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2009-07-21T23:02:00+02:00

L'Abécédaire de la voyante, C comme CADRE

Publié par Marie-Lore

Depuis tous petits, nous grandissons au milieu d’un cadre, celui de la société, de la famille ou d’une religion. Ce cadre a posé et défini nos valeurs. Il est notre référence et nous pousse petit à petit à réagir spontanément en copiant et transmettant au fil des ans, ce cadre aux personnes de notre entourage. Cadre qu’on nous a imposé enfant, sans que nous ayons eu ou pu avoir notre mot à dire : « Laisse passer les grands », « Ne fais pas trop de bruit », « Travaille pour te payer ta maison », « Maris toi et gagne ta vie » ; « Si tu demandes, tu n’auras rien ! »…

Une fois adulte, notre dure vie quotidienne nous amène parfois par la force des choses, à consulter un psy, un médecin humaniste, un coach, un accompagnant ou plus couramment à lire des livres nous aidant à nous découvrir, à nous remettre en question, à nous ouvrir à nos vraie envies, à décider de ce que nous avons envie d’être ou de vivre. Nous commençons sans nous en rendre compte à construire notre propre cadre avec nos valeurs fondamentales. Nous mettons en place petit à petit, les piliers importants qui encadrent le socle de ce que nous sommes vraiment, de nos envies, nos principes et notre intégrité. Et pourtant, un jour, on ne sait pas pourquoi, on étouffe! On ne supporte plus le quotidien.

Que se passe-t-il tout d’un coup ? Nous avions pourtant l’impression de devenir acteurs de nos vies ? C’est vrai nous étions entrain de construire notre propre cadre à notre mesure qui ne cessait de s’élargir et nous avons oublié de regarder dans quel cadre nous nous inscrivions déjà et si celui-ci était suffisamment grand pour contenir le nôtre avec nos envies, nos incertitudes et notre maturité galopante.

Les bords de notre cadre sont simplement venus heurter les bords rigides du cadre familial, social, maternelle, religieux ou professionnel dans lequel nous sommes inscrits depuis longtemps et nous avons juste battis le notre au beau milieu de l’autre qui existait depuis notre plus tendre enfance, depuis notre mariage, depuis la nuit des temps parfois… Notre évolution personnelle a fait que notre propre cadre s’est agrandit mais se retrouve freiné ou stoppé dans son élan par les bords d’un autre où il n’y a ni porte, ni fenêtre, ni bordure élastique pour s’en échapper… Alors que faire ?

Regarder ce cadre avec attention et constater si nous pouvons en sortir facilement, à quel prix et à quel moment pour continuer à bâtir tranquillement et poser le notre un peu plus loin sans avoir à fracasser l’ancien. Casser l’autre est un peu plus difficile à faire, souvent les vieux cadres sont très solides ou rigides et soutenus par bon nombre de gens même s’ils ne sont plus adaptés à ces mêmes gens qui n’en possèdent pas malheureusement de personnel et qui s’en trouveraient dépourvu alors ils s’y accrochent avec conviction. Ce fameux cadre peut se transformer alors en murailles infranchissables.

Lorsque nous sommes maître de nos choix et donc de notre propre cadre, nous pouvons décider de rentrer ou non et à quelle condition dans le cadre d’un autre en connaissant et acceptant ses obligations et en sachant qu’on est libre d’en sortir quand nous le jugeons nécessaire. Nous pouvons aussi choisir de proposer un autre cadre commun dans lequel nous allons être à l’aise. C’est en étant clair avec le notre que nous verrons à quel point les autres ne connaissent pas, ne maitrise pas le leur ou y ont dessiné un contour très flou. A nous de nous y positionner ou non, d’en accepter les règles ou de poser les nôtres clairement.  

Après on est  le roi de notre monde et on y invite qui on a envie d’y faire entrer… Et c'est le plus beau royaume du monde...

A vos pinceaux !

