Je suis partie mardi matin de Ouarzazate pour un
périple dans le désert de 4 jours. J’avais pris une semaine de vacances pour préparer 2009 et charger à bloc mes batteries pour vous suivre avec enthousiasme et douceur tout au long de l’année.

Je ne pensais pas du tout faire ce petit voyage au-delà des
montagnes… Et puis je me suis dit que pour déconnecter de Paris, de sa neige et de son climat un peu, comment dire, frisquet, la quiétude du désert et le silence au milieu des dunes pouvaient
prendre la place du transat au bord de la piscine.
J’allais m’offrir mon premier voyage initiatique de
l’année.
Me voici partante avec Mohamed et Mahjoub, les guides-nomades qui
accompagnent mes groupes depuis 5 ans maintenant, pour mes séjours dans le désert. Ils ont vécu tous deux, dans des tribus de nomades enfants et ont fini par choisir de revenir dans ce cher
désert pour y accompagner des touristes, pour perpétuer la tradition des nomades et vivre tranquilles au milieu de la nature. Nous devions dormir dans 3 campements différents. Et la nature
y a mis son petit grain… de folie ou de sable… Rien ne s’est passé comme prévu… C’est ça aussi la magie du désert… Faire confiance à la nature et à l’homme. Savoir se taire, écouter et obéir au
bon sens…
C’est facile et pourtant pour nous occidentaux qui avons l’habitude
de réfléchir, calculer, soupeser le pour et le contre, c’est un exercice prodigieusement difficile mais exaltant quand on s’y prête…
Interrogez les derniers participants!
Nous avons dormis au milieu de nulle part, n’ayant pas vraiment le
choix, une tempête de sable se levant. Là, c’est génial parce qu’on ne tergiverse pas, on obéit immédiatement à la nature. On choisit vite un coin « sur » et on s’arrête pour installer
le campement…
Marie-Lore dans la voiture
et les nomades s’activant vraiment urgemment. Je pense qu’ils comprenaient plus vite que moi à ce moment précis ce qu’il se préparaitau loin…
Nous avons dîné comme des princes, ma lampe d’Aladin fut bien utile
(vous verrez les filles, j’ai trouvé une lumière magique pour éclairer les tentes le soir venu…) Je ne sais pas comment ,avec ce diable de vent, le tagine a réussi à cuire pendant ces longues
heures où tous les ¼ d’heure, il fallait replanter les piqués qui s’envolaient…
La tente a tenu miraculeusement jusqu’au levée du soleil. Pas plus. On m’a demandé encore une fois de rejoindre la voiture… Je ne savais pas si c’était
plus rassurant, mais je m’exécutais. Notre tente s’est éteinte, la pauvre au petit matin, nous devions changer rapidement notre programme… Heureusement, j'étais intimement persuadée, qu’allait se
calmer ce fameux rugissement de Dame Nature qui voulait se faire entendre… Nous rejoignîmes un campement de nomades-instituteurs, pour petit-déjeuner…
C’était touchant de les voir nous préparer
un festin sortie de « je-ne-sais-où » comme s’il revenait de carrefour dix minutes auparavant. Leurs maison et école en carton avaient tenues, je me demande encore comment, avec ces
bourrasques de vents qui me rappelait la tempête de 1999 en France.
La même nuit, il est tombé 3 mètres de neige sur le col du Tischka qui se trouve entre Marrakech et Ouarzazate !
Nous avons sillonné quelques temps au milieu du désert et de la
tempête. Je ne distinguais rien au dela des vitres du 4X4. Ne pouvant profiter du paysage et me sentant totalement en confiance, je me suis endormie… Nous roulions vers un campement de nomades
proches de la frontière algérienne.
Nous avons longé les dunes de Chégaga, célèbre
pour son coté touristique. On y accède en 4X4, des grands campements sont installés avec toute la logistique, toilette, bar et "pépés" presque. Je n’ai même pas eu envie de m’y arrêter, je savais
que nous allions vers le vrai désert des nomades.
Trois nomades éloignés de toute civilisation attendaient leur
princesse… Je dis ça parce qu’ils m’ont reçu comme telle.
Du thé, du café, une couverture sur mes épaule, un feu de camp, un
repas délicieux, du pain cuit dans le sable, des msemen le matin au petit déjeuner… J'aurais pu tout demander, ils devinaient presque avant moi mes envies et mes souhaits. J’ai passé un moment en
charmante compagnie, ils parlaient peu français, moi chouia berbère et on se comprenait très bien… 
Nous les avons quitté hier et je ne rêve que d’une
chose c’est de vous amener tous là bas pour vivre une journée à pleine dent, le sourire aux lèvres et le cœur à portée de mains…
C’est quand vous voulez.
Salam alikoum et merci mes chers amis…
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