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2016-09-30T11:50:07+02:00

E comme Eveil

Publié par Marie-Laure Staudt
E comme Eveil
  • Une autre programmation

L'éveil, c'est ce pour quoi nous sommes tous programmés en naissant, pour retrouver le chemin vers la source. Nous oublions en grandissant notre mission, dans une partie de notre mémoire. Mais nous savons tous, de façon innée, que le monde doit s'éveiller, qu'il doit regarder la vérité en face pour commencer sa transmutation.

Les événements de la vie n’ont de cesse de me montrer à quel point il est inutile d'essayer de montrer ou de faire comprendre l'importance de l'éveil aux autres. Celui qui a envie de trouver la vérité, d'avancer, de faire changer le monde, a sa propre quête à poursuivre.
Il va de lui-même, un jour, s'intéresser à apprendre puis à comprendre les mécanismes de la vie. Puis il va entrer dans sa quête personnelle du bonheur pour être heureux.

  • Le réveil émotionnel

Notre cerveau accepte de changer de stratégie qu'en voyant la douleur émotionnelle se réveiller.

Notre quête commencera, quand la dose de ras le bol aura contaminé notre zone de confort. Nous tenons bon, dans une situation moyenne, tant qu'elle ne nous rend pas trop malheureux. Nous devons avoir une bonne dose de résignation injectée dans nos veines... Une capacité physique et psychologique, qui nous conditionne à supporter la même situation désagréable à répétition.
Nous avons enfuis nos émotions en nous, grâce à ce mental qui conspire contre nous, pour notre sécurité. L'âme et le corps en sont les gardiens.
Le cerveau a été très efficace lorsque enfant, nous n'arrivions pas à comprendre pourquoi maman reniait notre ressenti et pourquoi les adultes eux-mêmes, se coupaient de leur états émotionnels...

Ne pas pouvoir exprimer nos émotions, ne pas être compris et acceptés avec cette sensibilité naturelle, à été violent à vivre. Comment agir d'une manière juste sans les émotions ? Comment détecter le danger sans ces précieux gardes du corps? Nous avons coupé la liaison avec nos alarmes internes dès la petite enfance pour nous préserver face à la dureté du monde.
Privés de ces alertes naturelles, l'intelligence de notre cerveau a pris le relais. Celui-ci a le don d’inventer des stratagèmes efficaces, capables de paralyser les nouvelles émotions qui pourraient naître, en les cristallisant immédiatement dans notre corps.
Il nous a orienté à jouer différents rôles pour éviter de nous retrouver confrontés aux mêmes blessures émotionnelles qui nous ont ébranlés jadis. Nous avons tournés alors notre regard vers l'extérieur. Ainsi nous ressentons moins à l’intérieur de notre corps ces états émotions parfois effrayants que personne ne nous expliquait quand nous avions deux, trois ou quatre ans...
Depuis, nous avons appris à jouer la comédie, la grande tragédie de notre vie, l'incroyable histoire de notre réussite ou la merveilleuse épopée du super héros.
Nous avons trouvé des tactiques pour désamorcer temporairement ces bombes émotionnelles à retardement... Le mental est doté d'une intelligence sans pareil pour nous détourner de notre ressenti ad vitam aeternam.
Maman était toujours triste et insatisfaite? Et bien nous étions tantôt un vrai clown pour la divertir, tantôt très gentils pour la voir heureuse. Surtout, il fallait trouver le moyen de ne pas être bouleversé par notre ressenti. Nous nous sommes mis dans la peau d'un autre... Nous avons copié tant bien que mal le comportement de certains adultes, à notre façon, avec nos petites années d'expérience, avec notre nature singulière.
Papa était souvent en colère et préoccupé? Nous étions le meilleur élève de notre section pour qu'il soit fier de nous et plus calme à la maison... Nous étions capables de suivre sa carrière par résignation, pour lui donner une raison d'être content dans sa vie.
Ces stratégies sont candides et débranchés du cœur pour rester dans une certaine insensibilité, surtout au manque d'amour... Nous risquerions de mourir en sentant tant de haine et en voyant tant d'horreurs dans ce monde... Le mental nous coupe de la conscience pour un temps. Jusqu’au moment où nous serons assez costauds pour regarder en face la vérité du monde.
Ces parades que nous avons finalement adoptées, font que nous arrivons tant bien que mal à voguer au milieu de la tempête pendant plusieurs décennies... Nous connaissons par cœur notre place sur le pont. Le but pour bien naviguer sans trop risquer de chavirer, est de voguer sur les mêmes mers, aux abords de rivages familiers. Nous allons par réflexes nous mettre en cale sèches aux mêmes ports et nous amarrer à la même bite d'amarrage, histoire de ne pas être pris au dépourvu et de savoir mener notre barque. Nous saurons gérer, nous sommes en territoire conquis. C'est un jeu d'enfant...
Le cerveau peut longtemps utiliser ces techniques de contrôle des émotions, dénichées dans notre enfance. En fait, il peut les répéter à l'infini jusqu'à notre dernier souffle... Sans que nous en soyons conscients. Nous avons abandonné les manettes de notre vie à notre mental... C'est lui le patron, le capitaine du navire, le maître à bord... Il en oublie le reste de l'équipage à terre. Tant qu'il ne mesure pas le poids de notre souffrance d'adulte, tant qu'il ne constate pas que ses moyens de défense ne cachent plus nos peurs, notre peine ou notre désappointement d'enfant, il ne baisse pas la garde. Il ne nous aide pas à sortir de nos zones de confort, qui deviennent malgré tout de plus en plus étroites et nous enserrent petit à petit jusqu'au jour où nous risquons de voir s'écrouler les falaises sur nous, d'éventrer notre paquebot sur les rochers... Continuer ainsi devient dangereux.
L'âme vient à la rescousse quand le SOS est lancé (save our saoul) par le corps. Et c'est alors que tous les trois nous poussent à l'éveil...

  • Le point de départ de ma quête

Avant je vivais ma vie. Je n'étais pas complètement heureuse. Je changeais souvent de métier, de partenaires, de maison. Je tournais en rond tout en courant inlassablement pour boucler mon agenda qui débordait de tâches. Je passais par des grandes phases de déprime. Avec le recul je peux le dire et le reconnaitre maintenant.
Pourtant j'étais une fille d'apparence joviale et conviviale.
J'étais en permanence dans une envie d'être mieux mais tiraillée par l'insatisfaction qui recouvrait mon désir de bonheur. Je m'habituais avec les années à stagner dans un état moyen. "Je faisais avec" comme on dit. Je me croyais même plus heureuse que la moyenne. Jusqu'au jour où j'étais trop malheureuse.... Alors je quittais tout, compagnon de vie, statut social, travail, employeur... Et je changeais de vie, nouveau cadre, nouveaux visages...
Je n'étais toujours pas en quête. J'en avais eu juste marre... Il fallait que cela cesse. Mais c'était un éternel recommencement.

Et une amie est venue me chercher pour partager sa quête: Entrer sur son chemin spirituel. Avec mon insouciance de l'époque, j'ai sauté le pas. Et là, ont été les pires années de ma vie. J'ai appris beaucoup, mais a coup de pelles et de pioches. La spiritualité new âge gouroutisante et annihilante. Mon corps et mon âme hurlaient puis pleuraient à l'intérieur de moi. Le réveil était imminent.
C'était tellement violent que j'ai du me couper de ces personnes définitivement. Jusque là, je gardais des liens d'amour. Là, ma survie morale et physique en dépendait. J'étais devenue un zombie.

