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2011-08-31T09:17:00+02:00

Je change ma vie parceque la vie me change (4)

Publié par Marie-Lore

Ce 2ème arrêt sera de 15 jours pour commencer avec prescription d’anti-dépresseurs et d’anxiolytiques. Je suis au bout du rouleau, le cerveau que je sens cramé. Je passe mes journées à dormir, à me reposer et rester couchée. En fait, je me lève pour Poussin, préparer le petit déjeuner et une fois tout le monde parti, je m’allonge sur le canapé du séjour. Mon premier wagon rentre le midi pour s’assurer que je me suis levée, pour me parler, me faire émerger et repart dans l’après-midi. Tout comme le 2éme wagon, qui se fait très présent lui aussi. Il est tellement content de ne plus avoir à manger à la cantine !! Mais ils sont quand même effrayés de me voir dans cet état mais tâchent de me protéger. Les problèmes à l’école disparaissent. Mon Poussin ne réagit pas très bien à mon état mais j’essaye de la protéger afin de ne pas tout gâcher. Je suis en colère, très en colère. Je suis arrêtée et mes collègues vont au travail, font leurs preuves. Et puis, le temps va faire son travail, je vais découvrir un autre rythme : mon rythme..

Je regarde la télé, je dors, je fais la sieste, je vais chercher la louloute à l’école, les garçons sont ravis de me savoir à la maison. Et je commence à penser à ce qui s’est passé. J’essaie de mettre des mots sur ce bouleversement : Qu’est ce qui a pu faire que je me suis écroulée, désintégrée ? Ces premières semaines sont quand même dures. Je me détache de tout ce qui donne de moi une certaine image de moi, Béatrice. Wonder Woman ne rugit plus…Elle a rangé son fouet et son costume d’amazone : elle est en mille morceaux, la dame !! Cela me fait paniquer et je retourne à un état que je connais, que je sais être : une mère

Je me rapproche des enfants, j’amorce un autre dialogue avec eux. Je vais gratter du côté des garçons, parler orientation et d’autres petites choses, dire (sans fâcherie, enfin !) ce que je pense. Je vais commencer à leur dire, à leur montrer que je les aime, que je serai toujours là pour eux. Je me bats à leurs côtés quand la menace est réelle. Mon Poussin, je me rapproche de lui, à pas léger, à petits pas. Il y aura du câlin en pagaille, des rires, des sourires…et de l’apaisement et ce sentiment d’être une vraie famille et non plus, une image que tout le monde attendait des enfants et de moi : genre des enfants qui s’arrachent pour l’école mais sans se poser de questions, sans se positionner. Moi, qui aies toujours dirigé, donné des directives et hurlé en cas d’échec, je lâche du lest.

Là est l’étape importante : Je me suis reposée, le sommeil a été vraiment  réparateur. Ne pas continuer à fréquenter l’environnement toxique qu’est mon travail. Cela me permet enfin de lâcher du lest. Premier acte de recouvrement de mon jugement : Je me remets à la lecture.

Oui, moi qui aies toujours aimé la lecture, l’écriture et tous ces supports, je m’étais éloignée de cela, incapable de me concentrer. Et ça me rendait triste, je me sentais dépossédée de cette possibilité d’acquérir un savoir, une échappatoire…Article de journal, post sur un blog, littérature classique, livre ne m’accrochent plus depuis plusieurs semaines.

Et là, pendant cet arrêt qui se prolonge de semaine en semaine, je retourne vers ce loisir. Je sais que je dois passer par là, c’est pour ce qui me concerne, un « médicament », un moyen de me guider vers la guérison, un apaisement. En reprenant cette activité, je vais comprendre, apprendre et savoir..

Le déclic va se faire avec «  Travailler à armes égales – souffrance au travail : comment réagir ». Je dis déclic mais l’expression exacte est prise de conscience.

