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2012-02-19T14:43:00+01:00

Ça ne sert à rien !

Publié par Marie-Lore

20084163

J’ai l’impression ces dernières années que tant que notre travail ne nous rend pas heureux  ou à ne nous sert pas à aider les autres à être heureux, on a l’impression que ce que ce que nous faisons dans notre vie professionnelle ne sert à rien. Et on s’y sent de plus en plus mal… On arrive plus à jouer le jeu.

J’aimerai connaître votre ressentis sur la question si vous êtes salariés ou si vous avez quitté le monde de l’Entreprise.

Merci à tous et bon week-end!

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commentaires

Wonder Woman 20/02/2012 21:54


J'ai réfléchi avant de commenter car pour ce qui me concerne, je suis en plein changement de vie...Je ne suis pas encore indépendante et je suis encore attachée à l'entreprise pour laquelle j'ai
travaillé pendant quelques années ( 20 ans exactement..). Ce qui a significativement changé ma vie est la prise de conscience que j'ai été manipulée pendant toutes ces années, que j'ai donné le
bâton pour me faire battre en faisant preuve de grosses colères et que finalement, un petit bout de moi qui n'a jamais accepté ces situations de négation de moi-même... Alors, oui, je sais que
les choses changent parce que j'ai fait le choix de me remettre au centre de ma vie, de rectifier la trajectoire du tir que j'ai fait depuis toutes ces années... C'est difficile car il y a les
enfants- j'en ai 3 dont 2 ados et des charges à assumer..


Mais accepter de changer, d'assumer ce changement et de faire les choses en conscience est une vraie victoire. Il ne s'agit plus de perdre, de gagner mais de se respecter, de se dire que ce qui
se passe est juste et que c'est une manière pour l'Univers de me mettre face au choix de la Responsabilité ou de laisser faire.. Les choix que j'ai faits ces derniers mois ne permettent de penser
que j'ai raison d'être ou je suis aujourd'hui.. Et bien sur, il me faut dire Merçi aux gens qui ont accepté de m'accompagner même quand je n'ai pas clairement dit que j'avais besoin d'aide..Ils
ont patienté à mes côtés et ont attendu les paroles adéquates.


Everything is gonna be alright...Je le vaux bien.

Hadda Djeribi-Benkobi 20/02/2012 21:25


Etre à mon compte, c'est génial.


L'état des autres, c'est un mélange de résigniation, d'obligations que l'on prend comme justifications pour ne pas bouger, une désorganisation de la structure qui pése sur le moral, le sentiment
de ne pas réellement faire le travail pour lequel on a signé mais de gérer les urgences.


La différence entre ce que j'avais connu et ce qui se passe aujourd'hui c'est que des personnes bougent de façon individuelle sans revendication,  prennent leur vie en main sans chercher à
convaincre, seulement pour eux, souvent des hypersensibles qui se sont fait rincés, puis ont vécu un déclassement qui a fini de les achever.

Françoise 20/02/2012 19:53


Je n'ai pas choisi ma branche - secré-taire - j'y suis arrivée toute dirigée dedans...merci les profs et les racines. Le seul plaisir initial a été que je révais de
savoir taper à la machine. C'est fait.


Il y a 2 ans, j'ai mal vécu une modification dans mon poste de travail - pas fait le bon choix mais y avait-il vraiment un choix à faire, des appréhensions aussi,
que j'ai laissées me paralyser. Résultat, peu à peu j'ai pris conscience à quel point je n'avais plus envie de ça : ennui total et  être 10 doigts sur un clavier toute la journée à
disposition de. j'ai fini par réaliser à quel point je n'aimais plus ce que je faisais, (si je l'avais aimé un jour...). il était évident que je n'étais plus en accord avec ce que je faisais. Je
vois autour de moi, mes amis, comment ils sont émotionnés en fonction de leur relation avec leur supérieur. ça fait quand une majorité d'heures de notre journée alors ne peut-on pas se dire que
ça pourrait être autrement ? Dans la joie le plaisir et en accord avec soi ? Est-ce un doux rêve ?


Alors j'essaie de me nourrir d'autre chose, "un espoir" parce que je ne suis absolument pas résolue et que je ne veux pas être résignée à rester dans ma case et que
je veux bâtir mon truc à  moi. ça me nourrit... on verra bien où ça me mènera...


très bon thème de discussion, Marie-Lore


 


 

Tristan 20/02/2012 13:47


Youpi, je peux enfin mettre un commentaire ici. J'avais envie de répondre à Christine. Comment faire quand on est dans une situation où on est coincé avec des charges, pas de soutien pour changer
de vie ? 


J'ai vécu la même chose, des grosses charges, pas de soutien financier et j'ai changé. Je ne voyais pas la solution mais j'y ai cru et la solution est venue toute seule. Alors la première chose,
je crois, c'est d'y croire. Ensuite accepté de l'aide pour se faire aider sur un chemin que l'on n'imagnie pas, ne concçoit pas, pour passer du fantasme à l'expérience.