Un jour, j'en ai eu marre d'en avoir marre. Et je n'ai pas simplement dit stop à la situation, j'ai dit stop à ce complot intérieur qui visait à me faire accepter l'inacceptable. J'ai dit NON à mon ego.

Ma vie n'a plu été pareil ensuite. Fini l'insouciance. J'ai commencé à me poser des questions sur moi apres avoir passé tant de temps à m'en poser sur le monde et sur les autres... Il était grand temps de tourner mon regard vers moi. Il m'a fallu 10 années pour retrouver mon centre et devenir enfin auto-référente. 10 ans encore en allant chercher la vérité à droite et à gauche sans avoir confiance dans ma petite voix... Sans écouter d'abord mon cœur... Qu'elle est compliquée à lire cette carte au trésor... Elle a été réduite en pièce... et c'est vrai qu'il faut retrouver les pièces manquantes pour recoller les morceaux pour arriver enfin à trouver sa route. Il faut oser aller récupérer les pièces du puzzle parfois tombés dans les mains de l'ennemi... Il faut parfois apprendre sa langue, ses habitudes... Et nous l'avons fait dès l'enfance, en oubliant que ce n'était que momentanée... Nous avons oublié le plan...

  • L'heure de son éveil

Le chemin est rude pour se souvenir de notre mission... Le corps en a la clé.

C'est une erreur de vouloir accompagner quelqu’un dans son éveil. C’est manquer de discernement. C’est échapper à ses devoirs, c’est manquer à ses responsabilités. Nous allons le conduire sur notre chemin d’ego qui va l'éloigner du sien. Nous avons tous notre propre quête à mener. C'est aussi inutile que de montrer le saint graal à un incroyant.

Ma mère avant de mourir, m'a amenée sur ma route. Les mourants nous apprennent beaucoup sur nous. Ils ont la vérité en eux, aux portes de la mort. J'ai accompagné 4 personnes dans la mort. Ces êtres m'ont fait grandir par leur silence, leur non attente, leur simplicité, leur vérité. Ils ont été mes exemples. J'ai trouvé la force de me retrouver seule avec ma vérité. Leur exemple à chaque fois, m'a permis d'avoir le courage de regarder ma vérité en face.
J'ai pu dans la paix aller vers cette découverte de moi, avec la confiance innée de ces personnes, un non jugement sur moi et sur ce qui j'étais à ce moment là.

Et si l'éveil c'était accompagner l'autre à accepter de regarder sa vérité en étant simplement avec amour et bienveillance dans la nôtre? Si l'éveil, c'était le courage de réunifier ces forces, de se rassembler, d'aligner le corps, le mental et l'âme?

Je suis le changement que je souhaite dans le monde... Et dès lors mon univers s'éveille à la vie...

Vous avez aimé ce texte et bien partagez le sur vos Facebook 
et/ou par mail... 

Le piratage de mes sites a coupé le lien avec mes abonnés... 
Retissons la toile de l'entraide
Partageons à nouveau nos états d'âme ensemble... 
Passons le relais d'amour autour de nous...
Retrouver 102 mots du quotidien pour travailler sur vous 
et vous aider à une introspection  :
"L'abécédaire de l'accompagnement de l'Etre"  de 304 pages
Je vous 💗

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E comme Eveil

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2016-09-25T19:00:44+02:00

Slasheuse / Passionaute

Publié par Marie-Lore
Slasheuse / Passionaute

Lundi 27 septembre à midi un court passage sur LCI sur mes activités professionnelles...

En attendant, voici une petite vidéo courte à écouter pour bien comprendre ma démarche professionnelle et mon investissements dans mon travail... Et surtout pour suivre le lien entre mes différentes activités...

C'est pas mal d'avoir plusieurs cordes à son arc, on ne se lasse jamais, on peut réactualiser son travail et expérimenter de nouvelles voies facilement... On peut surtout faire le switch un jour vers une activité libérale qui nous plait vraiment, le statut d'auto-entrepreneur permet cela...

Aujourd'hui, nous osons faire de notre passion notre métier... je me réjouis...

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2016-09-20T20:46:54+02:00

E comme Emotions

Publié par Marie-Lore
E comme Emotions

Les émotions sont les meilleures alertes naturelles pour vivre en sécurité dans notre milieu. Elles sont différentes des sentiments. Nous avons du mal à les distinguer, nous amalgamons souvent les deux et les utilisons à mauvais escient pour parler de nos états intérieurs.

Votre plus grand soucis en rendez-vous est de savoir comment gérer vos émotions. Un petit éclairage ne nuirait point.

L'émotion est le langage du corps. À travers des manifestations physiques, elle est l'expression de notre instinct de survie. Elle est surtout le lien avec le monde invisible.

L'émotion est un ressenti intérieur de peur, de colère, de tristesse ou de joie suivi dans la foulée d'une décharge émotionnelle comme les rires, les pleurs, les sueurs, le hoquet, les frissons....

Quand nous sommes reliés à notre corps, elles ne peuvent pas passer inaperçues. Souvent enfants, nous nous en sommes coupés. Avec le temps, les événements à répétition et les émotions des autres, appuient et réveillent nos propres émotions enfouies. Nous voudrions les éviter car elles nous bousculent et nous ne savons pas, ou peu, les gérer.

Elles sont pourtant nécessaires pour nous aider à guider notre vie à travers notre ressenti. C'est pourquoi il est important de retrouver cette expression naturelle du corps. Les émotions sont les premières alarmes de ce que nous ne voyons pas venir avec nos yeux. Elles nous protègent en nous faisant ressentir immédiatement le danger. Elles mettent l'accent sur ce qui se trame dans l'invisible pour que nous prenions le temps d'observer les situations, de décrypter le comportement des personnes qui les ont provoquées.

Quand nous sommes reliés à notre corps, ces ressentis physiques ne peuvent rester sous silence. Ils nous déstabilisent pour que pour nous agissions immédiatement afin de retrouver notre équilibre. Ce déséquilibre énergétique, quand nous le ressentons, nous empêche de continuer à vivre notre vie comme s'il ne s'était rien passé, en restant prisonniers de l'événement. Notre repositionnement devient une évidence. Forts de ce ressenti, nous pouvons ainsi nous positionner en conscience sans être bousculés longtemps. En déchargeant émotionnellement, nous ne gardons aucune séquelle physique et ne conservons par la suite aucun sentiment désagréable suite à l'événement.

Malheureusement, il n'est pas toujours aisé de vivre nos émotions dans une société qui balise notre vie et nous laisse peu de marge d'action. Notre éducation vise à faire taire ces manifestations du corps qui ne sont jamais bien vues par la société. Nous avons soufferts, enfants, de ne pas les vivre pleinement ou de ne pas les décharger... Nos éducateurs nous ont très tôt demandé de stopper nos pleurs, nos éclats de rire pour entrer dans la normalité. Très peu sont les adultes qui vivent leurs émotions au quotidien. Nous ne pleurons plus, frissonnons à peine, et ne rions plus à pleines dents. Nos émotions ont été castrées par des phrases assassines:

« Arête de pleurer, tu es un grand garçon. Tu rigoles trop fort, ce n'est pas bien. Tu as encore trempé ton pyjama! »

Sans nous en rendre compte, nous avons eu le réflexe, dès la petite enfance, de nous couper du corps en réprimant nos émotions pour moins vivre le stress qu'elles généraient. Le résultat est que nous nous sommes coupés inconsciemment d'une grande partie de notre corps.

