"Heureux celui qui sait prendre son temps pour aller plus
vite!" Proverbe inuit
« La seul réalité du temps est l’instant présent. »
Mon père atteint de la maladie d’Alzheimer avait dit à maman, au début de sa maladie, que si une chanson devait représenter sa vie à ce moment là, ce serait la chanson de Michel Fugain, « Je n’aurai pas le temps. » Je comprends aujourd’hui que cela voulait dire, que sa maladie l'empêchait désormais d’être conscient dans l’instant présent. « Je ne serai bientôt plus là dans l’instant. Attention, je possède de moins en moins de présence consciente dans l’immédiat. »
Est-ce "La Maladie d'aujourd'hui" parce que nous passons notre temps à dire que nous n’avons pas le temps ? Nous ne sommes donc pas là ? Mais où sommes-nous donc? Dans notre colère ? Dans nos peurs ? Dans nos incertitudes, dans nos inquiétudes; dans nos questionnements ?
Je me suis rendue compte que si je n’écrivais pas souvent, ces derniers temps, sur ce blog, ce n’est plus parce que je n’avais pas le temps, c’est au contraire parce que j’avais et j’ai des choses à vivre en ce moment qui me font beaucoup de bien.
Je trouve que la vie est belle et vaut le coup d’être vécue pleinement. Alors, amusons-nous !
« Un optimiste, c'est un homme qui plante deux glands et qui s'achète un hamac.»
Jean de Lattre de Tassigny
« C’est mourir avant l’heure que de faire des économies de vie.
Le bonheur, ce n’est pas de gagner du temps, c’est de savoir le perdre. »
Claude Roy
Mettre ou ne pas mettre « d’affect » dans une relation professionnelle est un sujet souvent mis sur la table dans les métiers de
l'accompagnement : psychothérapie, médecine ou encore coaching…
Alors que signifie exactement "ne pas mettre « d’affect »" dans sa relation avec l’autre ?
Avez-vous déjà remarqué que dans la vie en général, on attire des personnes, collègues, clients, amis, compagnons, amoureux qui correspondent à notre vécu ?
Je constate que les personnes qui viennent vers nous dans l’accompagnement, ont été poussées par le "hasard" ou mystérieusement attirées par notre personnalité. En regardant de plus près, souvent ces personnes ont indéniablement des problématiques similaires à celles que nous avons résolues, à celles qui nous touchent intimement. Il existe tellement de médecins, d’accompagnants en tous genres. Comment se fait-il que le "hasard" ait dirigé cette personne vers nous, maintenant et non vers un autre professionel?
Et si cette rencontre était dans l’ordre naturel des choses pour nous faire vivre à deux, une certaine expérience ? Doit-on faire comme si on n’était pas touché par la vie ou les problèmes de l’autre ? Peut-on nier les similitudes, faire comme si on allait suivre quelqu’un en se cachant le lien affectif particulier que crée notre similarité, juste parce qu’on a l’étiquette de l’accompagnant ? Peut-on faire comme si cela ne nous concernait pas en maitrisant nos émotions et en les contrôlant par la raison pour se couper de notre ressenti qui est si évident ? Pire, doit-on feindre en l'étouffant, l'agacement de voir l’autre s’empêtrer dans une situation que nous avons dépassé par le passé?
Ne nous leurrons pas, on ne peut pas rester indifférent aux problèmes de l’autre, on ne peut pas rester neutre et ne pas être "affecté" quand quelqu’un vit une situation que l’on connait bien.
Quand on choisit un métier d'accompagnement, c'est parce que l'on a une empathie naturelle et que l'on est sensible aux autres. On est humain avec des émotions et un cerveau. Quand on revit une situation connue, une émotion refait surface. Un même stimulus reçu est géré par le cerveau qui répond avec le même stimulus en retour. C’est un instinct de survie.
En 15 ans d'expérience, j'ai observé dans les tous sens ce "hasard" qui nous lie les uns aux autres: avec les personnes que j’accompagne, avec mes accompagnants et avec les accompagnants et leurs clients que je côtoie ou que je suis...
Alors comment gérons-nous la situation quand elle nous touche de près, quand elle fait écho à notre vie ?
Dans la vie de tous les jours, en tant qu’ami, on tous connu ces situations où l'on a envie que l’autre aille mieux, qu’il prenne en main la situation et qu’il dépasse son problème pour être plus heureux. Il nous tarde de le voir mieux dans ses baskets. Alors on lui prodigue tous les conseils et les aides que l'on peut pour qu'il aille mieux.
Dans le cas d'un accompagnement, la richesse du vécu de l’accompagnant donne souvent un bel éclairage sur les situations que vit l'accompagné. Et parfoiss il est bon dans certains cas, de laisser l'autre vivre à sa manière sa difficulté même s'il s'empêtre dedans et qu'on voit parfaitement bien les solutions. On a le recul sur la situation, même si elle nous est familière, parce qu'on est branché sur l'écoute de l'état intérieur de la personne que nous avons en face de nous. On fait confiance à notre intuition et à la réussite de l'autre. Le but n'est pas le chemin. Et c'est sur le chemin que notre accompagnement est important, le but appartient à l'autre. Alors on peut ne pas être affecté par l'atteinte ou non du but.
Et si ne pas mettre d’affect signifiait tout simplement ne pas mettre de but ou d’attente sur l’autre?
