. Cela dit, cette notion de
vacances est difficile à mettre en place avec un jeune enfant les premières années de sa vie. Non seulement j'en étais témoin avant d'être mère, alor que j'accompagnais des parents et/ou leurs
enfants, mais maintenant encore plus.


Par exemple, vouloir faire une grasse mat' spontanément : faut oublier si ton enfant est réveillé et veut qu'on lui donne à manger. Je suis du genre autonomie et motricité libre, du coup je sais
aménager un espace pour qu'un bébé/jeune enfant puisse évoluer sans surveillance énorme de la part des parents, mais même comme ça... La spontanéité reste réduite. Les temps de repos
s'organisent, comme beaucoup d'autres choses. Les parents s'adaptent d'abord aux besoins de l'enfant, juqu'à ce qu'il grandisse suffisamment.


Partir en vacances quand on devient parents, c'est encore mieux choisir les lieux où l'on va, et ramener tout un tas de choses qu'on emmène pas d'habitude. Le voiture est méga pleine quand on
part en déplacement ne serait-ce que pour 8 ou 10 jours ! lol


 


A cet âge, l'enfant a du mal à comprendre qu'on le laisse 2 à 8 jours en garde. La plupart du temps, on observe un sentiment d'abandon et des difficultés d'ordre divers. Il reste les temps où
l'enfant dort, et le confier quelques heures le jour ou le soir pour avoir des moments à soi (seul ou en couple). De notre côté, nous emmenons notre enfant chez nos amis. Il reste avec nous
jusqu'à ce que le sommeil l'appelle et nous le couchons dans un petit lit de voyage au sol. Nous privilégions donc les repas chez nous ou chez les autres, et des restau où l'on réserve vers 19h
ou 19h30, histoire de pouvoir finir notre repas avant que le sommeil ne rendent notre enfant éventuellement irritable. Ce sont nos mini vrais et seuls temps de vacances pour le moment, en
attendant que notre enfant puisse vivre d'autres choses ;-)



miss.beatrice 21/05/2011 21:31



Je ne vais pas dire que je suis en vacances mais je suis en état de "vaquance".Je tâche de remplir les moments de la journée par des actes qui me font redécouvrir des choses et des sentiments
simples...Chaque jour qui passe me fait prendre conscience que c'est ce dont j'avais besoin...quoique puissent en penser mon employeurs et mes collègues...Je suis juste en train de me trouver par
ces moments de "rien", me dire "Yes, on y est, c'est ça que je voulais..."..Je reste par moments bouche bée de ce comportement...La culpabilité s'éloigne, le positionnement se fait plus présent,
plus fort et me montre que je suis au bn endroit même si je me sens être une balla rebondissante de temps en temps...C'est très dur lorque l'on a été exigeant (voire plus), que l'on s'est fixé
des objectifs du genre " demain, je suis le bras droit du Président"...Se mettre sur Pause lorsque l'on ne sait pas mais qu'on apprend est déstabilisant mais trouver un nouvel équilibre est un
but et ces moments de rien, la "vaquance" un moyen pour arriver à ce affirmation de soi


 



Paulina 21/05/2011 13:26



Bonjour Marie Lore,


C'est un beau article et très d'actualité pour moi car... je suis en V A C A N C E S!! Premiers congés payés, quel bonheur!! 7 jours en Suisse, je parts demain matin!!


Best wishes!


Paulina



arielle 21/05/2011 12:29



ben moi je suis justement en train de prendre un week end de vrai vacances, chez moi à Paris: je n'ai aucune obligation,pas grand chose de prévu, et les choses que je vais faire n'auront pour la
majorité d'entre elles, aucun"objectif utile", ce ne seront pas des moments  pour avancer sur un projet ou pour apprendre des choses, je vais juste essayer
de faire ce que j'ai envie, sans qu'il y ait aucune "rentabilité sous jacente " dans ce que je fais. et je crois qu'un week end ou je pense juste à m'amuser et me reposer, sans me mettre aucune
pression,et sans culpabiliser, ça ne m'est pas arrivé depuis plusieurs années!



Françoise 21/05/2011 12:28



Vraiment c'est un très beau message - tu as tout à fait raison - 


dernièrement j'étais seule à garder la maison d'une amie et ses animaux, quel bonheur, je me mettais sur la terrase avec un livre, ça sentait bon par toutes les fleurs autour de moi, j'étais dans
la verdure, les chants des oiseaux et le caaaalme ! j'ai été dans un vrai paradis pendant quelque jour, un vrai bonheur ! et j'ai reconnu combien j'avais besoin de cela....


merci pour tes messages Marie-Lore


à bientôt


Françoise



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