Nous avons développé un mental spectaculaire qui s'empare de nos émotions et les dévie du corps pour ne plus nous bousculer. Le mental fabrique alors des sentiments qui leur ressemblent à s'y méprendre, exceptés qu'ils ne se vivent que dans la tête. Nous inventons des mélodrames incroyables, traînons des rancœurs à n'en plus finir et pouvons nous noyer à l'infini dans la mélancolie ou l'insatisfaction.

Ces sentiments occupent notre tête et nous enferment dans de longues réflexions stériles qui nous bloquent dans nos actions. Nous sommes comme kidnappés par notre mental qui réfléchit indéfiniment sur les causes extérieures de ces sentiments.

Il n'y a plus d'introspection. Il n'y a que des accusations et des attentes de réparation. Nous ne ressentons plus et ne déchargeons plus nos émotions. Nous restons dans des ratiocinations sans fin. Ces sentiments nous maintiennent dans un état de victime, de bourreau ou de sauveur. Nous développons petit à petit un mal être. Nous n'agissons plus, nous réagissons.

Les émotions sont fulgurantes et bousculantes dans l'instant présent. Elles pèsent sur notre cœur quand elles ne sont pas déchargées tout de suite. Elles nous aident à nous positionner pour retrouver notre équilibre.

Les sentiments se fabriquent dans la tête à partir de nos émotions et peuvent y rester une éternité. Nous sommes débranchés du corps et donc du cœur. Les sentiments ne nous donnent aucune direction ou indication pour aller mieux. Ils nous déresponsabilisent en mettant l'accent sur les causes extérieures. Ils nous laissent dans la passivité et la non-action. Nourrir des sentiments nous maintient dans un mal-être et nous coupe de notre épanouissement.

Retrouver ses émotions nous conduit vers notre responsabilité et vers une ouverture du cœur. Elles nous font nous sentir maîtres de notre vie. Le mental se met alors au service de notre âme en accord avec le corps. Nous sommes alignés âme, mental et corps. Et là, plus personne ou plus rien ne peut nous déstabiliser. Nous guérissons petit à petit nos blessures d'enfant, nous pardonnons. Nous pouvons entrer dans notre épanouissement en étant émerveillés de la vie.

En retrouvant nos émotions, nous retrouvons le lien à notre joie de vivre, à notre libre arbitre et à l'amour inconditionnel. Nous vivons branchés sur le cœur, les yeux grands ouverts sur le monde. Nous pouvons aimer et être aimé librement. Nous tenons en main les rennes de notre destinée.

L'abécédaire de l'accompagnement de l'Etre par Marie-Laure Staudt

304 pages
E comme Emotions

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2016-09-13T15:21:09+02:00

Le message du coeur

Publié par Marie-Lreau
Le message du coeur
"Quand nous n'exprimons pas avec le cœur 

ce que nous avons sur le cœur, 

à ceux que nous aimons, 

(inconsciemment) ce n'est que pour provoquer chez eux une réaction, 

en espérant que finalement  

ils vont nous donner en réponse une preuve d'amour 

et nous rassurer sur nos inquiétudes..."

Voila le message que j'entends ces derniers jours, je me suis dis qu'il était bon de le partager avec vous, cher lecteur... En attendant que je boucle les impératifs de cette rentrée 2016 haut en couleur et que je reprenne du service sur mes sites...

Alors arrêtons de nous faire des nœuds dans la tête et branchons nous à notre cœur pour exprimer ce que nous avons à dire et ce que nous ressentons...ça marche toujours mieux et les relations ne sont que plus profondes et harmonieuses...

Un gros training en perspective pour bon nombre d'entre nous un peu trop bulldozer ;o)

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2016-09-01T09:11:36+02:00

E comme Ego

Publié par Marie-Lore
E comme Ego

La fragilité, une faiblesse

Notre éducation nous a enseignés à être forts. La fragilité, l’hypersensibilité, le ressenti sont des faiblesses aux yeux du monde. Nous sommes élevés à réprimer nos émotions. Petits, on nous impose vite de les ignorer, de les zapper. Alors le cerveau, en grand guerrier pacifiste, arrive pour nous sauver. Il nous aide à trouver des mécanismes de défense adaptés à notre caractère, à nos points forts, à nos défaillances, pour que nous arrêtions de ressentir et de subir aussi fortement nos émotions. Nous allons pouvoir devenir “normaux”, comme tout le monde, et ne plus nous sentir observés par cette autorité à qui nous devons tout. Ces grands qui nous surveillent et qui nous jugent. Ces mêmes adultes qui sont sensés nous aider à devenir matures et forts en grandissant.

Le contrôle des émotions semble être la base de l’éducation

Notre cerveau fait entendre sa voix pour couvrir notre petite voix intérieure. Il met un contrôle sur nos émotions en les bloquant pour ne pas qu’elles puissent faire de vagues à l’extérieur… Il ne faut pas déranger les grands. Il faut les écouter, ces adultes qui ont autorité sur nous. De toute manière, nous n’avons pas vraiment le choix, petits. La conscience éveillée n’est malheureusement pas la qualité première des parents.

De quelles manières notre cerveau s’y prend-il pour exercer son contrôle ?

Nous utilisons une ou plusieurs parades pour être sûrs de devenir des amnésiques des émotions, des handicapés du ressenti, des parfaits automates respectables, des modèles pour la société, moulés à la perfection. Plus d’émotions, uniquement de la raison… Et le cerveau devient roi et s’empare de tous les pouvoirs. Il crée des dizaines de réactions qui deviennent des fonctionnements mécaniques. Notre ego se bâtit ainsi. Chacune est adaptée à un certain type de situation. Chaque situation qui se répètera, stimulera toujours la même réaction chez nous. Le cerveau est très fort pour rebondir, imaginer, fabriquer des mécanismes cousus sur mesure, qui nous vont comme un gant… Parfois c’est même de la haute couture, le meilleur couturier de l’Univers… Il finit par contrôler tout à chaque instant, à notre insu. Il a fabriqué un beau garde du corps, l’ego bien musclé et puissant qui ne se laissera pas démasquer par les autres, pour rien au monde. L’ego est maître de notre vie… Enfin pour un temps, tant que nous ne souffrons plus…

La mise en place de parades

Ces parades correspondent à ce que certains, en développement personnel, appellent les masques de l’ego. Cette personnalité, que nous sculptons et modelons autour de notre être, nous protège du monde extérieur. Elle possède une multitude de visages destinés à jouer des rôles différents et à convenir au mieux à ce que la société, la famille, attendent de nous. Et ce depuis que nous avons commencé à marcher et à parler. En fait, notre cerveau est un excellent garde du corps.

Ainsi peut-il se glisser dans différents rôles : la moquerie, l’arrogance, l’humiliation, la dépendance, l’autodérision, l’exigence, la souffrance physique, la fuite, la fermeture, l’intelligence surdéveloppée, la mélancolie, les faux semblants, le déni, l’oubli, la colère, le lissage, la justification, la bouderie, la sur-gentillesse…

Toutes ces manifestations sont des constructions du mental qui forge notre ego. Cet ego dont on parle tant et que nous finissons nous-mêmes par prendre pour nous. “C’est la vie, je suis comme cela. On ne change pas sa nature !” me disent certains…

Les zones de sécurité mises en place

L’ego pare à l’inconnu, aux attaques, aux insécurités, aux peurs… Il a développé des schémas en réponse à tout ce que nous vivons et qu’il va répéter à l’infini face aux mêmes situations. Comme il se sent en sécurité dans des scénarios qu’il maîtrise, il va inconsciemment se mouvoir dans un cercle identique à celui de son enfance, qui devient sa zone de sécurité. Il y trouvera toujours son équilibre. Il connaît par cœur les parades à utiliser pour se défendre d’agressions toujours similaires. Sans s’en rendre compte, il grandit en conservant le plus possible ce monde qu’il contrôle. Il attirera à lui un cercle d’amis identiques, de conjoints qui se ressemblent, d’histoires qu’il connaît par cœur. C’est facile à gérer et ces déstabilisations ne durent jamais longtemps. Il finit par lancer automatiquement un schéma mental qui le rassurera et le confortera dans ses pensées et dans sa vision de la vie. L’important est qu’il sorte vainqueur de chaque situation qui l’affaiblit et pourrait le montrer fragile.

