« Je suis fatigué, oui mais je n’ai pas le temps de me reposer… »
« J’aurais besoin de prendre des vacances, oui mais ma collègue de travail est en congé maternité, alors pour l'instant… »
« J’aimerais bien faire un cours de stretching avec une copine, oui mais je dois aller chercher ma fille à la sortie de l’école »
« Je rêve d’une soirée en amoureux avec mon mari, oui mais il faut que je travaille tous les soirs de la semaine, j'ai pris du retard au bureau! …»
Se faire du bien soi-même, quand on est pas habitué, paradoxalement c’est vraiment dure !
Pour commencer à s’aimer et à se chouchouter, on dirait que la première étape ressemble pour beaucoup à ça : demeurer et stagner dans une situation très difficile à supporter
comme si on cherchait à toucher les limites de notre résistance. On attend en se mettant la pression, l’espoir tapi dans un coin, que cette dureté de la vie vécue les yeux grands ouverts devienne
si insupportable, qu’on finira par faire péter cette grosse croûte, cette carapace bien dure, à coup de bazooka pour laisser remonter enfin à la surface notre envie de douceur de vivre.
En deuxième étape, on dirait qu’on a besoin de prendre le temps d’apprivoiser ce bien-être pendant des lunes avant d’arriver à l’accepter définitivement dans notre
vie.
Pourquoi a-t-on autant de mal à choisir d'être simplement heureux ?...A s’écouter pour adopter la position qui semble être la plus juste à nos yeux… On ne sait pas se respecter, comme si ce n’était pas dans nos gènes… ni dans les bases de notre éducation. On nous apprend à respecter les anciens, notre famille, « DIEU », le parquet tout juste ciré, les bonnes manières, notre ville, notre patron, le code de la route, les pelouses, à ne pas parler trop fort, à dire bonjour à la Dame…
Et nous-même, qu’en est-il ?/image%2F0567970%2F20180802%2Fob_592c52_marie-laure7.png)