 


 

Marie-Lore 20/02/2012 15:06



Merci de trouver le temps, tes mots sont toujours utiles. 


Plein de bises à toi!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! :0049:



Azedine 19/02/2012 23:23


Bonsoir,je viens témoigner sur le sujet.J'ai du quitter mon emploi suite à une maladie professionnel, le combat face à toutes les administrations a été d'une souffrance abominable,j'avais
en face de moi que des personnes qui me rendaient responsable de ce qu'il m'arrivait aucune aide de leur part,ainsi que mes collègues avec qui je travaillais depuis 22 ans! la famille n'en
parlons pas à part mes deux enfants de 17 ans et 13 ans qui mon soutenue. Aujourd'hui c'est avec pôle emploi que je me bat pour retrouver un emploi ou créer ma propre entreprise mais seul
face à cette société individualiste dur dur! Même avec les pensées les plus positifs.Malgré tout cela je continuerais à aider les personnes qui sont dans le besoin en espérant que les
mentalités évolueront. Merci Marie- Lore pour ce magnifique blog qui m'accompagne chaque jours,et,me donne encore la force de me battre,pour tout le temps et l'amour que tu partages avec tes
semblables.Bien cordialement  Azedine   

Marie-Lore 20/02/2012 15:04



Merci Azedine.


C'est cela que je trouve incroyable, c'est qu'on se tait en groupe au lieu d'aller communiquer ensemble à qui de droit ce que l'on pense et on a envie de
dire pour se sentir mieux. Au lieu de cela, on lisse, on se plaint et on rale en groupe à part. Cela ne règle rien et nous laisse dans l'embarras. 


Merci de ce témoignage. Bon courage!


Marie-lore



nathalie 19/02/2012 23:22


bonsoir, je travaille pour une société de l électroménagé, et pour ma part je me sent utile de fabriqué pour la clientèle. je sais que ça va leur rendre service dans la vie de tous les jours.

Marie-Lore 20/02/2012 15:00



Génial, c'est agréable comme sentiment d'être utile! Merci Nathalie! :o)



racontotte 19/02/2012 22:28


Nous tenions un garage, on faisait des heures !!! toujours à la disposition des gens , le weekend, parfois la nuit, parfois les jours de fêtes, on allait chercher les voitures, mes employés
mangeaient avec nous le midi, 3 enfants à m'occuper, mon père aussi à la maison, mais je vous jure que j'étais heureuse, je ne voyais pas le temps passer. Je revois encore de temps à autre mes
employés qui viennent manger pour se retrouver, maintenant je suis assistante familiale, j'accueille des ados très difficiles et pourtant je suis là , j'y crois, je ne pourrais pas faire un
travail sans pouvoir m'investir .......... je ne sais plus qui disait faites un métier qui vous plait et vous n'aurez jamais l'impression d'aller au travail!!! Bonne devise


 

Marie-Lore 20/02/2012 14:58



Bonjour Racontotte, 


Quelle histoire! Quand on aime, on ne compte pas!!!! (les heures et ça c'est vrai ;o))


Merci de votre témoignage!



Florence 19/02/2012 20:15


Lorsque j'étais salariée, j'ai quitté des sociétés lorsqu'elles ne correspondaient plus à mes valeurs. Déjà à l'époque, je privilégiais l'ambiance et le sens de mon travail plutôt que le salaire
lui même.


Après avoir arrêté mon activité salariée pendant 15 ans, j'ai dû me remettre dans la vie active suite à mon divorce. L'effort que cela m'a demandé de bouger dans ma vie personnelle est peut-être
comparable à l'effort que cela demande d'envisager de changer de job lorsque celui ci ne convient plus. J'ai eu très peur de bouger mais finalement j'ai compris ensuite que le pire c'était
avant et non pas après.


Aujourd'hui, j'ai créé mon (mes) activités. J'en connais le sens profond, ce que cela m'apporte et ce que cela peut apporter aux autres.


Cela ne s'est pas mis en place d'un coup de baguette magique. J'ai fais un travail sur mes freins (le jugement des autres et celui que je portais sur moi également) et mes peurs (qui étaient
énoooormes). Cela m'a demandé d'accepter de me faire accompagner, d'être dans la constance et la patience mais je ne le regrette pas, au contraire.


Mon ressenti sur la question est que cela me procure un épanouissement profond, le sentiment très agréable de me sentir au bon endroit. 

Marie-Lore 20/02/2012 14:57



Merci Madame Bon Plan de ton témoignage!


Il y a plus de 15 ans, je suis passé par une phase difficile où tout à planté... A l'époque personne ne se proposait à aider les particuliers. J'ai ramé
seule pendant des mois en ayant l'impression de n'avoir qu'une seule rame... Bref j'ai tourné en rond un bon moment...