Observez votre vie, votre passé et regardez le nombre de répétitions de situations que vous avez vécu.

Le hic est que ce personnage fabriqué de toutes pièces n’est pas forcément à sa juste place. L’ego joue le rôle qu’on attend de lui et qui va le faire vivre en paix avec son entourage. Il a choisi ses études en fonction des attentes de ses parents, le métier pour rassurer sa femme, le comportement adapté à son réseau social pour se faire aimer. Nous finissons par croire que nous sommes notre ego.

Nous sommes des imposteurs

Alors, c’est vrai, la quête qui doit nous conduire à nous-mêmes est difficile tant que nous ne rendons pas compte que nous sommes enfermés dans cette camisole bien particulière. Nous sommes des imposteurs. Si nous n’acceptons pas de remettre en question ce que nous sommes devenus, si nous croyons que cette personnalité d’aujourd’hui est notre être à part entière, si nous ne reconnaissons pas que nous souffrons, enfermés dans ce décor de théâtre au milieu d’autres acteurs, nous aurons du mal à aller vers nous-mêmes et à être heureux.

Ce costume sur mesure nous protégeait à l’époque comme une armure, certes, mais aujourd’hui, tant que nous continuons à le vêtir chaque matin, nous perpétuons notre état infantile. Nous réagissons face aux situations de la vie de la même manière que lorsque nous étions enfant. Quelque chose ne nous plaît pas, nous boudons, faisons le clown, nous enfermons dans le silence, restons de marbre ou bien nous faisons comme si tout allait bien.

Autant de réactions que nous connaissons bien, qui semblent régler une situation sur l’instant mais nous engourdissent dans le mal-être… Ces réactions spontanées font que notre mental agit sur nos émotions pour nous en couper aussitôt et nous empêcher de les

ressentir. Il tourne en boucle les fausses raisons de ce malaise afin de s’en extirper, mais en fait se noie dedans indéfiniment… Il nous anesthésie avec ses pensées incessantes pour nous permettre de moins souffrir, mais les chocs émotionnels, eux, sont bien là. Le corps les encaisse. Nous ne déchargeons plus ces charges émotionnelles continues : plus de larmes, plus de tristesse, parce que nous sommes forts. Pas de cri, pas d’émotions, nous maîtrisons. Et la vie repart.

Nous ne pouvons plus vivre l’instant présent

Dans ces instants de mobilisation extrême de notre cerveau par une multitude de pensées, grâce à ce brouhaha intérieur, nous sommes en dehors du présent. Nous nous extirpons de l’instant présent pour ne plus ressentir. Nous faisons appel à notre mémoire pour trouver la parade qui va nous couper de notre état physique. Tout se passe en une fraction de seconde, l’ego, le cerveau est l’ordinateur le plus sophistiqué du monde. Nous allions nous sentir mal, en un éclair nous sommes dans nos têtes, coupés de la réalité de l’instant. Et nous voguons entre notre passé qui se répète et notre futur que nous espérons joyeux…

Alors de temps en temps, nous nous disons :

“Et si nous allions consulter un voyant ou un astrologue pour nous rassurer, pour entendre un joli conte, histoire de nous endormir un peu ?”

Acteur ou créateur ?

Et si nous faisions tomber les masques afin de retrouver nos sensations, de nous sentir vivants, de réaliser nos rêves, afin d’être créateurs et, plus simplement, acteurs ?

Et si nous enlevions le maquillage pour revenir à une vie plus naturelle, plus fraîche, plus authentique ?

Alors, un ego pour toujours ?

Nous finissons par croire à notre ego jusqu’au jour où notre être souffre beaucoup trop de la trahison, de la colère, de la mauvaise foi, du déni, du manque d’amour, d’une mauvaise santé, d’une fatigue physique, d’un harcèlement moral, du mensonge, de la dureté, du côté morbide des autres ou de soi-même. C’est quand nous nous sentons mourir que nous avons envie de vivre. C’est là que nous sommes prêts nous-mêmes à démasquer notre ego.

Comment se débarrasser de l’ego ?

Il faut donc sacrément pousser loin le bouchon si l’on veut renaître à la vie et se rendre compte de la place qu’a prise, dans notre vie, cette fabrication mentale. Notre ego dirige tout et se sent très fort. Il nous a enfermés lentement dans un uniforme. Nous finissons par nous sentir à l’étroit dans ces habits trop petits. Nous sommes de plus en plus mal à l’aise.

Lorsque nos parades ne nous rendent plus si heureux que ça, nous décidons enfin de faire taire la voix de la raison. C’est quand notre zone de sécurité devient trop inconfortable que nous devons ouvrir les yeux pour ne plus souffrir à nouveau… C’est le ras-le-bol du ras- le-bol qui nous fait bouger enfin !

Petits, nous n’étions pas capables d’être responsables de nous- mêmes à 100%. Alors, face au manque d’écoute et de conscience des grands, face à leur injustice, leur abandon ou leur rejet ou autres comportements qui ont suscités chez nous des émotions négatives, nous avons installé ces parades. Mais c’étaient des réactions enfantines.

Adultes, nous entreprenons un travail sur nous parce que nous avons envie d’être plus épanouis et que nous aimerions trouver notre place.

Ce travail nous aide à nous regarder faire et à voir ô combien nous sommes formatés à fonctionner de la même façon face aux mêmes situations. Nous comprenons alors à quel point ces parades ne sont pas adaptées à notre état d’adulte. Elles se sont transformées en armure autour de notre être intérieur.

Jadis, elles nous ont protégés des grands mais, aujourd’hui, elles mettent un barrage entre nous et les autres. Et parfois même elles ont construit un mur devant notre espace intérieur. Nous avons perdu le contact avec notre être intérieur, avec nos désirs, notre créativité. Nous nous sentons de plus en plus serrés et ridicules dans nos habits de parade. Il est temps de ranger la malle à déguisement de notre enfance.

Il est venu le moment de chercher les actions adéquates et adultes face à ce présent qui se déroule sous nos yeux et non à réagir d’une manière infantile en boudant, en fuyant ou en se sentant abandonnés parce que nous laissons notre esprit cataloguer cet évènement dans la rubrique du “déjà vécu”…

Et là, seulement, quand, avec amour, nous rangeons ces masques et choisissons l’attitude d’adulte qui nous rend heureux, nous effeuillons petit à petit cet ego qui s’est substitué à notre être. Nous devenons nous-mêmes, cet être parfait qui vit au fond de nous et qui n’a plus besoin de plaire aux autres ni d’être aimé par une autre personne que nous-mêmes.