Rappelez-vous, je suis allée voir Chief fin 2010 et à la lecture de mes bilans et à mon entretien avec elle, il est évident pour elle que je suis l’illustration d’une discrimination. Je suis, à l’époque, incapable de l’entendre et de l’accepter. C’est trop me demander et comme je l’ai écrit un peu plus haut, la discrimination fait référence au sexe et au « teint » pour employer une expression neutre.

On se retrouve 6-8 mois plus tard, je suis à l’arrêt depuis quelques semaines et je trouve ce livre à la FNAC. Et j’y trouve les mots, les divers cas qui correspondent à ce que je suis en train de vivre. Je comprends qu’un salarié a des droits et des devoirs mais un manager a lui aussi des devoirs envers son ou ses collaborateur(s). Je comprends que le management d’aujourd’hui est lié à un système d’objectifs, lui-même lié à de la rémunération. La reconnaissance, le courage et la responsabilité ne sont plus reconnus comme des valeurs. Je lis que ces valeurs peuvent être balayées, annihilées. La frontière avec la manipulation, le non-dit qui peut être illustré par une vraie mauvaise foi et ces mêmes valeurs est aussi épaisse qu’une feuille de papier. Lorsque la communication entre le salarié et la hiérarchie –salarié qui, lui, se sent impliqué dans son travail, a des responsabilités, ou les prend sans qu’on lui demande, ou encore fait tellement bien son travail- se brouille ou fait défaut, il peut arriver des situations de blocage, de discrimination parce que justement il est jugé trop bon, trop honnête, trop transparent.

Les valeurs de ce salarié qui lui servent de rempart deviennent du sable face à ce qui lui est renvoyé : un manque de respect de son intégrité, une reconnaissance qui ne vient pas, un silence assourdissant, des mensonges, des non-dits, un évitement. Et l’une des illustrations fréquentes du comportement de celui qui s’écroule est la décompensation (beau terme pour dépression !!), une perte de repères et une fatigue qui n’en finit plus.

Je vais aussi lire « le harcèlement moral » de MF Hirigoyen et enfin « le harcèlement moral » d’Ariane Bilheran. Ces 3 livres ont un effet salvateur sur moi. Je comprends enfin ce qui m’arrive. Je ne culpabilise plus, je ne pleure plus et je comprends enfin ces mots de Chief, la direction qu’elle a prise et ce qu’elle a voulu me montrer. Ses explications trouvent tout leur sens. C’est à ce moment-là que le lâcher-prise total a lieu : une compréhension claire et sans appel, une vraie renaissance et une grande bouffée d’air après une période d’apnée qui a duré, duré, duré…Ne plus pleurer, ne plus sentir son cœur s’emballer à évoquer l’entreprise où on travaille, être posée et comprendre enfin tous ces comportements et ces manquements et les accepter comme tels. Sentir que mon corps me m’échappe plus mais qu’il est devenu mon ami. Sentir que je suis une personne qui est tout le contraire de ce que l’on a voulu me faire croire, sentir ces racines pousser en moi. Cette prise de conscience va me permettre de terminer ma traversée du désert.


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2011-08-30T17:11:00+02:00

Je change ma vie parceque la vie me change (3)

Publié par Marie-Lore

SDC18790L’été 2010 arrive et toujours les discussions sur le corps. Mes résistances sont toujours là. Les enfants passent tous dans la classe supérieure, même mon premier va au lycée contre toute attente. Ce n’était pas gagné, pourtant !! Et moi, je suis plus que fatiguée, je suis même rincée. Mais je continue à rester debout, à lutter, à batailler…Jusqu’à ce jour, ou Madeleine, lors d’une séance, me dit « Tu sais, j’organise des séjours de bien-être au Maroc. D’habitude, j’emmène les participants habituels mais là, il y a 5 annulations. Et donc, j’ai une place pour toi..Mais on en reparle à la fin de la séance ».

Je me sens déstabilisée par cette demande, je me mets à faire du tricot sévère mais bon, elle me pose les bonnes questions et je la suis au Maroc. Je dirais même que l’Univers m’a filé un sacré coup de main : réunion de travail mensuelle annulée, mon papa vient garder les wagons, je bénéficie d’une facilité de paiement pour ce voyage qui aura lieu en Octobre 2010.