Aujourd'hui, on commence à demander de l'aide. Ouf quel soulagement. Arretons de croire qu'on peut tout faire seul.


Merci à toi! Des bises!



Francoise 19/02/2012 19:51


Ma vie professionnelle a commencé chaotiquement. J’en ai fait des p’tits boulots : vendeuse, serveuse, télémarketing, secrétariat, graphiste et même une saison de femme de
ménage!!!


Mais ce n’est pas la pénibilité ou l’ingratitude de certains boulots qui me pesait même si je savais que je n’aurais pas fait cela toute ma vie, c’est l’ambiance au travail qui me le rendait
insupportable et qui me minait.


Cela a souvent fini en démission sur le champ un jour de trop plein, je rendais mon tablier et  "je vous emmerde!.." (passez-moi l’expression, mais je le pensais comme cela…). J’ai un très
mauvais souvenir des petites entreprises familiales où j’ai travaillé., les femmes des boulangers, oh mon dieu, elles m’en ont fait voir, après m’avoir affublé d’une ignoble petite blouse à
volant obligatoire, on me formait au passage de serpillère, le lavage des carreaux, c’était humiliant et jamais bien fait malgré ma bonne volonté mais heureusement mon sale
caractère me libérait de la mégère!


Plus tard sur ordinateur dans des bureaux, mon travail aurait pu être plus épanouissant mais je trouvais ma satisfaction dans mon perfectionnisme, je suis incapable de faire quelque chose en m’en
fichant. Par contre si l’ambiance et les relations se dégradaient, la cela devenait insupportable pour moi, à m’en rendre malade. Et bonjour les torticolis, aigreurs d’estomac, excéma, j’en passe
et des meilleures.


Quand je repense à tout cela, je savoure ma liberté , mon travail que j’aime et qui me motive, mon indépendance. Merci la vie!

Marie-Lore 20/02/2012 14:54



Merci de venir parler de ce "sale caractère" (merci!!! j'ai un peu le même sur le sujet ) qui aide bien à refuser l'inacceptable!


Oui la liberté est trop bonne à déguster.... au quotidien quand on est à son compte et qu'on y croit! ;o)



Thalie 19/02/2012 18:57


C'est à force de me dire "à quoi ça sert ce que je fais? - à rien", que j'ai décidé de quitter ma boite il y a plus de 4 ans. Mon boulot m'ennuyait, effectivement, depuis un petit moment et
j'avais envie d'autre chose mais sans vraiment savoir quoi.


L'élément déclencheur est arrivé le jour où des évènements sont venus heurter de plein fouet mes valeurs. Je devais contribuer à réaliser un plan social que rien ne justifait, hormi la cupidité
et l'avidité des dirigeants. Le tout soutenu par un manipulateur prêt à écraser tout sur son passage pour assurer son poste, la position et l'argent qui allaient avec.


C'est aussi à ce moment là que je me suis rendue compte que pendant les 7 ans passés dans la boite, j'avais peu contribué à aider les autres. Du moins c'est encore mon ressenti aujourd'hui. Mon
temps passait dans la gestion de l'administratif mais rien qui aident les salariés à se sentir bien dans leur job et dans la boite.


Avec le recul, je ne regrette absolument rien. Cet épisode m'a permis d'enclencher un virage à 180 degrés et d'oser enfin explorer des pistes qui me tentaient mais me paraissaient inaccessibles.
J'ai crée mon activité en auto-entrepreneur après avoir compris et admis  que l'entreprise n'était plus pour moi. Je me suis encore demandé à quoi je servais pendant longtemps, parce qu'il
m'a fallut créer mon positionnement professionnel à partir de mes envies et de mes valeurs. Pas évident quand on veut fonctionner autrement et qu'on est formaté par un moule, une éducation et des
années de travail en entreprise. 


Sans ton accompagnement et celui de Tristan, je n'y serai pas parvenue. J'aurais jeté l'éponge à un moment et serais retournée, la mort dans l'âme, en entreprise; persuadée que je n'avais pas
d'autres choix. Je me serais remise à attendre avec impatience les week ends et les vacances; et en me disant que j'en ai encore pour 30 ans à tirer d'un métier qui ne m'épanouit pas et qui
pourtant, occupe 80% de mon temps...


Aujourd'hui, cette question je ne me la pose plus. Et je suis chaque jour de plus en plus heureuse et épanouit dans ma vie, enthousiasmée par le champs de possible qui s'offre à moi (et encore,
je me mets pleins de barrières et j'ai encore trop de peurs qui m'empêchent de...).


Si tout ceci était à refaire, je referai tout pareil.Je partirai même un peu plus tôt. ((-;


Bises, merci

Marie-Lore 20/02/2012 14:52



Courageuse Thalie! Je t'admire dans ton parcours. Sans tout ce travail que tu fais au quotidien et ces remises en quastions de dingue, tu ne serais pas
là. Bravo à toi.


Gros gros bisous la nomade ;o)



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