Merci l’ego

En attendant de le démanteler, remercions notre ego. Il nous sauve de petites morts au quotidien jusqu’à ce que nous décidions de vivre en nous réparant nous-mêmes, en choisissant un comportement d’adulte et non d’enfant… Parce qu’au fond, l’être humain est fait pour être dans sa vérité, pour se respecter, être heureux et branché sur le cœur. Et là, il aime nager dans l’amour. ♥

E comme Ego page 123

"L'Abécédaire de l'accompagnement de l'Etre" par Marie-Laure Staudt
E comme Ego

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2016-08-25T19:54:46+02:00

La solution est en nous, mais où?

Publié par Marie-Lore
La solution est en nous, mais où?

A ma grande question "que faire pour être heureuse?", depuis mes 20 ans, on m'a toujours répondu:

" La réponse est en toi"

En posant des questions sur ma vie, sur mon avenir professionnel, face aux indécisions que je pouvais avoir, j'allais interroger les "sachant... ceux qui sont sensés savoir", et comme ultime conseil ils me répondaient :

"Interroge-je toi pour savoir ce qui est juste pour toi"

La réponse est en moi, Certes mais où?

Ok, ok, et si justement j'hésite, comment puis-je faire pour me décider? Quelle décision prendre, comment savoir si c’est la meilleure pour moi ?

Je vous avoue m'être réveillée la tête dans les bras, jeune adulte, à plusieurs reprises au milieu de la nuit, dans des escaliers, sur un muret, au milieu de nulle part où je m'étais arrêtée pour réfléchir à ce que je voulais faire de ma vie. Et je m'en suis voulu de m'être assoupie en pleine interrogation. Ces réflexions avortées dans l'œuf m'ont juste conduite à m'humilier moi même, à me trouver trop nulle de ne pas trouver de solution. Et pourtant, on ne cessait de me dire qu'elles se trouvaient à l'intérieur de moi... Mais où bon Dieu?

Comment trouver la solution à l'intérieur de nous? Où creuser?

20 ans après, je ne comprends toujours pas pourquoi, moi qui suis intuitive, on me parlait de réfléchir aux solutions, sans m'expliquer comment faire pour les trouver à l'intérieur de moi.

Alors la seule solution que j'avais a l'époque était de cogiter, de tergiverser et de choisir entre toutes les solutions que j'arrivais à imaginer à mon niveau. Et Dieu sait que j'étais capable d'en trouver un paquet... Et maintenant je comprends a quel point c'était juste impossible et inapproprié...
Ce n'est pas le mental qui va trouver une quelconque solution valable et juste. Il n'est que dans l'inquiétude, dans le ressassement ou le regret du passé ou dans une attente sur le futur mais jamais dans une présence à l'instant. Il ne trouvera que des compromis, des alternatives, des solutions d'attente... Qui, en définitif ne nous conviennent pas à la longue...

Le corps, la clé pour trouver des solutions

C'est le corps notre messager.... Il sait mieux que notre tête ce qui est bon pour nous.
Vous entendrez monter de vos tripes toutes les réponses, lorsqu'il sera en paix.
Ce n'est que dans les moments de quiétude que vous allez entendre votre petite voix intérieure qui possède toutes les solutions. C'est magique.

Aujourd'hui, si j'ai un souci, je me pose, je respire. Je cherche le calme intérieur. Je m'arrête tant que je ne me sens pas calme à l'intérieur de mon corps.

"Je prendrai du temps quand j'aurai réglé mes problèmes"

Je vous entends dire que vous vous arrêterez un peu quand vous aurez réglé vos tracas... Sauf que pour vous en débarrasser, vous sollicitez votre cerveau... Et la tête nous en crée d'autres. Nous ne trouvons jamais les solutions avec notre mental. Ce ne sont que de vulgaires compromis, des solutions alternatives en attentant de trouver mieux, des excuses par peur de la difficulté, par manque de confiance en vous. Mais celles ci ne résonnent pas en nous.

Acceptez d'écouter votre corps quand il est fatigué et de dormir, de faire une pose quand vous stressez, de respirer quand vous n'avez plus d'air. De mettre votre estomac au calme quand vous avez trop mangé. Et peu à peu en respectant votre corps et son rythme, vous verrez qu'il vous délivrera ses messages qui ne pourront que résonner puisqu'ils viendront de votre profondeur.

Nous connaissons petits notre chemin d'âme

Nous savions tout déjà sur nous dans notre enfance. Mais au lieu de nous écouter, de suivre notre chemin, nous avons cherché à correspondre au modèle et aux normes qu'on nous imposait à travers l'"éducation". Cacher sa "fragilité", se couper des émotions, entrer dans la concurrence, être bien sous tous rapport, faire plaisir aux grands.... Tous ces comportements que nous avons adoptés pour nous faire accepter de notre tribu, nous ont éloignées de notre vraie nature. Nous ne nous souvenons plus de nos dons, de nos qualités, de nos côtés atypiques, de notre différence, de notre "autrement". Nous sommes formatés sur le même modèle que toute notre génération. Alors c'est difficile de trouver notre place puisque 1000, 10 000 ou 100 000 personnes nous ressemblent et ont fait les mêmes études que nous... Et se sentent autant dans l'ennui que nous. Et pourtant, nous avons un travail, une famille, un chien, un compte en banque, un crédit, une épargne... Tout pour être heureux quoi!
Mais à force d'être dans la tête, nous en avons oublié le corps et le cœur.
Du coup, notre petite voix intérieure qui sait tout sur nous, s'est tu. Extinction de voix... Comme en ce moment , je le vois chez bon nombre d'entre vous qui ont des toux, des maux de gorge, des chats dans la gorge, des petits rhumes qui ne passent pas...

Votre voix intérieure sait tout ce qui est bon pour vous. C'est tellement évident que ce sera naturel d'y venir si vous êtes rebranchés à ce corps qui a toute les réponses en lui... Alors si vous voulez trouver ces solutions en vous, prenez le temps de vous arrêter et de chouchouter votre corps. Et surtout arrêter de cogiter!

Prenez des vacances, reposez vous, cuisinez de bons petits plats. Partez à la campagne, faites du sport... Perdez du temps pour en gagner ensuite au lieu de tourner en rond et de répéter à l'infini les mêmes erreurs en vous lamentant...

Rebranchez-vous à vos sens pour retrouver le bon sens de votre vie.

La solution est en nous, mais où?

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2016-08-24T09:34:27+02:00

R comme Raison

Publié par Marie-Lore
R comme Raison

Souvent j’entends dire : “J’ai préféré choisir la voix de la raison” ou “La raison me pousse à choisir cette direction !”, et, moins couramment : “J’aurais dû écouter ma petite voix”

Nous suivons généralement la voix de la raison au lieu de faire confiance à notre petite voix intérieure. Nous nous détournons de notre intuition, au profit notre mental.

En même temps, je sens une confusion entre la “Voix” et la “petite voix” en nous.

On dirait que la première, venant de la raison, donc du cerveau qui analyse, résonne plus fortement dans notre tête, comme si elle possédait un timbre plus puissant que notre petite voix cristalline. En fait, elle repose sur des réflexions très poussées, renforcées par les conseils de l’extérieur ou par l’expérience passée (amis, livres, expériences, mémoires, thérapeutes...). Elle a donc plus de poids lors de nos prises de décision. Le cerveau cogite des heures sur une même question en élaborant divers scénarios. Quand l’un d’entre eux lui semble raisonnable et/ou quand il reçoit l’approbation de l’extérieur, il abdique. Ces hésitations et tergiversations peuvent durer longtemps et conduit à beaucoup d’hésitations et de ralentissements dans nos prises de responsabilités.