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commentaires
I
Merci Marie-Lore de ce joli texte. Oui, le cadre dans le cadre...
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D
Le cadre, son cadre, c'est la liberté et l'arrêt de la rumination. Quand on est dans son cadre, ou qu'on accepte le cadre de l'autre en conscience, par choix, on ne subit plus les choses, on devient acteur et franchement qu'est ce que c'est bon...J'ai longtemps était celle qui s'adaptait au cadre de l'autre en n'en faisant le sien sans m'en rendre compte, les attentes de l'autres devenaient les miennes... Et je râlais, j'étais très souvent en conflit et surtout insatisfaite de ma vie mais sans savoir pourquoi... Ce qui est génial quand on prend conscience de cette notion de cadre, c'est qu'on peut se rendre compte que le notre est quasi-inexitant et que du coup, on se conforme à celui de l'autre. Quand on a envie d'être bien, poser son cadre et s'y conformer devient vital, et petit à petit il prend forme avec nos envies et nos besoins et avec lui naît un sentiment de liberté et d'espace, on se sent un peu comme le maître du monde... Pour moi, ce qui m'oblige à sortir d'un cadre qui ne me correpond pas ou plus, c'est de me respecter et cette envie d'être heureuse dans tout ce que j'entreprend. Aujourd'hui, même si je n'arrive pas toujours à en sortir, je sais au moins quand c'est mon cadre ou non, après il y a toujours une phase de reflexion à savoir comment j'adapte ce cadre au mien et il m'arrive aussi de faire l'autruche... Pour mieux y revenir plus tard ;).Mais c'est vrai que pour poser son cadre, encore faut-il savoir ce que l'on veut et ce que l'on ne veux pas (ou plus), ce qui nous rendrait heureux ou mieux dans notre vie...Poser son cadre évite le ruminage, et d'avoir quelqu'un en bouc émissaire pour le mal être que l'on peut avoir au boulot, avec les amis et la famille...Moi, pour qui poser un cadre, c'était être rigide et s'enfermer, je me rend compte que c'est aussi une façon de s'aimer et de ne plus accepter n'importe quoi à n'importe quel prix, et pour couronner le tout, j'ai l'impression d'être plus écoutée et prise au sérieux... C'est le monde à l'envers;)). Si on m'avait dit un jour que je serais capable de faire ça, jamais je ne l'aurais cru...Gros bisous.Dom.
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H
je me suis rendue compte récemment que j'avais autour de moi un cadre qui ne me convenait pas, j'ai mis beaucoup de temps à le voir parce qu'il m'était très "familier", je peux même dire que j'étais doublement encadrer sans m'en rendre compte par le cadre des autres et teule cadre conditionnement que celà avait créer chez moi mais je l'avais tellement assimilée que je pensais en être le créateur.aujourd'hui je discerne de mieux en mieux le cadre dans lequel j'ai été élevé et que je ne veux plus mais que je laisse tel qu'il est et  j'en sors, je pense que je perdrais trop d'énergie à le briser, donc je préfère partir.le second cadre se sont toutes les limites que je me suis fixée moi même et que je ne voyais pas jusque là mais quand je me suis retrouvée à de vrais envies je n'ai pas pu nier ce cadre bien sécurisant que j'avais bati je me suis double illusionner pendant longtemps un de ma liberté par rapport à ma famille qui sans rien n'imposer à su distiller en moi une culpabilité qui m'a conduit à participer à des choses qui ne me plaiser pas et m'a immobilisé par peur de la trahirje me suis illusionnée sur ma propre liberté et ma capacité à suivre mes enviesj'apprends à déconstruire pour en faire un plus beau plus grand et qui m'épanouisse vraiment
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M
tant que je me suis battu contre mon cadre, j'ai eu l'impression de vouloir défoncer des murailles, c'est le jour où j'ai compris qu'il fallait que je l'aime pour qu'il a commencé à se dissiper.tendresse
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T
Mon voyage m'a permis de ne plus sentir ces cadres alentours dans lesquels le mien, qui se dessine mais est encore fragile, vient buter régulièrement. J'étais loin de tout. A mon retour, je me rends compte de très vite, je recommence à me cogner, où à coller des cadres qui ne sont plus les miens par peur. Mais maintenant, je m'en rends compte beaucoup plus vite et je rectifie le tir. Parce que comme tu le dis si bien, alors notre cadre devient le plus beau des royaumes, où on se sent divinement bien, pleins d'envies et de confiance en la vie. Je t'embrasse
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M
Voici un article qui tombe à pic. J'en suis au stade où j'étouffe. J'en suis au stade où j'ai envie d'agrandir mon cadre personnel, où je découvre d'autres possibles, d'autres horizons, d'autres "moi", d'autres envies, et où mon cadre actuel est beaucoup trop petit pour contenir tout ça. Et le cadre de mon mari, très solide et rigide (le cadre, mais le mari aussi !!!!) dans lequel je suis "enfermée" semble ne pas du tout être le même que le mien. Alors évidemment, ça coince de partout ! Voilà pourquoi je vais avoir besoin de toi !!!!
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D
Merci Marie lore pour cette "leçon" empreinte de sagesse et criante de vérité et je pense que tu pourrais y amener la notion de vigilance et de connaissance de soi et la dépasser par la connassance du soi.Je pense que ce cadre peut être à l'image de notre égo. Il peut être dépassé mais sans l'écrasser et remettre en question des milliers d'années d'évolution
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C
Coucou Marie-Lore,Vaste sujet que "les cadres" et pourtant on y pense peu! Mettre un cadre autour de la toile de notre vie représente un travail de longue haleine: identification, remise en question, mettre à plat nos propres valeurs, construction de nouveaux paramètres basés sur nos valeurs. Qui bien sûr évoluent, donc le cadre doit suivre...Heureusement que tu es là pour nous aider à recadrer en identifiant les causes de nos essouflements, de nos étouffements.Je t'embrasse.
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