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2009-07-20T22:43:00+02:00

La peur de blesser, vous connaissez?

Publié par Marie-Lore
Je vous invite à réfléchir à ce petit texte bien intéressant et à me donner votre avis si vous le voulez bien...

"Comment faire pour agir sans blesser les autres?
Est ce que vous voulez le savoir?
La réponse, je le crainds, est qu'il ne faut rien faire du tout.
Si vous vivez pleinement votre existence, vos actions sont succeptibles de causer des heurts, mais qu'est ce qui compte le plus: découvrir ce qui est vrai, ou ne pas perturber les autres?
La question est si simple qu'elle mérite à peine une réponse.
Pourquoi voulez-vous respecter les sentiments et opinions des autres?
Avez-vous peur qu'on veuille heurter vos propres sentiments ou peser sur vos opinions?
Si certains ont des opinions différentes des vôtres, vous ne pouvez savoir si elles sont justes qu'en les remettant en question, en entrant en contact affectif avec elles. Et si vous constatez le manque de justesse de ces opinions et de ces sentiments, votre découverte va probablement troubler ceux qui chérissent ces sentiments, ces opinions. Que faire alors?
Devez-vous y souscrire ou vous en accomoder, afin de ne pas blesser vos amis?"


KRISHNAMURTI
"Le livre de la méditation et de la vie"

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commentaires
D
J'ai longtemps vécu de cette façon, écouter le désir de l'autre et faire selon, il m'arrive encore de le faire, car je suis ultra sensible à la douleur des gens et je deteste encore plus leur faire du mal... Mais malheureusement, je me rend compte que lorsque l'on veut vivre SA vie, avec SON cadre, il est difficile de ne pas heurter les gens, et ils le comprennent encore moins quand pendant des années vous avez toujours été dans leur sens, pour eux, ça peut être pris comme du rejet alors que c'est juste une affirmation de soi et de ses désirs... Et, c'est vrai que lorsque l'on regarde l'autre avec sa souffrance, on se demande, si on est juste dans notre attitude, si on a raison de faire tout ça. Le doute s'installe.... Tout ce que je peux dire, par rapport à ça, c'est que je ne me suis jamais sentie aussi bien et libre que lorsque je faisais les choses par rapport à mon ressenti et mes sentiments et que l'inverse me bloque et me rend malheureuse. Souvent on attend d'être dans une situation pour ne plus accepter les choses telles quelles sont et surtout qui nous fait souffrir. L'amour que l'on a pour soi est pour moi, c'est le vrai moteur de ce que l'on s'accorde et ce que l'on se donne le droit de faire ou non, car ce que j'ai remarqué, c'est que plus on en a de l'amour pour soi et moins on subit les choses, les autres et leurs envies et leurs peurs, et même nos propre peurs.... C'est une vrai expèrience qui nous rend libre de vivre SES propres choix sans culpabilité. Pour moi à qui on appris à se taire et à faire bonne figure en toutes circonstance , c'est un challenge de tous les jours, mais comme je m'aime de plus en plus et surtout je me respecte de plus en plus, ça avance ;)....La vie est belle, elle nous offre de multitudes de choses à essayer, à comprendre pour évoluer vers ce que nous sommes vraiment, à condition de s'en donner le droit...Dom.
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H
Cette réflexion est très intéressante.En fait je pense que ma réponse n'aurai pas changer mais qu'elle aurait été le fruit d'un point de vue de mon mental qui aurai dit bien sur être dans le vrai. C 'est ce que je pensais toujours faire et dernierement je me suis rendue compte à quel point j'avais été une complice de valeurs qui n'étaient pas les miennes esperant qu'à force de paroles distillées de ci de là je changerai le positionnement de l'autre.Je pense qu'il ne faut pas que j'ai peur de blesser dès lors que mon action est conforme à mes valeurs, ce qui ne doit pas empecher d echanger avec les autres (le contact affectif quel joli façon de voir ce moment de "confrontation" parfois), je  peux découvrir des choses qui me font avancer là où je n'aurai jamais cru. Le plus difficile pour moi dans cette façon d'être et de ne pas pousser l'autre  à aller dans mon sens, parce quand il est question d'opinions il y a toujours mon côté "rallie toi à moi" mais qui suis je pour savoir si mes valeurs sont les leurs et en quoi elles sont meilleurs.Ce texte me fait penser au cas où une attitude anodine de ma part blesse l'autre parce qu'il l a transpose à ce qu'il a connu par le passé, il faut alors rétablir la réalité de mes intentions voir de ma non- intention dans ce qu'on j'ai fait.Je pense que si je vis dans le souci de ne jamais blesser personne par mon positionnement je peux finir par n'en prendre aucun et me sacrifier aux désirs, aux opinions, aux jugement des autres.Je l'ai déjà vécu dans différents cercles professionnel, amical,sentimental et  familial ( je suis en plein dedans) jusqu'au jour où ce n'est plus soutenable et que je dis ce que je pense. Parfois je l'avoue pas forcèment au bon moment ou de la bonne manière parce que c'est alors le plus souvent le trop plein qui parle et je suis rarement zen dans ces moments, j'ai appris à temporiser ces moments et attendre d'être dans l'état juste et de trouver les mots justes après c'est entendu ou pas par celui qui est en face de moi mais moi je ne ressens aucun malaise de l'opinion que j'ai émise ni du retour que je peux recevoir.
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T
Aujourd'hui enfin, la question m'apparait simple et la réponse aussi : sans hésiter, je réponds"découvrir ce qui est vrai", même si cela perturbe les autres. Et il y en a des personnes déroutées par mon cheminement autours de moi! Certaines l'expriment assez violemment, persuaduées d'agir pour mon bien et pour me protéger de mes errements...J'ai tenté le dialogue, sans résultat. Alors avec elles, je fais "simplement" l'autruche et je m'éloigne lentement. Parce que personnellement, je sais que je suis dans le juste et même si je voulais "rentrer dans le rang" de mon ancienne vie avec ses codes et ses principes, je ne pourrai plus. C'est au dessus de mes forces ((-;C'est difficile parfois, quand ce sont des "amitiés" de 15/20 ans : j'oscille entre culpabilité, éventuel manque de remise en question de ma part, peur de perdre une relation...Mais dès que je me retrouve face à ces personnes, le même binz recommence jusqu'à celui de trop qui fait dire STOP!La prochaine étape c'est de dire STOP effectivement plutôt que de simplement disparaitre du paysage sans explication. Cela ne changera rien à la perception de la personne en face mais au moins, j'aurai le sentiment d'avoir complètement tourné la page. Bises, bonne journée
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M
je pense que dans ce type de situation, on doit agir en conscience et sans état d'âme. Nous ne pouvons prendre en compte toutes les blessures,nous ne sommes pas responsables des blessures des autres, blesser l'autre c'est aussi se blesser soi-même, mais commencer à se faire du bien c'est commencer aussi à guérir l'autre, donc j'agis au mieux pour moi en sachant que ce mieux aura un écho universel. J'agis avec amour, je pose ces actes avec amour, tendresse
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