A contrario, la seconde, cette petite voix qui vient de l’intérieur, tombe sous le sens. Mais elle est bien timide. On la perçoit à l’improviste lors d’un moment de recul, de calme mental, d’oisiveté, de repos ou de créativité. Cette petite voix ne s’appuie sur aucune réflexion. Nous ne l’entendons pas avec des mots et des phrases bien construites et intelligentes, mais au travers d’un ressenti, de nos sens ou d’une perception qui résonne dans tout notre corps comme une

Souvent j’entends dire : “J’ai préféré choisir la voix de la raison” ou “La raison me pousse à choisir cette direction !”, et, moins couramment : “J’aurais dû écouter ma petite voix”

Nous suivons généralement la voix de la raison au lieu de faire confiance à notre petite voix intérieure. Nous nous détournons de notre intuition, au profit notre mental.

En même temps, je sens une confusion entre la “Voix” et la “petite voix” en nous.

On dirait que la première, venant de la raison, donc du cerveau qui analyse, résonne plus fortement dans notre tête, comme si elle possédait un timbre plus puissant que notre petite voix cristalline. En fait, elle repose sur des réflexions très poussées, renforcées par les conseils de l’extérieur ou par l’expérience passée (amis, livres, expériences, mémoires, thérapeutes...). Elle a donc plus de poids lors de nos prises de décision. Le cerveau cogite des heures sur une même question en élaborant divers scénarios. Quand l’un d’entre eux lui semble raisonnable et/ou quand il reçoit l’approbation de l’extérieur, il abdique. Ces hésitations et tergiversations peuvent durer longtemps et conduit à beaucoup d’hésitations et de ralentissements dans nos prises de responsabilités.

A contrario, la seconde, cette petite voix qui vient de l’intérieur, tombe sous le sens. Mais elle est bien timide. On la perçoit à l’improviste lors d’un moment de recul, de calme mental, d’oisiveté, de repos ou de créativité. Cette petite voix ne s’appuie sur aucune réflexion. Nous ne l’entendons pas avec des mots et des phrases bien construites et intelligentes, mais au travers d’un ressenti, de nos sens ou d’une perception qui résonne dans tout notre corps comme une

évidence. Cette petite voix nous met face à la réalité et aux responsabilités qui en découlent, pour nous aider à retrouver notre stabilité au milieu des événements qui s’annoncent. Quand elle contredit nos plans bien étudiés, nous ne voulons pas en entendre parler. Alors, nous réfléchissons de plus belle pour la couvrir définitivement.

Avec le temps, nous nous rendons compte qu’elle était l’écho de la sagesse. Si nous l’écoutions plus souvent, nous gagnerions du temps.

Pourquoi la plupart des gens préfèrent-ils faire confiance à leur mental plutôt qu’à leurs émotions et à leurs sens ? À leurs réflexions alambiquées plutôt qu’à des évidences élémentaires ? À leur cerveau plutôt qu’à leur corps ? À leurs sentiments plutôt qu’à leur instinct de survie ?

Les deux messagers de notre être

Nous sommes accompagnés par deux messagers pour survivre dans cette jungle et nous éviter de trop souffrir : le mental et le corps.

Le corps

Notre corps est relié à nos cinq sens et à nos émotions. Les émotions et les sens nous font ressentir des sensations de bien-être ou de malaise. Ils sont des indicateurs précieux de nos états intérieurs. Ils nous donnent la température de notre environnement. Ils nous avertissent des dangers venant de l’extérieur. Si, petits, nous ne sommes pas aidés à les préserver, une fois adultes nous serons plus ou moins coupés de leur ressource.

Les émotions et les sens sont nos meilleurs messagers intérieurs, juste avant une maladie, par exemple. Or nous ne prêtons pas attention aux indicateurs physiques que le corps met à notre disposition. Nous en sommes généralement coupés. On dirait même souvent que notre tête n’est pas reliée au reste de notre corps et ne peut donc en aucun cas bénéficier de ses alertes et de ses messages.

Et, pourtant, les sens nous font nous sentir vivants. Ils sont les liens avec le monde visible. Ils nous informent en temps réel sur le monde matériel qui nous entoure, à travers le filtre de notre légende personnelle. L’ouïe, la vue, le toucher, le goût et l’odorat nous aident à identifier le monde comme hostile ou familier. Nous couper de nos sens ou les anesthésier nous éloigne de notre capacité à percevoir le monde avec discernement. Ils font le pont entre le passé (nos mémoires et croyances) et notre perception du présent. Quand, petits, nous entendons ou voyons des choses qui nous gênent et qui perturbent notre équilibre, sans nous en rendre compte, nous finissons par amoindrir nos sens : nous portons des lunettes de vue, avons des acouphènes, n’aimons pas qu’on nous touche… pourtant, nos sens sont de bons atouts pour avoir du discernement et une juste perception du monde, lorsque nous sommes nos propres référents.

Nos émotions, elles, perçoivent l’invisible. Elles créent un lien entre le présent et le futur proche. Elles sont les gardiennes de notre survie. Notre corps les traduit en impulsions physiques, selon que nous nous sentons bien ou mal dans notre environnement. Elles nous conduisent ainsi à une action destinée à nous protéger de l’extérieur.

“J’ai peur, je vois le chien qui arrive en courant sur moi, je cours pour m’en éloigner.”

Elles font le pont entre le présent et le futur. Elles nous aident à appréhender les événements qui vont surgir dans un futur proche. Elles nous conditionnent à bouger.

Quand nous n’avons pas appris, enfants, à les gérer, agréables ou désagréables, elles nous bouleversent et nous font souffrir. Nous ne comprenons pas l’intérêt de ces forces invisibles si les grands ne nous encouragent pas à en tenir compte et à nous positionner en conséquence. Nous préférons très tôt nous en couper afin de ne pas être déstabilisés par la vie, quand nous avons peur d’agir ou manquons de confiance en nous. Nos émotions s’étouffent alors à l’intérieur de nous.

Le cerveau récupère nos perceptions du monde en analysant ce que nous ressentons à travers nos sens et nos émotions qui sont les réceptacles de notre petite voix intérieure. Il les traduit en sentiments reliés à la mémoire de notre passé ou à des appréhensions de notre futur non avéré. Et il s’active alors sans s’arrêter.

Le mental

Le mental agit en garde du corps. Il intervient dès notre plus jeune âge quand nous souffrons trop, quand les adultes n’ont pas été à la hauteur pour nous aider à gérer et à vivre nos émotions et à développer nos sens. Alors, c’est le mental qui a cherché à nous donner un semblant d’équilibre. Il est devenu le porte-parole de la raison. Il vient nous aider à contrôler nos bouleversements et à nous faire nous sentir stables. Depuis notre plus tendre enfance, il a été notre réflexe de survie au milieu des grands. Il nous débranche du corps, donc de nos émotions et de nos sens. Il diminue notre souffrance psychologique. Il nous empêche malheureusement aussi, quand nous grandissons, de pouvoir agir dans le présent et de vivre l’instant présent en étant créateurs de notre vie. Nous savons plus ou moins bien gérer notre vie mais nous ne ressentons plus grand-chose, agissons comme des robots et supportons tout sans agir pour notre bien-être.

Plus nous tergiversons et hésitons, moins nous sommes reliés à nos états intérieurs et plus nous avons besoin de l’extérieur pour nous rassurer. Nos réponses, nous les cherchons à l’extérieur de nous- mêmes quand nous sommes branchés sur le mental. La raison nous aide à atténuer les émotions qui surgissent. On ne nous a pas appris, petits, à les gérer. On nous a demandé d’en faire abstraction dans notre quotidien par des phrases assassines :

“Arrête de pleurer, tu es un grand maintenant.”

