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2012-02-20T21:10:00+01:00

Travailler à son compte

Publié par Marie-Lore

courrierintern.jpg

J’ai posté hier une demande sur notre sentiment face au travail ou plutôt je vous demandais précisément, si pour vous, il était important d’aimer votre travail, d’être un salarié ou un indépendant heureux ou si aider les autres à être épanouis dans leur travail n’était pas stimulant pour vous. Merci pour toutes vos réponses éclairantes.

Il me semble que depuis quelques années, gravir les marches de l’échelle sociale prend de moins en moins d’importance (et heureusement) dans vos vies et de  moins en moins de personnes recherche avant tout la gloire et la reconnaissance à travers leur travail.

Je vous vois prêt à accepter un travail qui vous plait mieux même si vous gagnez moins d’argent qu’avant.

Dans vos réponses, j’ai vu la passion de chacun et ses souffrances.

J’ai été salariées 7 ou 8 ans à peine dans ma vie et indépendante depuis presque 15 ans. J’ai fait plusieurs métiers. J’ai eu plusieurs expériences professionnelles qui ont été des bout de vie à chaque fois. Je dis des bouts de vie parce que je m’y suis impliquée à mille pour cent à chaque fois et tant que je n’ai pas été indépendante, je m’épuisais pour rien et je rencontrais des patrons qui ne pensaient qu’à utiliser la substantiel moelle de leurs employés. Alors comme le dit Françoise mon caractère a fait que je ne restais pas. J’ai même fini mon dernier emploi sur un prud’homme que j’ai gagné parce que là s’en était trop. Je me devais de me défendre et de ne plus laisser ce patron abuser ainsi de ses employés plutôt jeunes. Il jetait la terreur sur ses employés. Ce fut la fin de mon parcours en entreprise. Je ne mesurais pas excatement la mesure de devenir indépendante en ce temps là....

J'ai compris bien plus tard...

Je ne regrette rien et je suis plutot fière de ce parcours. Je comprends juste qu'on va tous  jusqu'au bout de l'insupportable avant de dire STOP enfin et là quelle délivrance!

Ne serions nous pas dépendants des difficultés ? ;o))

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commentaires

kinou 21/02/2012 17:51


Yes ! Mais quand même, tous les patrons ne sont pas des cons... car si nous devenons indépendants, nous pouvons donc être des patrons et donc ne pas devenir des abrutis ! Et, même si j'ai eu des
gros débiles, y'a des patrons humains, faut le dire. 

Thalie 21/02/2012 11:47


J'ai refais une brève incursion dans le salariat l'été dernier, en prenant un emploi de vendeuse. Je me réjouissais de gagner de l'argent en faisant quelque chose que j'aimais; et de vivre à
nouveau, mais de manière plus consciente qu'avant, le vie de salarié.


Je me suis vue, comme avant, m'investir plus que nécessaire,prendre des responsabilités qui n'étaient pas les miennes, ne pas compter mes heures. Mais j'ai vite rectifier le tir, là où avant je
ne m'en rendais même pas compte. Les conditions déplorables dans lesquelles je devais travailler et le salaire au SMIC m'y ont bien aidés, j'avoue.


L'expérience a été super enrichissante. Elle m'a permis de voir que ce boulot, même si je le prenais comme un jeu, me prenais une énergie considérable et que je ne pouvais pas me consacrer à mes
autres activités; que je ne supportais plus de travailler avec des personnes qui ne respectent pas leurs salariés et qui mettent hyprocritement en avant des valeurs qu'ils ne respectent
absolument pas. Que je ne supportais plus l'exploitation...


De là, je me suis vraiment félicitée de mon choix de devenir indépendante; et cela m'a donné encore plus l'envie de dépasser mes peurs pour m'y consacrer pleinement. Ce n'est pas tous les jours
simple, je travaille autant sinon plus que quand j'étais salarié...mais c'est que du bonheur. Et encore, je sais que je ne fais que poser des petites briques pour l'instant, mais j'ai pleins
d'envies qui poussent derrière,e t qui se mettron en place le moment venu. Parce que j'aurai la liberté, l'énergie, l'envie, de le faire.


Etre à son compte m'a mis dans une dynamique de vivre enfin mes envies et mes passions à fond, librement et à ma façon. Cela nécessité de faire un gros travail, de demander de l'aide, de repartir
à zéro; mais ça en vaut le coût!!!! Il a fallu que j'enchaine les expériences salariales difficiles pour accéder au ras le bol; mais je remercie vraiment toutes ces expériences et les personnes
que j'ai croisé pendant ces périodes : elles m'ont donné le courage de sauter le pas!


Bises, bonne journée

Francoise 21/02/2012 00:36


Ce fameux caractère m’a certainement sauvé de situations inacceptables. Ma carapace et mon orgueil de façade ont fait que je les bravais sans baisser les yeux. Mais je rentrais
chez moi blessée me demandant ce qui n’allait pas chez moi, pourquoi c’était toujours à moi que cela arrivait…


Et comme tu le dis, mon dernier STOP, c’est mon corps qui me l’a imposé, tellement de stress qu’il a commencé à me le faire savoir de partout.


Quelle délivrance suite à ce licenciement. Un sentiment de soulagement et de liberté géniale.


En a suivi une période de vaches maigres assez difficile, avec beaucoup de doutes sur mon avenir.


Pas une seconde, je n’avais à l’esprit de m’installer à mon compte, trop de peurs et pour quoi faire?


J’ai profité de ce moment pour me concentrer sur le travail idéal pour moi, donc épanouissant, donc créatif, donc dans une bonne ambiance.., je m’imaginais le vivre, sans aucune idée du domaine
dans lequel cela allait se faire…


Peut-être comme le dit Tristan, il suffit d’y croire…


La vie me l’a presque servi sur un plateau. Une rencontre (un plateau pas très jojo), une formation dans une matière que je n’avais jamais touchée, de l‘enthousiasme et beaucoup de travail...


Je me suis donné à fond, avec beaucoup (trop) de peurs, mais au final, quel bonheur, quelle satisfaction, quelle liberté! Comme dit Florence, je sens que je suis à ma place.


Aujourd’hui encore beaucoup de barrières en moi à dépasser, mais je sais qu’elles sont surtout dans ma tête. Je me sens dépendante des peurs que je n’ai pas lachées.


Il faut que je reprenne le temps de rêver ma vie…

Françoise 20/02/2012 22:55


et de la sécurité aussi...


les pas vers l'inconnu et la prise de risque pour trouver ce qui est en accord avec soi, et se réaliser, c'est un travail de lonnnnnnnngue alènnnnnne 





 

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