Et si nous regardions notre capacité d’acceptation, de tolérance vis-à-vis des autres qui nous entourent, avec lesquels nous montons notre boite, que nous accompagnons dans le développement de leurs potentiels, que nous aidons à grandir, tel nos propres enfants par exemple? Acceptons-nous leur vitesse d’évolution ? Acceptons-nous avec confiance de leur laisser l'entière responsabilité de vivre leurs propres expériences, même si on sait d’avance qu’ils vont tourner en rond ou se prendre un poteau ? Arrivons-nous à ne pas mettre comme but sur l’autre, qu’il réussisse vite ? Qu’il comprenne tout de suite ? Qu'il n'ait pas mal ? N’avons-nous pas une exigence trop forte sur notre entourage, sur nos clients ?
Et si on remplaçait : « Ne pas mettre d’affect dans nos relations » par : « ne plus mettre de but ou d’attente sur l’autre et lui faire confiance sur son chemin de vie ? »
Ne vivrait-on pas moins de lutte, de soumission ou de tension avec les autres ou avec nous-mêmes? Ne souffrirait-on pas moins si nous n’avions pas consciemment ou inconsciemment moins d’attentes sur les autres et sur nous-mêmes. Ne serions-nous pas libéré de nos rôles de victimes, bourreau ou sauveur tour à tour en tant qu’accompagnant.
Ne nous voilons pas la face et soulevons le voile de nos attentes, tissons un lien d’amour sans attente. Une ouverture du cœur nous aide à moins souffrir quand on accepte inconditionnellement les parcours d’âme de chacun.
Je
regarde pour me vider la tête de temps en temps Docteur House. Depuis que j’ai entrepris la formation second degré reiki cette année et que nous étudions l’anatomie du corps humain, je m’éclate
en comprenant tout. Ce qui me touche le plus, c'est cette recherche de la source de la cause de la maladie. La maladie n'est pas seulement un coup de malchance, elle a ses raisons qu'il est
important de rechercher pour pouvoir guérir le malade.
L’autre soir, Docteur House a abordé les 5 phases par lesquelles passent les condamnés à mort et les familles qui sont confrontés à l’annonce d’un deuil prochain.
J’ai constaté que se sont les mêmes pour un changement profond de son être. Quand tout nous pousse à
changer de vie par mal-être dans notre quotidien, on passe exactement par les mêmes phases. Quand on décide d’enclencher un travail de coaching pour améliorer sa vie, on va
inévitablement vers une transformation de son être et de sa vie.
J’ai retrouvé exactement les mêmes phases que je décris dans M comme Maladie d'ailleus !
Votre les 5 phases du Docteur House (qui sont connu en fait en médecine par tous le corps médical bien sur)
1. Déni
2. Colère
3. Marchandage
4. Dépression
5. Acceptation
Le déni, je le vois en accompagnement dans de nombreuses situations: déni du manque de bienveillance et d’écoute des parents, déni du
harcèlement de son supérieur, déni de sa propre responsabilité dans le ras le bol, déni de la maladie ou déni de nos problème dans la vie et de leurs véritables
origines...
Puis vient la colère contre la situation que nous ne supportons plus et contre toutes les personnes qui nous rappellent par leur
comportement notre mal être (parent, inconnu, coach, médecin, amis...) La colère s’exprime pour montrer notre
désapprobation, colère contre les bourreaux d'hier (les parents... ) et d'aujourd'hui (coach...). Une étape qui nous sort du déni mais ne nous fait pas du tout nous sentir mieux, ne règle rien et
peut nous laisser très longtemps dans un états négatif. On stoppe notre travail sur soi fréquemment à cette étape. On retourne vers un déni à plusieurs reprises avanant d'aller vers le changement radical.
Le marchandage:
On essaye de bidouiller une situation intermédiaire pour ne pas enclencher la transformation radicale qui nous fait peur. On a toujours l’espoir secret que les choses se règlent
d’elles-mêmes sans notre intervention. On fait des compromis, on accepte encore des solutions intermédiaires par peur de décevoir les autres, de ne plus être aimé, de faire ce qui est juste pour
soi sans l'approbation totale des personnes concernées.
La Dépression
Cette situation intermédiaire que nous avons tenté de mettre en place n'est pas confortable, on finit par en avoir marre d'en avoir marre après être resté un bon moment dans le flou, le lissage et le mal être. On tombe dans le désespoir. On ne croit pu que les choses puissent changer. On n'obtient pas de suite le résultat attendue. On déprime. On trouve cela long et compliqué. On manque de foi. On arrête souvent à cette étape aussi un accompagnement parce qu’on trouve cela compliqué et sans fin.
Puis enfin l’ Acceptation:
On finit par de prendre en main le changement en comprenant que c'est vital pour soi d'aller vers cette renaissance.
La mort est la fin inévitable d’un cycle avant de pouvoir en commencer un autre. Le yin et le yang de la vie, la montée puis la descente avant la remontée.
La mort et le changement de vie c'est pareil. Il faut mourir à soi même pour changer de vie.
Je remarque en consultation de voyance malheureusement depuis 15 ans maintenant que les personnes qui n’enclenchent pas un changement de vie après de nombreux gros ras le bol à répétitions, finissent par tomber malade très gravement et meurent d’un cancer, d’un Alzheimer ou d’un accident cardio-vasculaire.
Ces 5 phases peuvent être très longue mais l'acceptation est une délivran,ce et nous amène dans un état très positif et enthousiaste. Tenez bon, ces phases sont nécessaires pour voir la lumière au bout du tunnel!
Parole de voyante
"Ce
qui est visible n'est que le reflet de ce qui est invisible."
Abba Arika
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"Ne t'écarte pas
des futurs possibles
avant d'être certain
que tu n'as rien
à apprendre d'eux.
Tu es toujours libre
de changer d'idée et de
choisir un futur différent, ou
un différent passé."
Richard BACH
(Illusion)
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