“Ne ris pas aussi fort, qu’est-ce que les autres vont penser.” “Tiens-toi tranquille.”

“Ne fais pas de vagues.” “Tais-toi et pardonne.”

“Oublie ce que tu as vu. Ne le répète à personne.” “Si tu pleures, je t’en colle une.”

“Fais moins de bruit, tu vas déranger les autres.” “Arrête de te plaindre, on dirait une mauviette.”

“Tu n’as pas fini de te lamenter, tu n’es pas le (la) seule à souffrir”...

Du coup, en grandissant, nous avons envie de nous montrer forts afin d’être aimés et acceptés. Nous sommes programmés, depuis l’enfance, pour être équilibrés quoi qu’il arrive. Nous ne voulons (et ne pouvons) pas paraître fragiles. Les êtres sensibles sont faibles pour la société bien pensante. Nous refusons de rester longtemps sous le coup de l’émotion. Nous ne montrons pas notre unicité, notre puissance. Notre raison prend le dessus alors systématiquement et nous explique le savoir-faire en société, le bien-penser nécessaire pour passer incognito et paraître quelqu’un de normal.

Nous lissons et faisons abstraction de ce qui nous titille jour après jour. Nous ignorons les alertes de notre corps et nous branchons sur notre mental qui, en tergiversant sur le passé ou le futur, nous éloigne le plus possible de l’instant présent et de ce qui nous bouleverse. Ainsi avons-nous l’impression d’être forts et invincibles, adultes, alors que, enfants, nos états émotionnels nous rendaient impuissants face au monde qui nous entourait.

Notre cerveau, devant des événements similaires qu’il repère immédiatement, lance ses programmes sur un mode répétition, quoi qu’il arrive, jusqu’à la mort, tant que nous ne remettons pas en question son fonctionnement. Ainsi croyons-nous pouvoir nous accommoder dans ce monde de brutes. Nous sommes simplement programmés comme des ordinateurs et pouvons tout accepter les yeux fermés. Au bout du compte, notre raison trouve toutes les raisons de ne pas agir pour notre bien-être et de rester immobiles au milieu de ce monde fictif.

Dès lors, si une émotion vient nous frapper, nous utilisons notre raison immédiatement. Nous nous agitons au lieu de nous poser. Et nous nous éloignons de la sensation ressentie. Notre intuition a été tuée dans l’œuf.

Nous nous coupons ainsi de nos responsabilités. Nous devenons les pantins de l’invisible et les victimes apeurées des événements. Mais, anesthésiés depuis la petite enfance, nous nous en moquons. Nous pouvons le supporter longtemps, tant que nous ne revenons pas à notre corps. Nous sommes simplement éloignés de notre vérité pour un temps et sommes incapables de mener des actions justes pour nous.

Notre raison fait appel à notre mental, à notre cerveau et nous coupe de nos émotions. La raison se met en route au quart de tour au moment où nous risquons d’être chahutés par les événements. Elle rassure, elle rationalise. Elle nous fait nous sentir normaux et acceptables par la société. Elle lisse nos émotions et nous maintient dans une zone de sécurité que nous connaissons par cœur et maîtrisons depuis l’enfance. Elle noie le poisson dans une mer agitée et trouble. Elle coupe les connections au corps. Elle nous fait nous sentir comme “monsieur ou madame Tout le monde”. Ainsi ne risquons-nous pas d’être mal jugés et montrés du doigt.

L’intuition se vit dans un état de calme, de paix intérieure, de repos. Elle demande à notre corps un état de confiance pour venir se lover. Cette petite voix intérieure résonne comme la voix de la sagesse quand nous sommes posés. Quand nous écoutons alors notre petite voix, c’est juste indiscutable. Seulement, elle nous demande souvent de nous dépasser, de prendre nos responsabilités pour évoluer, pour contrer la difficulté.

Et là, le bât blesse. Nous allons devoir sortir de notre zone de confort et aller vers l’inconnu.

Allons-nous être aussi forts durant cette nouvelle étape ? Allons- nous supporter la désapprobation des autres ?

Pas facile de suivre sa petite voix, nous devons sortir des sentiers battus et faire confiance à l’invisible. Nous devons avoir la foi, être branchés sur le cœur et non sur le profit et la compétition. Un véritable exploit dans ce monde aseptisé où priment le visible et le matériel et où l’intellect est la panacée pour dominer son prochain et se montrer le plus fort.

Un secret pour décrypter quelle voix s’adresse à nous ?

La raison se manifeste très vite, suite à une intuition, et non l’inverse… Elle transforme nos émotions en sentiments qui leur ressemblent à s’y méprendre. Ces sentiments nous éloignent de l’action à mener et nous entraînent dans une réflexion intense, dans notre zone de confort, dans les problèmes que nous connaissons bien et avec lesquels nous avons appris à cohabiter. Nous ne bougeons plus mais sommes moins déstabilisés, en tous cas en apparence, et pour un temps donné, jusqu’à ce que le corps ne supporte plus ce trop-plein de faux semblants et d’émotions.

Notre petite voix ne se trompe jamais et nous conduit indubitablement vers notre essence, vers le cœur de notre être.

Alors, si vous avez envie de vous relier à votre intuition pour vous approcher de votre vérité et entendre votre petite voix intérieure plutôt que votre raison, si vous avez envie de prendre votre place, prenez le temps de vous poser et faites du bien à votre corps. Il est le porte-parole de votre petite voix !

Mais, attention, vous ne pourrez plus être victimes de la vie : reliés à l’invisible, vous n’ignorerez plus jamais ce qui se trame derrière le voile…

R comme Raison

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2016-07-25T19:49:41+02:00

L'entraide, la solution pour être heureux

Publié par Marie-Lore

12 minutes de bon sens...

Depuis mai 2016 mes sites ont été paralysés parce que piratés. Vous avez été nombreux à me le signaler et à être peinés de ne plus recevoir de messages. Et bien pendant ce temps je me réunissais avec des amis pour travailler sur un gros projets qui pourrait voir le jour en 2017 si Dieu veut...

Et en fait nous avons pris 4 jours de vacances ensemble, 4 jours d'une richesse, d'une profondeur, d'une légèreté, 4 jours de rigolades, de balades, avec du temps pour se rencontrer les uns les autres, pour écouter les hasards et les suivre la fleur au vent...

Pendant ce temps, sur ma page facebook, une personne chère à mon cœur m'a envoyé cette vidéo qui est d'une belle sagesse, qui raisonne tellement de vérité dans mon cœur que je voulais à mon tour, la partager avec vous.

Ensemble, nous sommes plus forts et dès que nous lâchons la compétition et sommes dans l'entraide.

Nous sommes heureux et trouvons notre place juste dans ce monde. Nous mettons du sens dans notre vie.

Alors.... 12 minutes de bon sens pour passer un bon week-end et appeler les gens qu'on aime... :o)

Merci de votre présence et soutien :o)

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2016-06-01T19:29:43+02:00

Un don est précieux

Publié par Marie-Lore
Un don est précieux

Beaucoup se demande ce qu’est l’intuition, la voyance, la petite voix, d’où viennent les rêves prémonitoires… Et surtout comment fait-on pour vivre avec tout « cela » au quotidien…

Imaginez quand vous devez vous coucher le soir et que vous appréhendez de faire des cauchemars sur des évènements qui ne se sont pas encore passés et qui risquent de se réaliser dans un futur proche ou lointain… Comment vit-on avec ces informations que nous ne sollicitons pas mais qui viennent s’installer dans nos pensées malgré nous?