Je ne vais pas raconter mon périple de nouveau mais la prise de conscience a été réelle à cette période là. Pendant ce séjour, j’ai eu mes premières séances de reiki. Le résultat est que ce qu’il y avait au fond de moi est remonté. A cette époque a eu lieu mon premier pas dans la vraie vie, vers le changement. J’ai mis du temps à digérer les évènements du Maroc. La Wonder Woman que j’étais était en train de devenir une autre personne. Une personne normale, posée, droite dans ses bottes : le début du vrai Moi.

Au mois de Novembre 2010, je vois Chief pour un premier entretien. On s’est vues au Maroc et puis, on a parlé de ce qui m’arrivait au travail. Cet entretien va durer près d’une heure quarante cinq. Cette séance de travail va tourner autour des entretiens de fin d’année et de pouvoir décrire dans des mots simples ce qui m’arrive. Je dois préciser que j’ai accepté de quitter ce travail, je comprends que je n’y ai plus ma place et que ce travail ne me rendra jamais ce que je lui ai donné. Chief est très étonnée de lire mes entretiens qui sont en complète inadéquation avec ce que je vis. Elle conclut que la situation que je vis n’est pas une situation normale : on ne demande pas à une personne d’évoluer sans rien lui donner. Et chose très importante : elle me parle de discrimination. Parce que ce que je vis porte un nom et c’est celui-là. C’est un vrai tremblement de terre pour moi. Au regard de ce que je suis, ce terme me dépasse, je n’arrive pas à aller au-delà…Chief comprend ma réaction et me laisse le temps de la digestion.

J’ai écrit le récit de mon voyage au Maroc, raconter les enseignements que j’en ai tirés, les expériences que j’ai vécues. Love Reporter en a fait un film magnifique dans lequel je suis une belle personne et je semble si posée, je parle calmement d’une tempête que je viens de vivre. Je n’oublie pas Alan Shore et sa dédicace sans parler de Madeleine qui, en une phrase, a fait de moi, une personne importante et vraie. Je suis vraiment touchée par l’image que je renvois.

Côté Travail et Famille, ça secoue. Ca secoue même très fort mais je reste debout. Ca fait plus mal que d’habitude aussi. Mon année professionnelle n’est pas du tout à l’image de la précédente : j’ai tout fait pour me protéger et la parade que j’ai trouvée est de me refermer, de me centrer sur mon travail et de devenir hermétique, penser à moi et à rien d’autre…Alors, autant je serais touchée par ce film et ce que l’on y voit, autant je serais détruite par un bilan de fin d’année houleux et un résultat estimé calamiteux. Les fêtes de fin d’année se passent, le mois de Janvier défile et je me rends compte que je n’y arrive plus. Chaque jour devient un supplice, les douleurs et les maux de tête apparaissent. Je me remets à manger frénétiquement des bonbons, des gâteaux, des viennoiseries. Je serre les dents. Il y aura aussi cette tragédie qui aura un fort impact sur moi mais dont je n’aurais pas conscience avant un long moment.

La première alerte arrive fin Janvier : Je vois ma Folle qui me dit alors « Stop. Ca va trop loin. Vous ne pouvez pas y retourner, pas maintenant. ». S’ensuivent 15 jours d’arrêt que j’estimerais largement suffisants et je retournerai au travail avec la ferme intention de bâtir cette présentation pour la venue des membres du Comité dont je m’occupe. Ben oui, Wonder Woman  fait des siennes « M’avez eu ce coup-ci mais c’était un coup pour rien. Vous avez oublié qui je suis ? Z ‘allez voir ce que vous allez voir !! ». Cette présentation, que j’aurais préparée de bout en bout, sera très bien et m’apparaitra comme mon Graal. Je serai chaleureusement remerciée pour ce travail par toutes les personnes présentes sauf…mon supérieur hiérarchique. Cela me blesse mais je serre les dents, une fois de plus. La fatigue est là, chaque jour. Je sens mon corps se dérober : je deviens agressive, je ne suis pas patiente avec les enfants, je suis devenue intransigeante avec eux…En somme, je pars en vrille, rien ne va plus. Cet état va durer un mois et demi.

 Et à l’annonce du Plan de Promotion, j’insiste pour savoir ce qui n’a pas fonctionné, ce qu’il aurait fallu que je fasse pour avoir de la reconnaissance. La réponse est lapidaire « Pour les ETAM, il faut comprendre que les augmentations individuelles de salaire concernent les collaborateurs qui se sont impliqués dans leur travail ». Je n’arrive pas à surmonter cette remarque, comprenant que mon implication et mon savoir-faire ont fait de moi un petit soldat, celui que l’on considère comme quantité négligeable, chair à canon ou encore dommage collatéral..A ce moment-là, c’est la chute : un coup de fil où je suis en pleurs à Chief, je suis tellement perturbée qu’elle va passer un moment avec moi au téléphone à me faire reprendre mes esprits et à me déculpabiliser, elle va m’aider à rester dans mon cadre et à décider de ce qui va advenir. Mais surtout, elle est là, elle est patiente et elle fait de moi quelqu’un  qui est important, me fait constater que je suis en train de me gâcher, de m’abîmer et que cela ne peut pas continuer sur ce chemin. A cela on ajoute une crise de nerfs et on aboutit à un 2ème arrêt avec sommation de la part du médecin de me reposer et de prendre du recul et de continuer à aller voir la Folle.


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2011-08-29T09:04:00+02:00

Je change ma vie parceque la vie me change (2)

Publié par Marie-Lore

   - « Mais non, ça se passe bien, X et moi, on s’entend très bien, on est sur la même longueur d’onde, je ne vais pas la planter, tu le sais, je suis clean, ça va bien se passer.. »..Ca, c’est la Wonder Woman du moment qui parle, moi en l’occurrence.

            -« Oui, je comprends bien. Mais il ne s’agit pas de toi. C’est elle qui te laissera tomber » me répond Madeleine, toujours avec de la douceur.

Dans ces moments-là, le premier sentiment est de l’incrédulité. Ben oui, j’ai fait un super boulot, mon bilan de fin d’année est tellement énorme que je me dis que le prochain palier est d’être le bras droit du PDG…Je suis The Best..Alors, je soutiens à Madeleine que non, ils vont reconnaitre ce que j’ai fait et que je continue à faire un bon boulot. On se quitte avec la mise en place du coaching et mon 1er devoir : Noter pendant un mois mes valeurs fondamentales sur moi, les enfants, la famille, les amis, le travail, le Chéri. Ce dernier, le Chéri, c’est du grand n’importe quoi !!Mais c’est une autre histoire..

Ce premier travail que Madeleine m’a demandé se révèle fatiguant. Chaque jour, écrire mes valeurs me demande une sacrée énergie. Tellement que je me décide à le faire lorsque je suis dans ma chambre. J’y arrive finalement..Les séances de coaching continuent. 

En Avril 2010, j’apprendrai qu’au titre de l’année 2009, je dois me contenter des augmentations générales de salaire, que je dois passer mon tour puisque j’ai bénéficié d’un changement de coefficient dans l’année. Et puis, « il faut récompenser tout le monde ».

Madeleine ne s’est pas trompée. Je vis cette décision comme une trahison, une vraie humiliation. Cette décision me blesse tellement que je suis vraiment sonnée. J’ai le sentiment de me perdre. Au fur et à mesure de l’année, je continue à travailler, je dirai même à cravacher parce que je cours encore et toujours après cette reconnaissance qu’on me refuse. Après tout, je veux leur prouver que « je le vaux bien!!»