J'ai eu beaucoup difficultés adolescente à assumer ce don de voyance. Soit j'étais l'oiseau de mauvaise augure, soit la mauvaise copine qui n'avait pas prévenue que Pierre allait plaquer sa chérie pour une autre, soit je passais pour la mauvaise fille dans mon entourage familial bien formaté... Il y a 20 ans, personne ne voulait entendre parler de ce don. Il était préférable de faire fonctionner son mental plutôt que son intuition… Alors je vivais avec ce secret sans pouvoir trop en parler autour de moi. C’était très lourd à porter.

Quand j'ai commencé ce métier de messagère il y a 18 ans, j'avais 27 ans à peine et j'en paraissais 20. J'étais une extraterrestre dans la profession parce que je considérais, malgré ce don de lire l'avenir, que rien n’était figé... Que nous avions le pouvoir, grâce à la conscience, de changer notre avenir. Il fallait juste décider d'écrire sa vie sur une page blanche et considérer qu’aujourd’hui était le premier jour du reste de notre vie… Et pour ce faire, nous devions tourner la page sur le passé, bien ranger ces livres anciens et passer à autre chose en étant confiant dans sa capacité à choisir sa voie, et à trouver son chemin de vie...

Vous êtes nombreux

à posséder ce don...

En 2005, quand j'ai commencé à communiquer sur un blog www.feeminine.over-blog.com, j’ai lu des dizaines de commentaires de lecteurs qui avouaient avoir une intuition très forte et des capacités extrasensorielles … Mais qu’ils ne savaient pas s’en servir et surtout ne savaient pas quoi en faire... Cela tombait pile poile avec l’avertissement que je recevais sur ce don… Alors j’ai commencé véritablement à échanger sur les blogs en parlant de ma vie pour montrer à quel point, avec une ouverture de conscience, un travail sur soi, ces dons étaient essentiels pour aider au basculement de ce monde. L’Univers me dit depuis plus de 25 ans, qu’il est vital d’y venir pour accompagner les autres à trouver leur voie et surtout pour sortir de l'enfermement, du mal-être et de « la crise »dans laquelle la société nous jette inévitablement si nous n'agissons pas contre cela. Ma voyance permet de desceller les influences lointaines qui dictent notre vie à notre insu.

Je regarde le milieu ésotérique et spirituel évoluer depuis 20 ans et je suis étonnée de la tournure que prennent les événements dans différents plans.

Au lieu d’utiliser ces dons et cette empathie pour aider les autres à changer ou à se remettre en question, on en a un fait un commerce florissant. On vend du bonheur sur papier glacé…

Le bonheur sur papier glacé

"La spiritualité est devenu populaire" me direz-vous alors qu’il y a 15 ans encore, personne n’osait aller se faire masser… Aujourd’hui on va voir un bio énergéticien, un astrologue, un kinésiologue ou un naturopathe comme on allait consulter son médecin jadis…

Malheureusement il n’est pas question de remise en question, de comprendre son manque de confiance en soi ou d’observer les racines de son mal être… Il suffit de se mettre en tailleur, de méditer, de penser positif pour espérer voir sa vie changer. Il suffit d’y croire et d’accrocher dans son salon les 10 souhaits que nous souhaitons voir se réaliser pour qu’ils voient le jour… ET combien abandonnent au bout de quelques semaines ou mois ces idées magiques ? Combien ont véritablement des résolutions et des changements de vie qui les rendent heureux sans travail de fond sur des années ?

Je reste dubitative face à cette mode du bien-être quant au résultat après 18 ans d’expérience à vos cotés… Nous avons une réelle difficulté à sortir des allégeances familiales, des habitudes inscrites dans notre quotidien depuis notre enfance parfois. Nous répétons machinalement comme des robots les schémas familiaux même lorsque nous avons compris qu’ils ne nous correspondaient pas… La peur de l’inconnu nous empêche de choisir une autre vie, de nous lancer dans une nouvelle aventure… Personne n’ose parler de cette difficulté à faire la pirouette entre notre vie d’avant et celle de demain… En ont-ils vraiment fait l’expérience ou sont-ils sous le feu de la nouveauté?

Des personnes ayant vécu plusieurs burnout se forme en coaching pour conseiller les autres de quitter leur travail pour trouver leur voie… Sans avoir eux-mêmes trouvé la leur qui les amènerait au bonheur… Alors ils font formation sur formation pour trouver le graal: la solution pour attirer les clients, l’attention sur les médias pour finir en fin de compte à payer de la pub sur tous les supports que nous proposent les nouveaux moyens de communication alternatifs…

Maintenant je suis démarchée par des radios pour faire des émissions « payante »… Je n’en suis pas revenue encore… Pour passer sur une radio vous payez votre émission… Avant les journalistes faisaient un travail objectif… Et maintenant ils sont devenus de vulgaires commerciaux qui vendent des heures de passage sur leur antenne pour faire connaître un « thérapeute »…

Responsabiliser,

partager

et transmettre

Le bouche à oreille continue et reste le meilleur moyen de savoir qui allait consulter et pourquoi, parce qu’il se base sur l’expérience, la responsabilisation, le partage et la transmission. De vrais outils pour grandir et se prendre en main en étant accompagné par une personne qui a fait ses preuves depuis des années. Vous reconnaissez celui qui est passionnée par son don et sa mission. Il n’en fait pas un commerce prospère. Il ne vit pas dans un grand cabinet luxurieux sur les Champs Elysées et ne fait pas des tournées mondiales de conférences devant 2000 personnes, en publicité préalable sur votre facebook et en dédicaçant ses dizaines de livres...

Vous rencontrerez un être humain qui s’est responsabilisé vis-à-vis de l’Univers et qui sait que ce métier n’est pas fait pour recevoir la gloire et les millions pour bâtir son château et se payer du personnel pour les petites tâches ingrates du quotidien…

« Il est temps de rallumer les étoiles. »

Guillaume Apollinaire

Ecouter son intuition, suivre son don et en faire profiter les autres est un vrai chemin de croix où la gloire n’est pas au rendez-vous et l’humilité nourrit le cœur des hommes. La compassion nous envahit et le bonheur devient très simple. Il consiste à être heureux tous les matins en se réveillant et en se sentant à sa place, en refusant d'être malheureux trop longtemps, à accepter de vivre ses émotions sans dramatiser, sans être pessimiste ou râleur. Nous redevenons des humains avec le cœur sur la main, avec de la douceur et de la bienveillance pour ce monde, en commençant par tapisser le nôtre de douceur et de poussière d’étoiles.

Si vous êtes intuitifs, reconnectez-vous à votre cœur et à celui des autres. Vous constaterez que vendre du bonheur et de la facilité aux autres pour qu’ils soient heureux, n’existe pas dans cette réalité là.

Grandir et c’est choisir d’être heureux dans ce monde, c’est se dépasser, c’est traverser ses peurs, c’est s’émanciper de ses dépendances, c’est compter sur soi, c’est prendre le temps de trouver et avoir confiance en ses dons, c’est prendre sa place et se sentir utile…

Mais avant de prendre de la hauteur... Le chemin est long et périlleux... Mais tellement enrichissant. Alors entourez-vous de vrais humains qui vivent tout cela, pas de marchants de rêve... Et vous serez fiers de vous retourner sur votre chemin pour voir l'étendu de votre travail... Et la distance qui s'élargit entre le malheur et le bonheur...

Et vous vous remercierez chaque jour et vous n'aurez plus peur de marcher vers l'inconnu...

Un don est précieux

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