 Les enfants, eux, dérapent. Nos rapports se tendent, deviennent difficiles. Moi, je n’entends pas, je n’écoute pas. Je m’écoute, Moi, avec une réussite que j’exige de la part des enfants, une honnêteté que je garde dans mon travail et que je traduis par une exigence et même plus envers moi-même. Mais je ne plie pas, je ne lâche pas. Madeleine commence alors à faire des incursions sur le corps.. 

Je m’explique : Madeleine, depuis le début du coaching (et même avant), me parle de la tête mais aussi du corps. Elle m’explique que je dois replacer le corps à la juste place qu’il doit avoir, que le repos est essentiel et vraiment nécessaire. Mais moi, lorsque l’on me parle du corps, je me fige. Mon corps, il faut le laisser ou il est. Tout ce que je lui dois, c’est de le nourrir (de manière alimentaire), le laver (hygiène oblige) et être correcte envers lui. Et quand les cernes et la boutons apparaissent, faire preuve d’une vraie technique de nana qui fait de moi « the Face » : faire totale confiance à M.A.C.

A chaque séance de coaching, cette incursion sur le corps a lieu, toujours en douceur ou lorsque la séance est un peu difficile, c’est fait de manière humoristique. Je suis ravie de ces séances de coaching, je dis tout ce que j’ai sur le cœur, je parle de tous les évènements qui m’arrivent, qui me touchent, qui me mettent en colère. Madeleine me pousse à me poser des questions, à me remettre au centre de mon monde, à prendre la place qui me revient. Chaque pas est un petit pas vers Moi et le temps, dans ces moments-là, on ne court plus après, on en fait complètement abstraction..Il n’existe plus.

(A suivre...)


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2011-08-28T16:57:00+02:00

Je change ma vie parceque la vie me change 1

Publié par Marie-Lore

 

la-vie-est-bellePar Béatrice, ma vie AUTREMENT

J'ai assisté, il y a quelques temps, à un apéro Autrement. Laissez-moi vous expliquer le concept…C’est Chief, la pro des Ressources Humaines qui a lancé ce rendez-vous qui réunit diverses personnes qui souhaitent évoluer vers un…Autrement, un chemin de vie professionnelle en adéquation avec l’inspiration et l’intégrité de chacun. On y discute, on parle de ce qu’on vit, on pose des questions. C’est convivial et en plus, on y fait des découvertes culinaires !!

Finalement, Chief m’envoie un message quelques jours auparavant me proposant ce rendez-vous en me disant que ce serait bien que je sois présente, que ce moment correspond, selon elle, à ce chemin que j’emprunte depuis quelques temps. J’accepte l’invitation avec joie et aussi un petit peu d’appréhension, il faut bien l’avouer..Qu’est ce que je vais pouvoir dire ? Surtout qu’en ce moment, j’ai le sentiment d’avancer à l’allure d’une tortue et puis, cette lettre que je dois écrire…Je n’ai pas le sentiment que j’ai quelque chose à partager..Mais bon, je ne veux pas être le Calimero de service et je me dis que je prendrai plein de bonnes choses pour moi et que cette agape ne peut me faire que du bien….

Et puis, Goethe a dit  « Quoique tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie ». 

Je me fais belle et je me rends le cœur léger chez Madeleine, l’Apéro a lieu chez elle. On se retrouve à une dizaine de personnes : il y a Alan Shore, Chief, Madeleine, Cahier d’Amour Girl, Love Reporter, Monsieur Astro, d’autres personnes que je ne connais pas et…moi. On s’installe, on papote un peu et Madeleine, dans l’attente du dernier participant, lance un tour de table :

        « Et si on se présentait ? »

Cahier d’Amour Girl commence, Alan Shore continue et arrive mon tour…

Il n’est pas facile de dire les premiers mots parce que je ne sais pas vraiment par ou commencer et lorsque j’ouvre la bouche, un flot ininterrompu de mots en sort pour faire part de mon vécu et ou j’en suis aujourd’hui…Alors, comme on peut entendre parfois, « je vais vous raconter mon histoire ». 

On est fin 2009. Cela fait un peu plus d’un an que j’ai changé de poste et je suis assez secouée par les évènements liés à mon travail : une crise financière mondiale, le service dans lequel je travaille est pas mal bousculé. La personne qui me formait a quitté l’entreprise il y a peu. Et puis, mes wagons, surtout les 2 premiers, font déjà de leurs, ce n’est pas facile parce que j’ai tellement l’impression qu’ils étouffent dans la vie que je leur offre. Je m’en veux de ne pas y arriver, mais je me bats…

Pour ne pas changer depuis toutes ces années, je fais face. Je suis la plus forte, quand on me met des coups, je ne baisse même pas les yeux et d’ailleurs, je roule des biceps « Même pas mal !! ». Je vais au travail, je me plie en quatre pour être à la hauteur du poste que j’occupe. Je veux plus que tout être reconnue pour mon travail et je fais tout ce que je peux pour que cela se passe bien à l’école pour les enfants.  Rien ne doit déborder, surtout pas !!. Je le répète, je suis la plus forte et je fais face. La fatigue est pourtant là mais je ne lâche pas.

Le 22 Décembre 2009, je vois Madeleine. J’ai insisté pour avoir un rendez-vous avant le fin de l’année et puis je SENS que c’est en train de bouger mais je ne comprends pas, je n’arrive pas à mettre des mots dessus. On se voit enfin, on discute, on parle de ma vie, de ce qui s’y passe. Elle me propose alors que nous nous voyions plus régulièrement, un coaching. Je dis « Oui !! » d’emblée, je suis contente d’être suivie, je me sens un peu moins seule. Je dois préciser que Madeleine me dit une chose qui aura un impact significatif sur la suite des évènements.

 Ah oui, tu as eu une augmentation !!Et tu es contente ?? Très bien, très bien mais je dois te dire que ce sera la dernière ». Tout cela d’un ton doux, bienveillant et clair.

(A suivre....)

         

 

 

 

 

 

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2011-08-27T09:12:00+02:00

Ma vie Autrement

Publié par Marie-Lore

J'ai reçu un long témoignage d'une personne que je suis en coaching depuis quelques temps.

Cette femme me touche. Elle fait un travail de transformation de vie et de remise en question extraordinaire et courageux. Mère de 3 enfants, célibataire, elle est belle, forte, courageuse et a toujours eu une envie profonde et sincère de mieux réussir sa vie. Elle n'était pas malheureuse quand je l'ai reçu la première fois en consultation de voyance, il y a quelques année. Elle avait simplement comme bon nombre des personnes qui viennent à moi, envie de mieux comprendre les évènements et d'avoir un meilleur éclairage sur les blocages et les répétitions dans sa vie. Ayant toujours décidé consciemment pris le partie d’être créatrice, je la voyais pourtant subir à contre cœur inconsciemment un état de victime : Victime du système, victime de son éducation, de ses croyances, du manque d’amour des autres… Elle, si généreuse, douce et bienveillante. Seulement on ne lui avait jamais permis de se plaindre, d’exister ou tout simplement de dire stop à la manipulation. Elle encaissait les coups durs comme si c’était normal, sans rien dire, en pansant ses plaies toute seule dans un tout petit coin.

Son récit est génial parce qu’il parle de ce que beaucoup vivent, vous, votre voisin, votre collègue de bureau peut-être. Je lui ai demandé si je pouvais le publier sur fée minine avant qu’elle sorte un jour son livre :o)

Elle a le don de faire passer des émotions et la réalité de sa vie, la sincérité, il n’y a rien de mieux !!

Béatrice se fait accompagner par plusieurs accompagnants, vous reconnaitrez peut-être, Nathalie Chaillou, dans the chief, Madame Cahier d'amour (Florence), Tristan Balguerie, mon génial astrologue, Hadda Djeribi coach juridique et Madeleine... ben moi... ;o)

Béatrice était venue en juillet à un Apéro Autrement mis en place par The Chief ;o) et j'avais halluciné de l'entendre parler de son parcours devant les autres!

Après quelques semaines de repos en arrêt travail et des séances Reiki, cette clarté m'a réjouis. Prenez du temps pour vous, c'est le seul remède pour aller mieux!!!

Comme ce récit est dense et long, je le poste sur plusieurs jours. Le temps de bien entamer mon séjour initiatique à Bali et à mon retour de cette première semaine de bonheur, je viendrai vous en parler… Vous ne le saviez pas? photo--7-.JPG

Bonne lecture et merci Béatrice !!!


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2011-08-25T08:26:00+02:00

R comme RESPONSABILITé

Publié par Marie-Lore

des-news....gif« Tu n’es plus un enfant, il est temps que tu prennes tes responsabilités ! » Je suppose que vous l’avez entendu cette phrase ou même déjà prononcé …

Alors qu’exprime-t-elle vraiment ? Y-a-t-il un âge précis où l’on devient soudainement grand et responsable, et de quoi exactement ?

Et si cela signifiait qu’on se doit d’être conscient de sa place au milieu des autres et de l’univers tout entier ?

Est-ce que cela implique aussi de comprendre l’impact de nos actions sur notre environnement, sur la nature, sur les gens qui nous entourent et sur les personnes que nous aimons ? 

Et si être responsable était notre seul devoir d’être humain : choisir consciemment de faire ou de ne pas faire les choses, de comprendre l’onde de choc de nos actions, la résonance de nos manques de positionnement. Soyons responsables tout de suite, je nous le souhaite…

J'ai envie de lever le voile dès à présent sur ce flou… C’est ma responsabilité de messagère. 

Nous sommes responsables de nos actes, de nos paroles et de nos silences. La vie nous le rappelle sans cesse dans toutes les expériences et les difficultés qu’elle nous présente au quotidien. Nier notre part de responsabilité dans cette articulation des évènements, c’est se renier soi-même. Si vous croyez le contraire, libre à vous, vous êtes aussi responsables de ce que vous pensez, de ce que vous acceptez ou non de découvrir sur vous-même et du monde qui vous entoure…

Être responsable, c’est décider un jour de se poser, de prendre le temps pour aller à l’écoute de nos envies, de définir nos valeurs profondes et de repérer les craintes qui nous empêchent d’avancer vers ce que nous avons envie d’être.

Être responsable, c’est prendre son courage à deux mains et affronter les peurs qui nous empêchent de grandir et d’être nous-mêmes.

Etre responsable, c’est respecter notre intégrité pour arriver à nous positionner fermement en accord avec nos valeurs.

Etre responsable, c’est assumer d’être ce que nous sommes au fond de nos tripes, sans peur du jugement.

Quand on accepte de regarder en face notre responsabilité personnelle, on finit assez vite par se positionner du côté de la lumière ou s’endormir pour très longtemps  en oubliant que nous sommes tous égaux face au bonheur. 

De toute façon, je sais que nous sommes liés jusqu’à la mort. Nous avons tous, au fond du cœur,  une petite flamme qui finira bien par s’embraser de joie un jour  et nous aidera à prendre notre vraie place au milieu des autres, dans cette vie ou dans une autre. Le temps n’existe pas…

 

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2011-08-21T14:59:00+02:00

A comme ADULTE

Publié par Marie-Lore
des-news....gifÊtre adulte, c’est décider un jour de devenir ce que l’on rêvait d’être en secret au fond de soi, depuis fort longtemps.

Être adulte, c’est arrêter de se plaindre de la médiocrité de sa vie sans rien y changer.

Être adulte, c’est cesser de fantasmer sur une vie meilleure.

Être adulte, c’est s’engager à réaliser ses rêves, vivre ses envies et tout faire pour y arriver dans son présent. C’est vivre ses rêves et non rêver sa vie !

Être adulte, c’est accepter son libre-arbitre et ses responsabilités.

Être adulte, c’est cesser de se considérer comme une victime et devenir créateur de sa vie.

Être Adulte, c’est trouver la place qui nous rend heureux au milieu des autres.

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